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’Chinuch’ = Jewish religious education French version

Chinuch’= Éducation religieuse des enfants et des jeunes Juifs


לִשְׁמר וְלַעֲשות. לִלְמד וּלְלַמֵּד


Le Professeur Rabbin Ahron Daum enseignant la pratique du Judaïsme à ses étudiants Juifs dans les écoles publiques. Il leur montre comment sonner le « Shofar » et la manière de secouer le « Lulav ».



« Chinuch » = Éducation religieuse des enfants


Incluant: Programme de préparation au “Giyur” pour les enfants entre 3 et 18 ans

  1. Définition de ‘Chinuch’:

Le Festival de « Chanukkah » a probablement introduit le mot «Chinuch » dans le Judaïsme. Cela signifie « présenter le Judaïsme à l’enfant » et se consacrer avec lui à l'exercice des «Mitsvots». Les parents, la mère et le père, sont les personnes les plus importantes dans l'éducation religieuse Juive de l'enfant. Le devoir d'éducation religieuse commence déjà pendant la période de la grossesse. L’enfant est en développement et nous devons influencer ce processus en évitant les vilains mots, en évitant de crier ou d’écouter de la mauvaise musique, etc, Au contraire, il faut que règne une atmosphère calme, paisible et harmonieuse. Dès sa naissance, l'enfant commence par la «cacheroute» en étant nourri avec du lait maternel ou du lait maternisé casher.



Le Midrach relate que lorsque le Peuple Juif se tenait au Mont Sinaï pour recevoir la Torah, ils ont été invités par D-ieu à garantir qu'ils observeraient la Torah dans le futur. La seule sécurité que Dieu était disposé à accepter, conclut le Midrash, était les enfants du Peuple Juif. Cela souligne l'importance écrasante du «Chinuch».

Le devoir de former les enfants au respect des «Mitzvot » est rabbinique par nature. Les parents ont l’obligation rabbinique de s'assurer que leurs enfants observent la Torah, de sorte qu'ils soient habitués à le faire quand ils atteignent l'âge adulte.

Il n'y a pas de période définie au cours de laquelle le devoir de former un enfant à observer les «Mitsvot» commence. En moyenne, les enfants qui ont atteint l'âge de cinq ou six ans sont assez âgés pour comprendre et exécuter les « Mitsvot ASE» (commandements positifs). L'obligation des parents dépendra cependant toujours du respect spécifique et des capacités intellectuelles de l'enfant concerné.

En général, le niveau requis concernant les « Mitsvot lo Ta'asseh » (interdictions = commandements négatifs) sera atteint plus tôt. Il est surtout nécessaire que l'enfant soit en mesure de comprendre qu'un acte est mauvais. En plus de veiller à ce que leurs enfants observent les «Mitsvot», les parents doivent enseigner à leurs enfants les comportements religieux appropriés et les bons traits de caractère. Cette formation devrait commencer dès le plus jeune âge.

Le Talmud affirme que les parents ne devraient jamais promettre quelque chose à un enfant et ne pas respecter leurs promesses, car cela ne ferait qu'encourager l'enfant à mentir plus tard dans la vie. L’apprentissage d’une vie éthique doit commencer dès l'enfance.


Voeux:


La Torah ne favorise pas les vœux ou les serments.

Normalement, les enfants sous l'âge de la Bar- ou Bat -Mitzvah ne sont pas personnellement tenus de respecter les « Mitsvot ». Les vœux sont une exception à cette règle: à un an de l'âge adulte, 12 ans pour les garçons et 11 ans pour les filles, sous certaines conditions, les enfants sont personnellement tenus d'honorer les promesses qu'ils ont faites, tout comme les adultes. Les parents doivent faire comprendre à leurs enfants le caractère contraignant des vœux ou des serments.



  1. Cacheroute: les enfants doivent connaître les différentes lois, telles que:

le temps d'attente entre la consommation de viande et de lait, les «brachot » correctes avant et également après «le plaisir du repas» (« Berachot Acharonot », « Birkat Hamazon» et «Boré Nefashot») et la base de de la Cacheroute:

la séparation entre le lait et la viande:


La Torah interdit la consommation de ces deux aliments uniquement lorsqu’ils sont cuits ensembles. Il est interdit, par décret rabbinique, de manger de la viande et du lait dans tout type de combinaison. En outre, ils interdisent la consommation de lait après avoir mangé de la viande, même si les deux sont consommés séparément. Il y a un débat quant à combien de temps doit s'écouler entre la consommation de viande et de lait : Rabbi Yossef Karo (1488-1575) décrit, dans le codex « Choul'han Aroukh », qu’un délai de six heures est nécessaire. La pratique Ashkénaze, dans certaines communautés juives d'Europe occidentale est d'attendre trois heures (Allemagne, Belgique et quelques autres pays européens). La pratique néerlandaise est d’attendre seulement une heure, ce qui est unique dans le Judaïsme des fidèles à la Torah et est peu pratiqué, même aux Pays-Bas.

La meilleure solution pour les parents est d'attendre au moins une heure avant de donner du lait à leur enfant après la viande. C'est également le cas pour les adultes gravement malades. Quand c’est dans l'intérêt de l'enfant et que l'enfant est très jeune (moins d’un an), les parents peuvent enfreindre cette loi rabbinique et donner du lait dans l’heure qui suit la consommation de viande. A partir de l'âge de la maternelle, les parents doivent leur apprendre à attendre respectivement six et trois heures.

Qu'est-ce que la viande cachère?

A propos de la viande casher, nous devons apprendre à un enfant les étapes suivantes :

  1. Les espèces d’animaux cashers, les mammifères et les oiseaux,

  2. Le procès de « Shechita » dans les grandes lignes,

  3. L’enlèvement du «Chelev » (graisses interdites) (« nikkur »),

  4. Le processus de « cachérisation », l'enlèvement du reste du sang par salage ou grillade,

  5. La certification casher et l'identification («fil à plomb», papier d'emballage avec le logo et le certificat de cacheroute du Rabbinat / Beth Din,

  6. La différence entre les fromages à pâtes molles et dures.

Après avoir mangé un fromage à pâte molle, comme du fromage cottage, du beurre, du lait ou du yaourt, il n'est pas nécessaire d'attendre avant de manger de la viande. Mais après le « Birkat Hamazon» ou après « Bracha Achrona », il faut se nettoyer la bouche par un rinçage ou boire de l'eau et mâcher un morceau de pain et, après une courte pause, après s’être lavé les mains, on est autorisé à manger de la viande.



« Chalav Akum » est le lait d'un animal casher comme la vache, la brebis ou la chèvre, qui est traité sans supervision rabbinique. Auparavant, il y avait de sérieuses possibilités que les non- Juifs mélangent le lait d'un animal casher avec le lait d'un animal non - casher, comme le chameau, le cheval ou l’âne. Par conséquent, les rabbins ont rendu obligatoire le fait de boire du lait traité sous supervision rabbinique, appelé « Chalav Yisrael ».

A propos du « Chalav Yisrael » (lorsque la traite est effectuée sous la supervision rabbinique d'un « mashgia'h » ou quand le lait provient d'un fermier juif), Rav Moshe Feinstein (1895-1986) a dit: dans les endroits où il n'y a pas de possibilité d'obtenir du «Chalav Yisrael », on peut consommer du « Chalav Akum » (à l'exception de Pessah, en raison des « hamets »). Pour le contrôle gouvernemental, en vertu de ces circonstances extraordinaires, il est indiqué que dans les endroits où le « Chalav Yisrael » peut être obtenu, même si il est plus cher, les mères qui donnent du lait «Chalav Yisrael » seront couronnées de succès dans l'éducation religieuse de leurs enfants, qui seront ainsi de fiers fils et filles d'Israël.


Qu’est-ce qui est « Parveh » ?

Pourquoi est-il important, dans le cadre de la consommation de vin ou de jus de raisin (y compris le champagne), que celui-ci soit produit sous surveillance rabbinique ? Cela s'applique à la consommation de vin pour les gourmets ou à des fins sacramentelles. (Nommez deux raisons!)

Quelle est la « Mitsva » de la séparation de la « Challa » (vous devez connaître la raison, la quantité de pâte, ce que nous faisons avec la pièce séparée et pourquoi ne pas la donner à un Kohen ?

La connaissance de « Eruv tavchiline » est attendue des enfants au-dessus de l'âge de dix ans :

Durant un « Yom Tov », on n'est pas autorisé à travailler, mais concernant la « nourriture pour l'âme » (« Ochel Nefesh »), la Torah est moins stricte par rapport à Shabbat. Lors d’un « Yom Tov », on est autorisé à préparer la nourriture pour « Yom Tov » lui-même, à condition que cela soit fait à partir d'une source de feu existant.


Lorsque le lendemain d’un Yom Tov est un Shabbat (dans le cas où Yom Tov tombe un jeudi ou vendredi), il est permis de cuisiner aussi pour le lendemain de Yom Tov (Shabbat) sous la condition d'avoir fait le « Erev Yom Tov » (mercredi) un« Erouv Tavchiline ": ce qui signifie : pour établir un lien entre la cuisine avant et la cuisine le jour de Yom Tov. Le « Erev Yom Tov », on allume une bougie qui brûle 72 heures, on prend un « Matze » et un œuf dur (symbole de la pâtisserie et de la cuisine), on dit une « bracha », on déclare l'allocation de « Eruv Tavchiline » et on le met de côté pour Shabbat comme le « Lechem Mishn » (double pain de Shabbat). Donc, en fait : si l'on commence la préparation de la nourriture pour Shabbat avant un « Yom Tov », on peut continuer à la préparer le jour de Yom Tov.

Pourquoi devons-nous " touwelen " (immerser) les nouveaux ustensiles produits par des non- Juifs dans un Mikvé, avant de les utiliser pour préparer ou manger/boire des aliments ?

Que faut-il vérifier lors de la préparation des salades ?

Et comment pouvons-nous vérifions les salades ou les légumes?


  1. Prières pour les enfants:

Nous recommandons le «Sidour pour enfants de ArtScroll», par Shmuel Blitz et illustré par Tova Katz.

ISBN numéro 10:1-57819-564-0 ou ISBN 13:978-1-57819-564-0.


Ce « Sidour » est idéal pour apprendre aux enfants à lire des prières et il est certainement suffisant pour les enfants fidèles à la Torah.


Les prières suivantes doivent être maîtrisées par les enfants:

«Shacharit » en semaine et le jour du shabbat:

«Birkot HaShachar »

«Shema» complet (première section à connaître de préférence par cœur)

«Shemone Esreh » en semaine et le jour du shabbat - complet

«Aleinu »- complet

«Birkat HaMazon » complet (première section à connaître de préférence par cœur)

Bénédiction avant et après les repas dans l'éducation des jeunes enfants:

Les filles et les garçons doivent être éduqués pour répondre à ces exigences. Aussi, quand l'adulte ne va pas manger, il/elle est autorisé(e) à faire des bénédictions en utilisant le nom complet de D-ieu et sa royauté quand ils le font pour apprendre à l'enfant à dire les « berachot » correctement.

Le texte « Birkat Hamazon» devrait être augmenté progressivement jusqu'à ce qu'ils l’apprennent intégralement.

Il y a des opinions différentes quant à savoir si oui ou non on peut compter un garçon mineur dans les trois hommes sur dix nécessaires pour un «zimoun » (invitation à la « Birkat Hamazon » pour bénir en public).


Prières


Le « Choul'han Aroukh » recommande d’enseigner le « Shema » aux garçons d'environ six ou sept ans. Les femmes sont invitées à dire le début du « Shema » comme un signe qu’elles acceptent personnellement la souveraineté de D-ieu dans leur vie.

Les garçons sont obligés de dire la prière du « Shemoneh Esreh » trois fois par jour à partir de l’école primaire. En ce qui concerne les filles, il y a des opinions différentes. Maïmonide (1135-1204) dit que les femmes ne sont tenues de réciter une prière, en quelque sorte, qu’une fois par jour; Maïmonide dit qu'elles ont la même obligation que les hommes. Le « Choul'han Aroukh » est en conformité avec Maïmonide, Rabbi Avraham Gombiner (1635-1682) auteur de l'ouvrage halakhique « Maguen Avraham » conseille que les filles disent « Shemoneh Esreh » au moins pour le « Shacharit » et le « Minchah », à partir de l'âge de l'école primaire.

Concernant « Pesukai De'Zimra » (une sélection de psaumes que nous disons dans la prière de Shacharit), il existe différentes opinions et la bonne attitude doit être en conformité avec l'âge mental et les capacités du garçon ou de la fille.




Environ six mois avant la Bar Mitzvah, la coutume Séfarade est qu’un garçon devrait être prêt pour la pose des «Tefillins» (voir également la section: « Tefillins »).

La coutume Ashkénaze est que c’est seulement un mois avant la « Bar Mitzvah » que le « Bar Mitzvah » apprend à mettre les « Tefillins».





  1. Shabbat:


Les préparatifs pour Shabbat sont aussi importants que le Shabbat lui-même: la cuisine, le ménage avant Shabbat,… Un enfant peut nettoyer sa propre chambre, préparer une belle table, prendre un bain, passer des vêtements de semaine aux vêtements festifs de Shabbat,…

La Mitsva de « Chinuch »s'applique avec une attention particulière à l'observation du Shabbat puisque le Shabbat est un signe de l'alliance entre D-ieu et le Peuple Juif. C'est un Jour Saint.


Préparations pour Shabbat:

Il faut se préparer pour Shabbat comme pour l'arrivée d'un invité d'honneur, comme une reine ou une épouse (le mot Shabbat, en hébreu, est du genre féminin).


Le «Choul'han Aroukh » stipule que c'est une Mitsva de se laver le corps et les cheveux et de se couper les ongles. Les parents sont tenus de préparer les garçons et les filles de cette manière le vendredi, «Erev Shabbat», à partir de l'âge auquel l'enfant peut comprendre que Shabbat est un jour spécial. Changer de vêtements devrait également être fait le vendredi, avant que Shabbat ne commence, même si ils n'accompagnent pas leur père à la synagogue le soir de Shabbat.


L’allumage des bougies: (connaître la “bracha” par cœur).



Cette Mitzvah rabbinique a été instituée pour promouvoir la paix et l'harmonie dans la maison le jour du Shabbat. Ce n'est pas une obligation personnelle, mais une obligation pour chaque maison juive. La préférence pour l’allumage des bougies est donnée aux femmes. Quand la maîtresse de maison est absente, une fille adulte après Bat Mitzvah remplit cette Mitzvah et s'il n'y a que des petits enfants, c’est le mari s'acquitte de cette Mitzvah. Bien qu'il n'y ait pas d'obligation pour les filles avant le mariage, elles restent à la maison pour allumer les bougies et les bénir aux côtés de leur mère, c’est une coutume assez répandue de nos jours, en particulier avec le mouvement Chabad, mais aussi d'autres qui ont rejoint en partie cette coutume.

Chanter « Shalom Aleichem » (chanson de bienvenue pour le Ministère des anges de paix qui nous accompagnent de la synagogue à la table du Shabbat) et les « Zemirot » (chants religieux en l'honneur de Shabbat), en particulier « Eshet Chayil » (un chant de louange, écrit par le roi Salomon, en l'honneur des nombreuses contributions de l'épouse juive à la célébration du Shabbat), font partie des Mitsvot positives (« Mitsvot Ta'asse »).

Kiddouch (déclaration festive que Shabbat est un jour spécial, un Jour Sacré) :

Réciter le Kiddouch la nuit de Shabbat est une obligation personnelle de la Torah pour chaque Juif adulte (hommes et femmes). La coutume qui prévaut est que chaque homme dans la famille récite ses Kiddouch individuels, les femmes et les enfants remplissant leur obligation personnelle en l'écoutant. Les parents ne sont pas tenus d'habituer leurs garçons ou des filles mineures à réciter leur propre Kiddouch, puisque «Chinuch » est rabbinique en soi. Pour les femmes veuves ou divorcées: un garçon en dessous l'âge adulte religieux (en dessous de treize ans) ne peut pas libérer un adulte d'une obligation de la Torah. Cette décision est la même en ce qui concerne la récitation de la Havdalah (voir ci-dessous).


Repas de Shabbat:


Chacun des trois repas durant le Shabbat (« Shalosh Seudot ») commence par «Lechem Mishné », deux pains entiers de challot, couverts, sur ??lesquels la bénédiction de« Hamotzi » est récitée. Ceci s'applique à la fois aux hommes et aux femmes. Le vendredi soir, c’est le chef de famille qui fait cela, et toutes les personnes présentes disent « Amen » ou font leur propre bénédiction sur une part de challah. Les enfants doivent être habitués à cette obligation dès qu'ils sont assez matures pour comprendre.

Le Kiddouch du repas de midi du Shabbat est une obligation rabbinique. Les parents doivent veiller à ce que leurs enfants entendent la récitation de ce Kiddouch. Les enfants ne sont pas limités, comme les adultes le sont, de manger avant ce Kiddouch, car ils ont besoin de nourriture pour leur santé et leur processus de croissance, mais ils ne devraient pas manger de challah.


«Havdalah»:

L'obligation d'entendre ou de dire «Havdalah» s'applique à tous les hommes juifs. Les femmes sont tenues d'entendre «Havdalah». Donc, les parents doivent s'assurer que leurs enfants (garçons et filles) entendent «Havdalah » à la fin du Shabbat quand ils sont assez matures pour comprendre.


Les travaux interdits et les enfants: les travaux interdits à Shabbat sont ceux qui concernent les activités créatives: tout ce qui était nécessaire pour la construction et pour la prise de la « Michkan » (Tabernacle) est interdit le jour du Shabbat. Il y a 39 catégories d’activités principales interdites le Shabbat : 39 « Avot Melachot ». Par exemple : la cuisson, la sélection, le labourage, la plantation, la récolte, faire du feu, éteindre le feu, la construction, l'écriture, le broyage, le transport,...

Tous les travaux principaux interdits le Shabbat sont, par définition, caractérisés par les trois éléments suivants:

1. Travail créatif

2. Travail de la pensée créative

3. Compétence

La catégorie de second degré interdit à Shabbat, « mélakhot » est appelé « Toladot » (activités liées à la « Av melacha » principale). Par exemple: balayer avec une brosse solide, arroser des fleurs, cueillir des fleurs, utiliser de l'électricité ou des outils avec des piles, comme par exemple les ordinateurs, téléphones, voitures, ouvrir et fermer un parapluie,…


« Muktzeh » (interdictions rabbiniques pour s'assurer que Shabbat n'est pas violé en utilisant des éléments interdits). Le mot «muktzeh », signifie « mettre dans le coin ou mettre de côté ».

Des exemples de « muktzeh » (étant mis de côté afin de ne pas violer le Shabbat) sont: les fleurs, bougies, le shofar, les Tefillins, le loulav, les téléphones ou ordinateurs portables, stylos, télécommandes, etc


Les parents ont l’interdiction de provoquer de manière active, un enfant à violer Shabbat ; cette interdiction commence à un jeune âge. Quand un enfant agit pour son propre bénéfice, il peut être autorisé, mais doit être découragé.


Porter des « articles – multzeh » le Shabbat:

Bien que ce soit une interdiction rabbinique, la même chose est valable pour le transfert du domaine privé vers le domaine public ou vice versa, à Shabbat s'il n'y a pas d’ « érouv » dans le quartier juif. Beaucoup permettent à un enfant de porter un Sidour à Shabbat s'il n'y a pas d’ « érouv », mais seulement quand c’est dans le propre intérêt de l'enfant.


Jeux et jouets :

Les choses qui sont « muktzeh » ne sont pas données aux enfants pour jouer à Shabbat, à moins qu’elles ne soient utilisées en permanence comme des jouets avant le début du Shabbat (comme des jeux de pierres ou de cannes, un bac à sable avec uniquement du sable fin et sans eau). Dans ce cas, ils peuvent être déplacés par n'importe qui, même un adulte. Jouer avec un ballon à l'intérieur de la maison ou dans une zone pavée est autorisé, mais sans roulement de pied à l'extérieur car cela peut faire des trous.

Les vélos sont « muktzeh » (car transport) mais les tricycles sont autorisés dans la maison.

Les blocs de construction Lego (ou Duplo) sont autorisés.

On peut considérer le Monopoly comme admissible, ainsi que les jeux de société, à moins que la pratique normale consiste à noter les score par écrit (même quand on n’enregistre pas les scores). Le Scrabble est également autorisé (quand, normalement, aucun score n’est enregistré) puisque les lettres ne sont pas placées dans un cadre environnant qui les fixe ensemble (ce serait alors considéré comme de l'écriture). Les puzzles avec des lettres sont interdits (= assemblage).


Ne pas escalader ou monter aux arbres ou échelles (à nouveau: les enfants ne doivent être arrêtés par leurs parents en-dessus de l'âge de la compréhension); sauter et courir sont permis, car c'est agréable pour les enfants.


Soins du corps des enfants à Shabbat et Yom Tov:
En cas de nécessité (lorsque l'enfant est mal à l'aise), il est permis de laver tout le corps de l'enfant avec l'eau chaude qui a été bouillie avant Shabbat. Lors d’un Yom Tov (étant donné que comme à Shabbat, il n’est normalement pas permis de se laver le corps entier), les parents peuvent baigner l'enfant quand ils sont habitués à un bain tous les jours.
Une huile légère, qui coule librement, peut être frottée sur la peau d'un enfant. Pour un adulte, cela n'est autorisé que quand il est malade. Un enfant est toujours considéré comme potentiellement malade s'il est privé de ses besoins légitimes


Préparation des aliments pour Shabbat et Yom Tov:

Les bidons avec liquides doivent être ouverts avant Shabbat ou Yom Tov. Bien que mesurer n’est normalement pas autorisé durant ces jours, la mesure nécessaire de formule en poudre est permise, puisque chaque enfant est considéré comme étant dans la catégorie des malades.

A Shabbat, le biberon ne peut pas être chauffé sous le robinet d'eau chaude, il faut se servir d’un chauffe-eau électrique, branché avant Shabbat. A Yom Tov, l’eau chaude peut être obtenue à partir du robinet de la manière habituelle.

Le pétrissage ("lishah") n'est pas autorisé à Shabbat. Néanmoins, les céréales pour bébés peuvent être préparées lorsque cela est fait d'une manière différente de celle habituellement utilisée («shinuy »). Lors des Yom Tov, il n'est pas interdit de pétrir.




Le transport d'un enfant:

Une poussette d’enfant ne peut être prise en dehors du domaine privé à Shabbat, à moins qu'il y ait un «érouv» dans le quartier juif. A Yom Tov, il n'y a pas de telle restriction. Le dessus de la poussette ne peut pas être ouvert à Shabbat ou Yom Tov (ce serait considéré comme la création d'un « Ohel » (tente), ce qui est une violation de ces jours). Si le dessus de la poussette a été laissé ouvert de la largeur d'un « tefach » (palme = 10 cm), avant Shabbat ou Yom Tov, il peut être ouvert sur ??toute sa longueur (car le « Ohel » existe déjà). Il peut également être fermé tant que le « tefach » de sa largeur est laissé ouvert.





La règle générale est que l'on peut violer les interdictions rabbiniques à Shabbat pour subvenir aux besoins pressants de l'enfant, l'acte (par exemple, emmener un enfant chez le médecin), doit se faire, si possible, d'une manière différente de la normale (« shinuy »).






Les soins médicaux des enfants :

Les règles halakhiques qui régissent le soin des malades à Shabbat et Yom Tov sont plus souples dans le cas des enfants qu'ils ne le sont pour les adultes.

Il y a trois groupes de malades ces jours-là :

  1. Ceux dont la maladie constitue une menace pour leur vie. Shabbat ou Yom Tov doivent être violés de manière nécessaire à prendre soin d'eux, qu'ils soient adultes ou enfants, même si le danger pour leur vie est éloigné.

  2. Ceux qui ne souffrent pas d'une maladie qui peut provoquer un danger pour la vie mais qui sont si mal qu'ils sont confinés au lit et/ou dont les corps sont dans la douleur. Des non-juifs peuvent être invités à faire le nécessaire. Il est également permis de violer les interdictions rabbiniques (de « muktzeh » ou « Shvut ») pour s'occuper d'eux , aussi longtemps que la mesure prise est réalisée d'une manière différente que d'habitude.

  3. Pour ceux qui souffrent de maladies moins graves que celles décrites ci-dessus, Shabbat ou Yom Tov ne peuvent être violés en aucune manière.

Pour les enfants de moins de neuf ans, une douleur ou un malaise même mineur est suffisant pour être classé dans la deuxième catégorie, avec l'ajout que lorsque le « shinuy » est très difficile, voire impossible, l'action requise peut être effectuée comme d’habitude.


Garde d'enfants:

Il est interdit à un Juif de payer un autre Juif pour travailler à Shabbat ou Yom Tov (même pour un acte admissible sur ces jours), même si le paiement est fait après le Shabbat. Si une baby-sitter est payée en même temps pour le baby-sitting effectué à Shabbat et les jours de la semaine, l'interdiction n'est pas respectée. Si une baby-sitter est nécessaire seulement pour Shabbat ou Yom Tov, on ne peut embaucher qu’un non-Juif.




Bénédiction des enfants:


Bien qu'il n'existe aucune obligation halakhique pour les parents de bénir leurs enfants, c’est une coutume bien établie dans de nombreuses communautés juives séfarades et ashkénazes lors d'occasions spéciales, comme le Shabbat et Yom Tov ou le soir avant de faire « Kiddouch » ainsi qu’immédiatement avant le «Kol Nidrei» à Yom Kippour. La formule de bénédiction pour les garçons est celle d'un des patriarches, Yaakov: « Que Hachem vous bénisse comme Ephraïm et Manassé ». La formule de bénédiction pour les filles est celle des habitants de Beth Lechem qui ont béni Ruth avec les mots suivants: « Que Hachem vous bénisse comme Sarah, Rivkah, Rachel et Léa ».



Les enfants devraient apprendre ce qui se passe dans la synagogue le jour du shabbat : lecture de la « Parachat Ha'Shavuah » et de la « Haftara ». Ils devraient avoir une idée de ce qui est dit dans la « Parachat Ha'Shavuah », au moins dans les grandes lignes. Les parents doivent aussi leur enseigner le concept et le fonctionnement d'un « érouv » (« érouv Reshuyot » et « érouv Ha'tzerot » ).

A quoi devons-nous être attentifs quand on se lave les mains avant de manger du pain ? (bien sûr à « chatzitza », toutes les choses qui ne font pas partie de nos mains, comme les bagues ou taches d’encre, etc).

Le morceau de « Hamotzi » qui doit être mangé avec du sel, parce que les sacrifices étaient offerts avec le sel et parce que Hachem a promis à Noé, après le « Mabul » (inondations), de ne plus jamais punir le monde avec de l’eau (salée). Une autre interprétation est que le sel est le symbole de l'alliance éternelle entre Dieu et son peuple (puisque le sel est utilisé comme agent de conservation).

Il est très important, à mon avis, d'enseigner aux enfants depuis leur plus jeune âge de ne pas parler entre la « Bracha » de « Netillat Yadayim » et « Hamotzi » parce que c’est une interruption qui conduit à une perte de concentration et qu’il faudra donc à nouveau refaire « Netillat Yadayim ». De plus, c’est considéré comme « Bracha » en vain. De la même façon, nous devrions expliquer aux enfants l'interdiction de parler entre « shel yad Tefillins » et « Tefillins shel rosh ».



  1. Rosh Ha’Shana: le premier et le deuxième jour du 7e mois (Tishri)


C’est la célébration de la "Yom Hoeledet" (anniversaire) du monde et de l'humanité, ce qui signifie que Rosh Ha'Shana a clairement un aspect universel! Dans la Torah, le jour est appelé "Yom Teruah", le jour de la sonnerie du chofar. Le shofar est sonné de trois façons différentes: "Tekiyah", "shevarim" et "Teru'ah" (nous devons expliquer aux enfants les trois tonalités différentes). Rosh Ha'Shana et Yom Kippour sont aussi appelés "Yom Ha'Din" (jour du jugement) et nous devrions élaborer sur ce terme et expliquer les célèbres Trois Livres (qui sont ouverts à Roch Ha'Shana).



L'obligation d'entendre le son du Shofar est un commandement positif de la Torah, qui dépend du temps. Ce n’est, par conséquent, pas obligatoire pour les femmes. Ceci dit, si elles réalisent cette Mitsva volontairement, elles en sont récompensées. Cela s’applique également en ce qui concerne le "Chinuch" des jeunes enfants.

Si les enfants qui ont atteint l'âge de comprendre ont raté le son du Shofar à la synagogue, un adulte doit sonner le Shofar une deuxième fois.

Nous entendons cent sons de shofar à Rosh Ha'Shana, dont 30 avant Mussaf, ce qui une obligation de la Torah.

Les raisons pour lesquelles nous sonnons le Shofar sont également importantes à connaître, comme: le souvenir de la "Akedah" et du bélier (de ses cornes) qui a été offert à la place de Yitzhak, le souvenir de la Révélation au Sinaï, où le son du Shofar a été entendu, et une troisième explication de Maïmonide: le son du shofar nous permet de faire repentance et de nous améliorer (« shofar » a les racines,« pey » et « resh », qui signifient d’améliorer).


Un enfant devrait être instruit sur ??le sens de « Tachlich » qui a lieu le premier jour de Roch Ha'Shana après Minha, à moins que ce ne soit à Shabbat (à cause de la question de l’ « érouv »), dans quel cas il est reporté au second jour de Roch Ha'Shana, après Minha.

Le jour de Roch Ha'Shana nous disons la bénédiction de la pomme avec du miel : la pomme est le symbole des moments « acides » et durs, que, pour sûr, nous aurons à vivre dans l'année à venir, mais que nous espérons adoucir avec le miel sucré.

Une partie l’éducation devrait s’attarder sur l'histoire de Rabbi Amnon de Mayence (9e siècle avant l’ère chrétienne), qui était un leader très important de la communauté juive de Mayence, au sud de l'Allemagne au Moyen Age. L'archevêque le respectait beaucoup, mais voulait qu'il se convertisse au christianisme. Il a essayé maintes et maintes fois de persuader Rabbi Amnon de se convertir. Après de nombreuses fois, Rabbi Amnon lui dit : «Donne-moi trois jours pour y réfléchir », mais sur le chemin du retour, il a immédiatement regretté ce qu'il avait dit et a pleuré et jeûné pendant trois jours. Lorsque l'archevêque envoya ses soldats pour ramener le rabbin à lui par la force, Rabbi Amnon lui dit : « J'ai péché avec ma langue devant D-ieu, prends ma langue ». Mais l'archevêque lui a répondu que c’étaient ses pieds qui devraient être coupés, parce qu'ils ont refusé de venir à lui. Le rabbin a été torturé mais est resté fidèle à D-ieu. Tout cela s'est passé juste avant Rosh Ha'Shana. Le jour de Roch Ha'Shana il a été emmené à la synagogue sur une civière et a demandé un moment de silence. Il a alors parlé de trois choses dont l’importance pourrait influencer et modifier le jugement de D-ieu sur nous: la Téchouva (se repentir), la Tefila (la prière) et la Tsédaka (la charité envers les pauvres et la justice). La description du jour du jugement dans le ciel fait par Rabbi Amnon, qui est priée dans toutes les communautés ashkénazes dans la « Mussaf » (la prière ajoutée) de Rosh Ha'Shana et Yom Kippour est appelé « Une'tanne Tokef » (permets nous de dire la splendeur et la sainteté de ce jour).


Le « Shemoneh Esreh» dans le «Musaf », qui, lors d’un Shabbat régulier ou des festivals comporte sept « brachot », est plus composé de neuf « brachot » à Rosh Ha'Shana (deux « brachot » supplémentaires sont insérées). La première « bracha » est appelée « Malchuyot » (D-ieu est le roi du monde entier), la seconde est appelée « Zichronot » (le jour où nos actions sont mémorisées) et la troisième « Shofarot » (le jour de l'expansion de Shofar).


Rosh Ha'Shana est le seul festival qui est également célébré durant deux jours en terre d'Israël. Il en a été décidé ainsi lorsque le calendrier juif a été créé. De plus, puisque le début de la nouvelle année a été jugé si important, une journée supplémentaire a été ajoutée, y compris en Israël, afin de faire face aux difficultés éventuelles avec la déclaration de la nouvelle lune (« Roch 'Hodech »).


Nous mangeons de la nourriture spéciale le jour de Roch Ha'Shana, comme signe de bonne augure pour une bonne nouvelle année. En plus de la pomme avec du miel, nous mangeons aussi: poissons, grenades (à la fois symbole de l'abondance et de la fécondité), « selek » (betteraves rouges; « selek » signifie disparaître, comme nos péchés dans les eaux profondes, « Tachlich ») et gâteaux de miel



  1. Yom Kippur: (le 10 de Tishri)

Les dix jours entre Rosh Ha'Shana et Yom Kippour sont appelés: "Asseret Yemee Téchouva" (les dix jours de repentance). Depuis le début du mois d’Ellul, nous nous examinons déjà et nous prions pour le pardon (de prières "Slichot"). D'autant plus que pendant les dix premiers jours de la nouvelle année, nous faisons vraiment "cheshbon Ha'nefesh" (bilan critique de nos mauvaises actions au cours de l'année) afin de faire «Téchouva» et nous nous approchons des gens auxquels nous savons que nous avons fait du mal afin de leur demander pardon. C’est seulement après avoir fait cela avec nos semblables que nous pouvons aborder D-ieu à Yom Kippour et lui demander pardon pour nos péchés.


Entre Rosh Ha'Shana et Yom Kippour, nous récitons la prière "Avinou Malkenu" pendant shaharit et minha (un minyan n’est pas nécessaire), sauf le vendredi après-midi et le Shabbat. L'origine de cette prière bien connue est attribuée à Rabbi Akiva ; la prière s'est considérablement développée au cours des dix-huit derniers siècles. Elle traite de désirs personnels, de souhaits nationaux et aussi des effusions de sang des juifs pendant la longue histoire de souffrance de notre peuple. Par exemple les croisades (onzième-treizième siècles), l'expulsion des Juifs d'Espagne et du Portugal et l'Inquisition catholique (quinzième-septième siècles), les pogroms initiés par le tsar de Russie (XIXe et XXe siècles) et enfin la « Shoah » (la plus grande effusion de sang dans l'histoire juive, XXe siècle, réalisée par les nazis et leurs collaborateurs européens). Lorsque Yom Kippour tombe un Shabbat, cette prière n'est pas récitée.

Le Chabbat entre Roch Ha'Shana et Yom Kippour est appelé : "Chabbat Shuvah"; la Haftara de ce Chabbat est du prophète Hosea 14 et commence par la phrase remarquable " Shuvah Israël» (rendez Israël à votre D-ieu). Le discours halakhique du rabbin sur ce Shabbat est 'environ : « Techouva », Halakhot de Yom Kippour (le jeûne) et « Zman Simchatenu » (Souccot).


A Yom Kippour, il y cinq interdictions provenant de la Torah pour les adultes en bonne santé: (1) manger et boire pendant 25 heures, (2) se laver ou prendre une douche (se laver le bout des doigts le matin et après être allé aux toilettes est autorisé) (3) tout embellisseur ou maquillage et toutes sortes de crèmes (4) de porter des chaussures ou des sandales en cuir, (5) les rapports sexuels (également embrasser et étreindre). Les enfants de moins de neuf ans devraient être autorisés à s'abstenir de manger à Yom Kippour pour un court laps de temps (environ trois heures et demie par jour). Un an avant la Bar ou Bat Mitsva, un garçon ou une fille est tenu(e) de jeûner toute la journée pour s’entrainer à jeûner.


Parce que Yom Kippour est une fête et non un jour de deuil, les parents ne sont pas tenus d’empêcher leurs enfants de manger des choses délicieuses à Yom Kippour (à la différence des jeûnes du 9 de Av et du 17 de Tamouz). Si l'on mange, ce qui s'applique aux enfants mais aussi aux adultes pour qui il est nécessaire de manger, on doit faire le Kiddouch et dire les «brachot » d’avant et après les repas.


Il y a 5 services à la synagogue le jour de Yom Kippour: Kol Nidrei, Shaharit, Moussaf, Mincha et Ne'ilah.


"Vidouy", la confession des péchés ("al chet she'chatanu") est un élément central de la liturgie de Yom Kippour. Le Judaïsme insiste fortement sur la responsabilité (collective) et la solidarité avec nos confrères du Peuple Juif, la prière est formulée au pluriel, cela signifie: même si vous vous n'avez pas commis une transgression spécifique mentionnée dans le « Vidouy », vous avez la coresponsabilité. La prière «Viduy » est alphabétique : pour chaque lettre de l'alphabet hébreu, il y a deux phrases. Cette prière est dite dix fois: cinq fois dans le silencieux « Shmone Esreh » et cinq fois dans la répétition du «Shmoneh Esreh » par le Chazzan.


Selon Maïmonide, il y a quatre étapes décisives dans le processus de «Techouva»: 1. Reconnaitre le péché et cesser de le faire 2. Regretter les dommages causés à vous-même et aux autres 3. Admettre vos péchés à haute voix (Vidouy) 4. Résister à la faute en des circonstances similaires.


Après le Shacharit, avec beaucoup de prières de "Slichot", la lecture de la Torah est de "Vayikra" (sur le service du Grand Prêtre à Yom Kippour) et la Haftara est du prophète Yeshayahu sur le sens et le but du jeûne de Yom Kippour: tendre la main à nos frères humains et améliorer notre comportement en exerçant la charité et le bien-être.

Une partie du "Chinuch" est aussi de raconter à ses enfants la belle histoire du prophète Jonas. Nous apprenons de cette biblique que Ha'Shem veut inciter chaque être humain à faire « Techouva» et à retourner à Lui. Même les idolâtres, les non-juifs et les juifs sont pardonnés par Dieu quand ils font vraiment "Techouva". Le livre de Jonas est la lecture de la Haftara du service de Minha de Yom Kippour.



La cérémonie de « Kapparot », qui date du 8ème siècle, est un vestige des sacrifices utilisés au Temple et dont l’objectif est de faire l’expiation. La source peut être Yeshayahu 1:18 (quand le prophète dit que si le pécheur fait « Téchouva », ses péchés vont être blanchis). Selon Maïmonide, les sacrifices dans la nature ne sont que transitoires jusqu'à ce que nous puissions servir Hashem sans le moyens de sacrifices. Mais si nous voulons offrir des sacrifices, il faut les consacrer à l'Éternel.

Selon Nachmanides (1094-1270) le sacrifice est un substitut de ce qui devrait nous arriver à nous, les pécheurs. Les Sépharades pratiquent la « Kapparot » avec des poulets (les poulets n'ont pas été utilisés pour les sacrifices dans le Temple ; les poulets de la «Kapparot » sont donnés aux pauvres ou les quantités équivalentes en argent), les Ashkénazes pratiquent la « Kapparot» avec de l'argent (« tsédaka »).

A la fin du service de Yom Kippour, dans la prière « Ne'ila », le "Chazan" et la communauté disent que le "Chemot" et déclarent ainsi leur foi inébranlable en l'unicité de Dieu. Avec le "Chemot" Nous déclarons être prêts à tout sacrifier, même nos vies, pour nos convictions. Cela est dit avec plein de conviction: les hommes ayant leur tête couverte d’un « talith » et les femmes couvrant leurs yeux avec leurs mains : le peuple d'Israël est uni à Dieu à ce moment très précis dans l'année juive. Après que le Shofar ait été sonné une fois de plus, comme symbole du retrait de la "Shechina" (Présence Divine), similaire à souffler le Shofar après la révélation sur le Sinaï indiquant que la sainteté du mont Sinaï n'est plus. Les portes de la " Techouva " sont officiellement fermées, mais faire « Techouva » est toujours possible et nous prions trois fois par semaine dans le « Shmoneh Esreh » pour la «Techouva » et le pardon .


  1. Sukkot (15 au 21de Tishrei). Ce festival a beaucoup de noms: «Hag Ha'sukkot », «Hag Haassif», « Zman Simchatenu », « Chag ».


Les femmes et les filles ne sont pas tenues de participer à la soukka (??mitzvah qui dépend du temps), mais elles peuvent le faire volontairement. C'est une obligation de la Torah de manger dans la Soukka les deux premières nuits, en dehors d'Israël on devrait manger les repas principaux dans la soukka (« Netillat Yadayim » et «Hamotzi »). Chaque synagogue devrait avoir sa propre soukka, afin de permettre à ceux qui n'ont pas de soukka de pouvoir faire la mitsva de manger dans la soukka. On peut apporter sa nourriture pour manger dans la soukka de la synagogue.


Dès l'âge de cinq ou six ans, les garçons (et si les parents le souhaitent, également les filles) peuvent être formés à manger tous les repas principaux dans la soukka. Une fois qu’un garçon est capable d’agiter correctement la «minim Arba » (de loulav, Etrog, etc) dans les six directions prescrites, les parents ou les grands-parents qui peuvent se le permettre, devraient acheter un set distinct pour lui. Tout au long de l'année, un garçon mineur (moins de "Bar Mitzvah") ne peut jamais être appelé à la Torah pour tout autre «Aliyah» que «Maftir.


A Simhat Torah cependant, il est de coutume de donner «aliyot » à chaque adulte juif présent, afin que tous puissent partager la joie de la lecture de la Torah, y compris tous les garçons qui viennent ensemble pour la prochaine fois au dernier cours Aliyah «avant» le Chatan Torah. Après leur lecture de la Torah, ils sont bénis avec les paroles de la Genèse 48 : 16 (" Ha'Malach Ha'Goel “) et reçoivent des bonbons et cadeaux.

Les parents doivent enseigner à leurs enfants la 'bracha' sur le loulav et les noms des quatre plantes : Lulav, Etrog, Hadasim et Aravot, ainsi que ce qu'elles symbolisent. Le loulav a seulement un goût, le Hadas a seulement une bonne odeur, l’Etrog a un goût et une bonne odeur et le Aravot n'a ni l'un, ni l’autre. Ils sont symboliquement représentatifs des quatre types du Peuple Juif: ceux qui étudient la Torah (goût), ceux qui font les Mitzvot (odeur), ceux qui font les deux (Etrog) et ceux qui ne font ni l'un, ni l’autre (Aravot). "Loulav Bensjen" est un signe de reconnaissance et de confiance envers Dieu, pour tout ce qui est sien et ce que nous avons de Lui (nourriture, maison, chauffage et toutes les belles choses de la vie). Avec le lulav, on espère de l'eau dans la prochaine saison d'hiver. Le loulav est secoué dans tous les sens comme un signe que HaShem est partout. Nous utilisons l'ensemble des « Arba Minim » avant et pendant Hallel et lors de la procession de " Ho Shana ».


Les autres thèmes pour le " Chinuch " à Soukkot sont :

L'idée des "ushpezin" : les sept invités célestes qui sont invités dans la soukka comme un geste d'hospitalité, qui ne devrait pas rester uniquement symbolique, mais devrait être mis en pratique pendant Soukkot. Pour cette raison, une synagogue devrait toujours avoir une Soukka. Les 7 « ushpezin » sont : Avraham, Yitzhak, Yaacov, Moshé, Aharon, Yossef et David.

Une soukka peut être construite à découvert d’un toit ou d’un arbre dans le jardin, sur le balcon ou sur un toit plat.

Les endroits où une soukka ne peut pas être construite et dans ce cas la mitzva de la construction d'une soukka ne peut pas être réalisée est discutée en détail dans le « Choul'han Aroukh » et « Kitzur Choul'han Aroukh ».

Le toit de la Soukka doit être fait à partir de "sechach ", ce qui signifie: feuilles, quelque chose qui pousse et a été détaché de l'arbre ou du buisson.

Une soukka a au moins trois murs et la taille minimale est telle que l'on peut y placer une table et s'asseoir dedans.

À la fin du service de la synagogue un "Sefer Torah" est sorti de l’Arche Sainte et porté à la "bima", les fidèles tournent autours, avec le Loulav et l’Etrog, c'est ce qu'on appelle un "Hakafah" (un tour de la synagogue et « bimah »). La procession de cette prière spéciale commence par le mot : «Hoshanah » (« s'il vous plaît, sauvez nous ! »). Le 7e jour de Souccot, 7 « Hakafot » sont faites avec un paquet de « Aravot » durant "shacharit", ce jour est appelé « Hochana Rabba » (un petit Yom Kippour). C'est en fait la journée de départ de la soukka, HaShem nous demande de rester un jour avec Lui (« Chemini Atseret »), après Soukkot, « Chemini Atseret » et « Simhat Torah », il faut environ une demi-année pour le prochain Festival : Pessah.


  1. Shemini Atzeret /Simchat Torah:

Après le 7e jour de Soukkot deux autres festivals suivent: le premier est "Chemini Atseret" (le 8ème jour, mais c’est un nouveau festival, indépendant de Soukkot), nous prions pour la pluie en Eretz Israël. Dans l'après-midi, nous disons une prière d'adieu à la soukka.

Le 9e et dernier jour est "Simhat Torah" : nous célébrons le fait d’avoir eu le privilège, au cours de l'année, de lire toute la Torah et de pouvoir recommencer, ce jour-là, la lecture de la Torah depuis le début. Chaque adulte reçoit l’«Aliyah», après que le "Chatan Torah" (l'époux de la Torah) soit appelé à lire la dernière partie de la Torah, il est suivi par le "Chatan Bereshit" (l'époux ou "Bereshit") qui est appelé à lire le premier chapitre de la Création, y compris le passage de Dieu le Créateur, ayant terminé son travail à la fin du sixième jour (Shabbat). La mariée ou "Kalla" est bien sûr la Torah. Les enfants reçoivent des bonbons et friandises et, dans certains endroits, des cadeaux, pour le rendre attractif à leurs yeux. Ils devraient associer le goût sucré de la Torah.


  • Les jours de «Chol Hamo'ed » Sukko't, il n’est pas permis de se marier (nous ne sommes pas autorisés à mélanger joie privée avec joie publique), de se raser et d’aller chez le coiffeur ou de faire la lessive. La raison est que les rabbins voulaient que les gens arrivent propres et avec assez de linge propre à Yom Tov, sans reporter ces tâches aux jours 'Chol Hamo'ed'.

  • La principale différence entre Chavouot («Matan Torah », le don de la Torah sur le mont Sinaï) et «Simhat Torah » est le fait d'être capable d'étudier et d’être engagé avec la Torah toute l'année. A «Simhat Torah », tout le monde à la synagogue danse avec les rouleaux de la Torah. Les enfants dansent aussi mais on ne doit pas les laisser porter le rouleau de la Torah, de peur qu'elle ne tombe, ce qui détruirait la joie du Festival.




  1. Chanukkah: 25 Kislev – 2 Tevet

Comme Pourim, c'est un festival rabbinique. Le mot « Hanouka » est aussi dans le mot « Chinuch » et le mot « la'nu'ach » (se reposer).

Environ 167 avant l’ère chrétienne, les Syriens hellénistiques régnaient sur Eretz Yisrael. Il s'agissait d'une menace spirituelle pour le Peuple Juif. Beaucoup d'entre eux (l’aristocratie et le clergé) sont devenus hellénistiques. La beauté physique et esthétique étaient les seules choses importantes et beaucoup de valeur a été donnée à l’aspect extérieur, alors que le Judaïsme est beaucoup plus préoccupé par les valeurs spirituelles et sur ??l'intérieur (la pensée et de l’apprentissage).


Les Syriens grecs n'ont pas permis aux Juifs d'étudier la Torah, d’observer le Chabbat, de pratiquer la « brit »,… A Modi'in , une petite ville où vivaient les prêtres, Mattathias, un Grand Prêtre de la famille de la « Chash'mona " im » , a résisté à cette menace avec ses disciples, dans la clandestinité . Ses fils, dirigés par Juda HaMakabi, ont commencé une guerre souterraine, qui a duré 3 ans (167-164 avant l’ère chrétienne). Un petit groupe de « Makkabim » contre une superpuissance hellénistique et ils ont gagné, cependant avec de nombreuses victimes.


Le second Temple, qui avait été profané pendant trois ans a été purifié et consacré : « Chanukat Ha'mizbeach » (la consécration de l'autel). Il ne restait qu’une seule fiole d'huile d'olive casher, nécessaire pour faire brûler la Menorah, scellée par le Grand Prêtre. Elle n’allait durer qu’une seule journée alors qu’il faudrait huit jours pour obtenir la nouvelle huile d'olive casher de la Galilée. Le miracle de Hanouka fut que la Menorah brûla pendant 8 jours avec cette petite quantité d'huile d'olive.

Une partie de l'histoire est aussi de raconter aux enfants:

La raison de jouer avec le « dreidl » (« sevivion ») et d'expliquer la signification des lettres écrites sur le « dreidl ».

Pourquoi nous mangeons latkes et sufganiyot ?

Lorsque le « Chanukkiah » doit être allumé : les jours ouvrables après le coucher du soleil, le Chabbat avant d'allumer les bougies de Chabbat, le « Motsa'ei Shabbat » après Havdala . Les bougies doivent brûler au moins une demi-heure en semaine et le Shabbat au moins jusqu'à la fin du repas (trois heures).

Comment pouvons-nous célébrons Hanouka: à côté de l'allumage des lumières Chanukkah, chaque soir, nous lisons le Hallel complet à Shaharit, après « Shemonah Esree » ; la lecture de « Al Ha'nissim » dans « Birkat Hamazon » et dans la « Shemoneh Esree ». Le fait est qu'il est possible de célébrer Hanoucca chaque nuit avec une famille différente et c’est le seul festival qu’il est possible de célébrer avec les enfants juifs dans la salle de classe. Nous avons une Mitsva particulière à Hanouka, à savoir de faire connaître à l'extérieur et de rendre public le miracle de Hanoukka. Il est de notre devoir de faire connaître la victoire de la lumière sur les ténèbres.


Le chef de ménage est censé allumer, chaque soir, une flamme de la Menora, la coutume est d'allumer une flamme supplémentaire pour chaque nouvelle nuit. Une coutume Ashkénaze est que chacun, dès l'âge de « Chinuch » allume une Menorah individuelle. Tant que les enfants sont petits, le «Chinuch », sur l'allumage des bougies est conseillé. Les bougies avec l'huile d'olive sont préférées à toutes sortes d’autres bougies.

Les parents sépharades ne sont pas tenus d'enseigner aux mineurs d’allumer la Menorah, parce que dans la pratique séfarade la mitsva n'est pas pour chaque individu, mais uniquement pour le chef de famille.



  1. Tu biShvat’: ‘Rosh Ha’Shana la’Ilanot’ (15e Shvat): “Nouvel An des arbres”.


Les éléments important du « Chinuch » sur le thème de « Tou Bichvat » sont:

Connaître par cœur les noms des 7 fruits spéciaux d'Eretz Ysrael: raisin ('anav'), olive ('zait'), date (" thamar "), grenade ("rimon "), figues ('te' ENAH '), blé ('chitah’) et orge ('se'orah ').

La Mitsvot agricole relative à Eretz Yisrael:

Les produits agricoles (fruits et légumes) de la Terre d'Israël sont soumis à une Mitsvot rabbinique qui est aujourd'hui obligatoire: une petite partie doit être séparée ou enlevée. C’est :

1. "Trumah" (à l'origine donnée aux Cohanim)

2. "Ma'asser Rishon" (un 10e de la production, à l'origine, à l'époque du Temple, donnée aux Lévis)

3. "Trumat Ma'asser" (un 10e de la « Ma'asser Rishon », cette partie a été donnée par les Lévis aux Cohanim)

4. «Ma'aser Chéni »

5. Ma'asser Ani' (un 10 ce qui reste après la…



« Trumah et Ma'aser Rishon aient été enlevés. Dans les 1re, 2e, 4e et 5e années du cycle de sept ans, « Ma'asser Chéni » a été enlevé, à l’origine c’était mangé par les propriétaires à Jérusalem. Pour les produits qui ont poussé au cours de la 3e et de la 6e année de l'année du cycle de 7 ans, à l'origine, un 10e était donné aux pauvres. « Trumah » et « Ma'asser » sont aujourd'hui compostés et personne ne devrait pouvoir en profiter (comme c’est le cas pour la séparation de la « challah » qui doit être brûlée). « Ma'asser Chéni » doit être acheté avec une pièce spéciale (« perutah »). Voici les raisons pour lesquelles nous ne pouvons plus donner « Trumah » et « Ma'asser » aux Cohanim :

  1. D’un point de vue religieux, ils ne sont plus «purs»

(« tahor ») car ils ont sûrement été en contact avec des personnes décédées ou des tombes.

  1. Ils ne peuvent pas prouver leur généalogie remontant à Aharon, le Grand Prêtre.


Aujourd'hui, nous utilisons la formule de « Hazon Ich », imprimée dans tous les siddurim pour séparer « Trumah » et « Ma'asser », soit comme Mitzva obligatoire ou en cas de doute, si « Trumah» ou « Ma'asser » ont été séparés et si nous faisons sans « Bracha », la simple lecture de la formule et la séparation de 1%.

En dehors d'Israël, où nous ne sommes pas tenus de remplir les Mitsvot agricoles des produits qui poussent, nous avons l'obligation de « Ma'asser Kesafim », ce qui signifie que nous devons faire don de 10% de nos revenus pour la « tzedakkah » (la charité). Nous pouvons utiliser une partie cette somme pour acheter des articles de nature religieuse, comme des Tefillins, des Mezuzot ou des livres religieux. Ceci s’applique également en Israël, car la plupart des gens ne sont plus autant engagés dans l'agriculture.


En Israël, il y a un cycle de sept ans dont la septième année est appelée « Shemitah ». Durant cette année, nous ne sommes pas autorisés à cultiver la terre, mais nous devons la laisser reposer et ne faire que les travaux essentiels afin de maintenir la végétation vivante. Théoriquement, il n'y a pas de propriété au niveau des champs et chaque personne peut se servir pour ses besoins. En raison de l'utilisation abusive et peut-être à cause de marchands qui font un commerce lucratif des fruits de la « Shemitah », les domaines qui relèvent de « Shemitah » sont placés sous l'autorité du Beth Din (« Otzar Beth Din »). C'est la tâche du Beth Din de trouver des personnes de confiance pour recueillir et vendre à un prix non-lucratif.

Quelles sont les « brachot » que nous disons nous à « Tou Bichvat »? (au moins 4 !)

Quand le Temple existait, des taxes sur les produits agricoles étaient amenées au Temple et données aux Cohanim et aux Lévites. Elles étaient calculées aux environs de «Tou Bichvat ».

Aujourd'hui, en Israël, de nouveaux arbres sont plantés par de jeunes élèves à « Tou Bichvat » : c’est devenu la Journée israélienne de l’Environnement.

Il n'est pas interdit de travailler à « Tu Bichvat ».




  1. Pourim: le 14 Adar (Suse Pourim: le 15). Dans le cas d'une année bissextile, Pourim tombe le 14 Adar II et Suse Pourim le 15 Adar II.

La « Méguila d’Esther » est lue deux fois le jour de Pourim: la première fois à la tombée de la nuit de Pourim et la deuxième fois dans la matinée suivante.


La principale Mitsva de Pourim est la lecture de la « Méguila d' Esther », d'une Meguila casher. Les hommes et les femmes (ainsi que les enfants) ont l'obligation d'entendre la lecture de la Meguila le soir de Pourim et à nouveau pendant la journée de Pourim.


Les parents sont encouragés à emmener leurs enfants à la synagogue mais uniquement lorsqu’ils sont suffisamment âgés pour entendre en partie la Méguila et pour faire du bruit à la mention du nom de Haman. Cela fait partie du « Chinuch » et est présenté dans la Halakha, dans le « Choul'han Aroukh ». Les autres Mitsvot pour les hommes et les femmes, qui font donc également partie du « Chinuch » et applicables aux enfants sont les « matanot la'evyoniem » (dons aux pauvres, 2 dons au minimum afin que les hommes nécessiteux puissent s’acheter un repas simple) et les « michloah manot » (envoi de portions de nourriture à au moins 1 ami, contenant au moins deux articles de nourriture qui peuvent être consommés directement).

Un « minhag » (coutume) généralisé est de donner « Machtzit Hashekel » (3 moitiés de la monnaie courante de l'heure et du lieu) pour les garçons dans la synagogue, la plupart du temps à partir de l'âge de « Bar Mtzvah ».


  • Avant la fin de Pourim, d’un point de vue halachique, avant le « shkiyah » (coucher du soleil), un « Se'udat Pourim » a lieu : il faut manger et profiter du repas de fête

  • Les 5 figures centrales dans l'histoire de Pourim sont : le Roi Achasverosh, la reine Vashti, la reine Esther , le vice- roi Mordechai et le Premier ministre Haman. Il faut les connaître par cœur.

  • Les grandes lignes de l'histoire (5e siècle avant l’ère chrétienne): la commémoration de la délivrance du Peuple Juif en Perse et dans toutes les provinces aux mains de Haman, le Premier ministre du roi Achasverosh. Mordechai (de la tribu de Benjamin, descendant de Saül non exterminé par les Amalécites, Samuel I 15), ne se prosterne pas pour Haman. Pour cette raison, Haman a voulu punir tout le Peuple Juif et a fixé la date d'anéantissement du Peuple Juif par des « Purim » (loteries) : un « pur » pour le mois, Adar, et un « pur » pour la journée, le 13 du mois d'Adar, date à laquelle il voulait que les Juifs de Perse et de toutes les provinces soient exterminés. Esther, la reine et nièce de Mardochée, a empêché cela. Avant de parler au roi Achasverosh des plans diaboliques d'Haman, elle demande aux Juifs de Suse de jeûner pendant trois jours. Après avoir plaidé auprès du roi Achasverosh, celui-ci fit une nouvelle loi, qui permit aux Juifs de se défendre le jour du 13 Adar. Mordechaï, qui avait, auparavant sauvé la vie du Roi d’un complot qui visait à l’empoisonner, a été élevé par le Roi au statut de Vice- Roi. Le 14 Adar, les Juifs de Perse et des provinces se reposèrent de leur lutte pour l'existence contre leurs ennemis; dans l'ancienne capitale de la Perse, Suse (aujourd'hui la ville de Hamada), les Juifs ne pouvaient se défendre un jour de plus, ils reposaient le 15 Adar. Pour cette raison, à Jérusalem, une ville qui n'est bien sûr pas de moindre importance que la ville de Suse, et surtout une ville avec des murs qui remontent à l'époque de Josué ben Nun, le vainqueur d’Eretz Yisrael, Pourim est célébrée le 15 Adar (Suse Pourim).

  • Le nom « Esther » vient de « le'hastir » (cacher). Le nom de D-ieu n'est pas mentionné dans le Livre d'Esther; l'histoire d'Esther nous parle de l'action de D-ieu en coulisses. Puisque la menace de Pourim était physique et existentielle, Pourim est célébrée de manière physique. Le fait de se déguiser et de dissimuler l'identité des enfants a à voir avec :

    1. L’absence du Nom de D-ieu dans la Méguila

    2. Le fait de garder secrète la véritable identité juive d’Esther.

  • Dans une année bissextile, Ta'anit Esther, Pourim et Sushan Pourim ont lieu au cours du deuxième mois d'Adar. Ceci pour 2 raisons: 1. Le premier mois d’Adar est le mois qui fut rajouté et: 2. Il ne devrait pas une pause trop importante entre les deux grands miracles de Hachem : dans le cas de Pourim, la victoire sur Haman, et dans le cas de Pessah, la victoire sur Pharao.





  • Pesach: du 15 (et 16 hors d‘Israël) au 21 et 22 Nisan.


En Israël, Pessah dure 7 jours; en dehors d'Israël, 8 jours. Les 2 premiers jours de Pessa'h, nous célébrons l'Exode hors d'Égypte (il y a environ 3300 ans); les 2 derniers jours de Pessa'h, nous commémorons le fractionnement et la traversée de la Mer Rouge (Pharao, regrettant sa décision de laisser le peuple d'Israël s’en aller, les a poursuivis et persécutés). Ce très grand miracle est comparé, dans le Talmud, à deux autres « miracles » de la vie humaine: 1. Trouver le bon compagnon de vie pour le mariage 2. Avoir un moyen de subsistance afin de pouvoir survivre.

Nous ne sommes pas autorisés à manger des « hamets » et dérivés de levure. Le peuple hébreu n'a pas eu le temps de laisser lever le pain lors de l'approvisionnement alimentaire (il devient « hamets »). Les cinq sortes de céréales sont: le blé, l'orge, l'avoine, le seigle et l'épeautre. Si ces types de céréales sont mis en contact avec l'eau, ils commencent à gonfler après 18 minutes (cela devient des « hamets »). Si ces types de grains deviennent « hamets », nous ne sommes pas autorisés à les manger. Seule la « Matsa », qui a été cuite sous surveillance rabbinique, qui nous assure que le processus de cuisson totale n'a pas duré plus de 18 minutes, est autorisée à être consommée. En plus du blé, la Matsa peut aussi être faite des quatre autres types de grains mentionnés ci-dessus. Pessah a les lois de cacherout les plus strictes puisque c'est seulement une interdiction temporaire (7,5 jours en Israël et 8,5 jours hors d'Israël). Les gens ont tendance à accepter facilement une interdiction temporaire; d’où la rigueur des lois cacherouts de Pessa'h.


Dans la Kabbala, les « Hamets » sont considérés comme un symbole de la « yetzer hara » (le mauvais penchant), il est en hausse et se caractérise par l'arrogance et l'orgueil .


Il est absolument interdit pour une personne juive de manger des « Hamets », de faire du bénéfice des « Hamets », ou même de posséder des « Hamets » depuis midi la veille de Pessa'h et tout au long du Festival. Puisque les (trois) interdictions mentionnées ci-dessus sont des ordonnances de la Torah, elles s'appliquent à l'ensemble du Peuple Juif. Il y a une obligation de « Chinuch » pour les garçons et les filles de respecter ces interdictions, à partir de l'âge auquel un enfant peut comprendre que manger ou bénéficier de « Hamets » est mal.

Dès la naissance, les parents ne peuvent pas donner de « Hamets » à un enfant, tout comme ils ne peuvent, en aucune façon, amener un enfant à pêcher. Quand un enfant malade nécessite des « Hametz » (ex : médicaments), d'autres règles s'appliquent et une autorité halakhique (ou mieux un membre d'un Beth Din) devrait être consultée.


Nourriture pour bébés à Pessah:

Les « Hamets » contenues dans les formules pour bébés sont exclusivement issues d’une variété de « kitniyot » (haricots), qui peuvent donc être conservés durant Pessa'h. Selon la coutume Ashkénaze, on ne peut pas consommer les « kitniyot » (haricots et riz), mais il n'y a pas de restriction à en bénéficier ou à en posséder à Pessa'h. Les petits enfants trouvent généralement la Matsa ordinaire trop sèche et difficile à digérer. C’est aussi le cas des personnes malades et des personnes âgées, qui ont des problèmes avec la digestion des Matzot cachères régulières. Il est autorisé de leur servir des Matsot d'œufs, plus faciles à digérer. En général, la règle halakhique est la suivante: tout ce qui peut être fait pour les malades peut être fait pour les enfants en bas âge; cela signifie donc qu'il est permis de nourrir les tout petits de Matsot d'œufs. Il est aussi permis de servir de la nourriture pour bébés à base de « kitniyot », à condition d’employer des couverts spéciaux, utilisés exclusivement pour la« nourriture pour bébé « kitniyot ».


Bedikat Chametz’:

La recherche des « Hamets », dans la nuit du quatorzième jour de Nisan afin d'éliminer tous les « Hamets » en sa possession, est une exigence rabbinique, mais pas une affaire personnelle. Les autorités halakhiques recommandent cependant d’être personnellement impliqué dans cette Mitsva. Ce n’est pas obligatoire mais les parents souhaitent souvent faire participer leurs enfants à la recherche de « Hamets ».


Il est recommandé de faire nettoyer aux enfants leurs cartables, bureaux, étagères et livres de tous « Hamets ». Puisque les enfants mangent parfois des « Hamets » en position couchée sur leur lit, ils doivent aussi chercher les « Hamets » dans leur lit et sous leur lit. Il est très conseillé, si possible, de laisser les enfants nettoient la voiture; car ils y mangent souvent « Hamets ». Il est absolument recommandé aux enseignants d’impliquer les élèves dans le nettoyage de la salle de classe et ce, même si l'école est «vendue » à des non-Juifs pour la période de Pessah.


Erev Pesach’:

La veille de Pessa'h, la coutume pour les « Bechorim » (les premiers-nés mâles) est de jeûner en mémoire de la mort des premiers-nés égyptiens la « nuit du Seder », à partir de laquelle les premiers-nés mâles juifs ont été épargnés. La pratique qui prévaut aujourd'hui pour les « Bechorim » est d'assister à une « Siyoum » (la finition d'un Talmud - tractate, principalement par le rabbin communautaire). Ils participent ainsi à un repas à l'occasion de l'exécution d'une Mitsva : « Siyoum » et sont ainsi exemptés de l'obligation de jeûner la veille de Pessa'h. Les pères des premiers-nés devraient assister à un tel « repas de Siyoum » la veille de Pessah, jusqu'à ce que les garçons atteignent l’âge de « Bar Mitzvah ». Ensuite, il est du devoir des fils d’assister au « Siyoum » et au « repas mitsva ».

L'interdiction de manger de la Matsa la veille de Pessah vaut une fois qu'un enfant est capable de comprendre l'histoire de Pessa'h et le sens de la Matsa. Les Sépharades permettent aux enfants jusqu'à l’âge de « Bar Mitzvah » de manger des matsots d’œufs ou au chocolat le soir de Pessah.


Le Seder (repas festif(s) la/les nuit (s) de Pessa'h):

L'obligation de raconter l'histoire de l'Exode d'Egypte est un devoir pour tous les Juifs de la Torah y compris les enfants. La meilleure réalisation de cette Mitsva est atteinte lorsque les parents sont en mesure de raconter l'histoire de l'Exode à leurs enfants. La façon de raconter l'histoire de l'Exode devrait être déterminée par le niveau intellectuel de l'enfant. Des efforts particuliers doivent être faits par les parents et les professeurs d'hébreu pour que les enfants comprennent la Haggadah (comme par exemple la traduction dans la langue maternelle). La préférence doit être donnée à une Haggadah avec beaucoup de belles illustrations, de sorte que les enfants soient capables de s’imaginer l’Exode.

Les rabbins de la Mishna ont formulé le « Ma Nishtanah » (pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits de l'année ?), sous la forme de quatre questions qu’un enfant assez âgé devrait lire, ou mieux, réciter par cœur. Enseigner le « Ma Nishtanah » aux enfants est la tâche des parents et des professeurs d'hébreu. Les parents sont tenus d'encourager un cadre dans lequel les enfants sont curieux et posent spontanément des questions.

Le « vol » de l’« Afikoman » appartient à cet enseignement pédagogique ludique. Pour vous assurer que les enfants restent alertes, le « Seder » doit commencer immédiatement après la tombée du jour. Les enfants doivent être tenus éveillés jusqu'à la section « Avadim Hayeenu » (la réponse réelle aux quatre questions de « Ma Nishtanah », à savoir que nous étions esclaves de Pharaon en Egypte).

Le fait de manger de la Matsa est la deuxième grande Mitzvah de la Torah pour la nuit du « Seder » (au moins un "kezayit", environ 40 grammes et donc, environ une pièce de Matsa).

Au niveau des quatre coupes de vin (ou jus de raisin), c’est un point de discussion dans la Halakha en ce qui concerne les jeunes enfants: chaque enfant doit boire de sa coupe de vin une quantité appropriée à son âge; le jus de raisin peut remplacer le vin.

La position couchée ('Hassibah') pour la Matsa et le vin/jus de raisins devrait être enseignée aux garçons.

Les adultes, hommes et femmes, sont, d’un point de vue rabbinique, obligés de manger un "kezayit" de maror (composé de raifort râpé avec de la salade romaine et du «Charosset »). Les parents sont tenus de faire accomplir cette Mitsva aux garçons et filles en âge de comprendre.


La Matsa, que nous devons manger à Pessa'h pour des raisons historiques est aussi appelée le « pain de la liberté» et « pain des pauvres/esclaves ». Nous nous appuyons sur le côté gauche en mangeant le premier « kezayit » de Matsa, comme un symbole de la liberté.


La Hagaddah (livre spécial avec l'histoire complète de l'Exode, composé par nos Rabbins au cours des 2000 dernières années) doit être lue la nuit du Seder.


Les quatre questions de « Ma Nishtanah », récitées par les enfants et les refrains chantés par les participants portent sur 4 points: manger la Matza, le Maror, tremper 2 fois notre nourriture (1 fois le maror dans le charoset et 1 fois le karpas dans l'eau salée) et s’appuyer sur notre côté gauche.

Nous devons manger deux types de « Maror »/ « Chazeret » (raifort et feuilles de laitue romaine), le soir du Seder, dans le but d’éprouver un peu l'amertume de nos ancêtres en Egypte.


Nous buvons 4 tasses de vin/jus de raisin durant le Seder, car quatre expressions sont utilisées pour la rédemption (Chemot 6, 6-7): « vehotseti » (et je vais faire sortir), « vehitsalti » (et je vais sauvegarder), « vega'alti » (et je vais racheter) et «velakachti » (et je vais prendre). Les rabbins nous enseignent que, pour chaque expression de rédemption, nous buvons une coupe de vin. Ensuite, il est écrit dans le cadre de la rédemption: "veheveti etchem el Ha'aretz" (et l'interface utilisateur vous amènera à la Terre Promise) et puisque cette promesse n'est pas encore complètement remplie, on pose sur ??la table du Seder, la Coupe de Eliyahu, le prophète, que nous invitons à la nuit du Seder parce qu'il annoncera la rédemption messianique finale. Les rabbins nous enseignent en outre que le rachat historique qui a eu lieu au mois de Nisan; nous attendons également de la rédemption messianique au mois de Nisan.


Sur le plateau du Seder, nous avons 6 éléments: zro'a (un os de poulet rôti, symbole du sacrifice de Pessa'h et aussi du bras de D-ieu tendu, pour nous faire sortir de l'Egypte), un « beitsa » (un oeuf dur rôti, symbole de la fête, offrande - Chagigah), maror (herbe amère, nous rappelant l'esclavage en Egypte), karpas (légumes, pour lesquels nous nous lavons les mains, sans Bracha, la nuit du Seder; au temps du Temple, le lavage des mains était obligatoire avant de manger des légumes) on trempe les karpas dans de l'eau salée, pour nous rappeler les larmes des esclaves hébreux, charoset (symbole du mortier), et les 3 matsot (symbole des trois groupes en Israël: Kohen, Levi et le reste de Ysrael).

Les 10 plaies sont: barrage (sang), tsfarde'a (grenouilles), kinim (poux), Arov (animaux sauvages), dever (mort du bétail), shechin (furoncles), Barad (grêle), Arbe (sauterelles) , choshech (obscurité) et makat Bechorot (mort du premier-né).


  • L’ « Afikoman » fait partie de la Matsa du milieu (des 3 Matzot du Seder), et est mis de côté pour la fin du Seder (il est consommé juste pour le plaisir de préserver le goût de Matsa). L’ « Afikoman » a aussi pour objectif de garder les enfants éveillés (il est volé et caché, de sorte que, pour terminer correctement le repas du Seder, les enfants puissent le « vendre» au leader du repas du Seder, en échange d'un beau cadeau).

  • Nous ne mangeons pas de viande grillée la nuit du Seder, parce que nous n'avons plus le Temple et nous ne voulons pas créer l'illusion de manger le sacrifice de Pessa'h.


Les Torah Mitsvot pour la nuit du Seder sont:

1. Raconter l'Exode d'Egypte aux enfants afin que la tradition continue ;

2. Manger un « kezayit » de Matsa (au moins un ou ½ si fait main, sur une durée de 4 à 8 minutes).

La nuit du Séder est la seule nuit au cours de l'année juive au cours de laquelle nous disons la prière Hallel.


  • Lag Ba Omer: 18 Iyar.


La seconde nuit de Pessah, on commence le décompte d’Omer. C’est une période de tristesse, de demi-deuil.

Au 2e siècle de l’ère chrétienne, la plupart des étudiants de la Yeshiva de Rabbi Akiva à Bnei Brak (le plus grand érudit de la Mishna et du Talmud, fils de prosélytes), sont morts à cause de la peste (diphtérie), à l'exception de cinq étudiants, dont Rabbi Shimon bar Yo'haï et Rabbi Meir. Il y a également eu, au cours de l'histoire juive, des meurtres en masse de Juifs, au cours de ces semaines du comptage de l'Omer: au cours de la période romaine (la révolte de Bar Kochba qui se termine par un massacre de près d'un million de juifs dans la ville de Betar), l'annihilation d'innombrables Juifs Ashkénazes pendant les croisades, en particulier dans les villes de Spire, Worms et Mayence.


Au cours de la période du comptage d’Omer, aucun mariage n’est célébré, aucune coupe de cheveux ou de rasage n’est autorié (pour les hommes) et nous ne peuvons pas assister à des événements musicaux, festifs,… à l'exception du 33e jour du comptage de l’Omer (« Lag Ba Omer »), le 18 Iyar. En ce jour, la peste des élèves de Rabbi Akiva s’est calmée. Plus tard, c’est aussi à cette date que Rabbi Shimon bar Yo'haï , auteur du Zohar, est décédé et il a demandé à ses élèves de ne pas être tristes le jour de la mort, mais contrairement à être heureux , parce qu'il va entrer dans la monde de la vérité, de la sagesse et de la lumière . La tradition nous rapporte que ce jour-là, avant qu'il ne décède, il a révélé de nombreux secrets de la Torah à ses disciples.


Le compte d’Omer a lieu après la tombée du jour, durant 49 nuits, accompagné d'une « Braha ».

Il y a 50 jours depuis l'Exode d'Egypte jusqu'à Shavu'ot. Selon la Kabbala, les enfants d'Israël en Egypte étaient au niveau le plus bas de « tuma » (impureté spirituelle): ils ne parlaient que la langue hébraïque, portaient des noms bibliques et ont gardé leur propre code vestimentaire. A la fin du décompte d'Omer, ils s’élevèrent au plus haut niveau: la réception de la Torah sur le mont Sinaï. Chaque jour du compte de l'Omer, ils atteignaient un niveau plus élevé de pureté spirituelle/sainteté (« kedusha »). Au 50e jour, Chavouot, ils ont reçu la Torah, l'enseignement divin et la sagesse.


Le compte de l'Omer est une Mitsva qui dépend du temps et n’est donc pas obligatoire pour les femmes. Les femmes peuvent choisir de compter l’Omer sur base volontairement. Il y a des opinions différentes quant au fait de savoir si les femmes comptent avec ou sans « Bracha ». Le « Chinuch » des enfants mineurs sera donc dépendant de l’opinion halakhique si les femmes comptent l’Omer ou pas.


Les garçons doivent certainement se familiariser avec le comptage de l’Omer : dire le jour et la semaine de l'Omer, sans « Bracha ». Une manière très éducative est d’exposer un calendrier de l’Omer dans un lieu-clé.

En Israël, Lag Ba Omer est célébré par de nombreuses personnes religieuses par la visite du lieu de sépulture de Rabbi Shimon bar Yo'haï et de son fils Rabbi Elazar (sur le mont Meron), en coupant les cheveux des garçons ayant atteint 3 ans (sauf pour les « peyos » - les boucles secondaires). Il peut être trouvé un parallèle avec les trois premières années d’interdiction de manger le fruit (« orlah ») et la quatrième année, durant laquelle on porte les fruits à Jérusalem. Les enfants font des feux de camp partout en Israël, jouent avec des arc-à-flèches (en souvenir de la victoire de Bar Kochba, qui a duré deux ans et demi). La raison de ces feux de camps et de connaitre la victoire sur les Romains.



  • Shavu’ot: 6 et 7: ‘Matan Torah’.

Nous célébrons la réception de la Torah écrite et orale; la Révélation d’Hachem à tous les enfants d'Israël (selon la Kabbale, même avec les âmes des générations ultérieures d'Israélites)!


A Shavu'ot, les premiers fruits des sept espèces d'Eretz Israël ont été donnés aux Cohanim, en signe de remerciement à Hachem d’avoir donné une bonne et fructueuse terre à nos ancêtres et à nous-même (Birkat Hamazon, seconde « Bracha », « Node L'cha »). Le même jour, deux miches de pain de la nouvelle récolte de blé, étaient apportées au Temple, comme sacrifice, pour être consommées par les Cohanim. A la différence du sacrifie de l'Omer, qui est composé de farine d'orge de la première récolte, qui est habituellement la nourriture pour les animaux; à Shavu'ot, le sacrifice de la nouvelle récolte de blé a été donné sous la forme de deux pains, ce qui est la nourriture habituelle de l'Homme.

« Hag Ha'Shavu'ot » est aussi appelé « Hag ha Bicourim » dans la Torah et les livres de prière livre, le Festival des premiers des sept fruits de Ysrael: blé et orge (espèces les plus importantes de céréales), dates, figues, grenades, raisins et olives. Selon la Mishna (tractate Bicourim), les habitants de Jérusalem étaient désireux de faire preuve de grande hospitalité lors de ce festival de Chavouot.

A Chavouot, nous mangeons des produits laitiers car le lait est la base des éléments de notre croissance physique. De même, la Torah contient tous les éléments pour grandir spirituellement.

Les hommes et les garçons restent éveillés toute la nuit du premier jour de Chavouot et étudient la Torah (comme une préparation pour recevoir la Torah et pour la préparation de ce qui nous est dit dans le Midrach: les enfants de Ysrael s'endormirent à l’approche de Chavouot et Moshe dût les réveiller). Dans la Torah, nous lisons un passage à propos de la Révélation au Sinaï (Exode : 20) et des prophètes, Ezéchiel chapitre 1, sur la vision du Trône de Hachem.


Des « Dix Commandements », un enfant devrait au moins être en mesure d’en mentionner 5 et il devrait savoir que le quatrième Commandement est relatif à ??Shabbat et le cinquième est d'honorer ses parents (ce commandement est également applicable après leur mort; en disant « Kaddish » et « Yizkor »- prier pour la paix de leur âme et pour le pardon de leurs péchés). Le service commémoratif de Yizkor est maintenu parmi les autres Jours de la mémoire, le 2e jour de Chavouot.


Nous lisons le Rouleau de Ruth à Chavouot. Il est conseillé d’apprendre à nos enfants les grandes lignes de l'histoire de Ruth. A propos de Naomi et son mari Elimelech, qui abandonnent Eretz Israël à cause de la famine, et la nécessité de fournir aux pauvres. Ils quittent Beth Lechem avec leurs deux fils et s’installent à Mo'av. Leurs deux fils se marient avec des femmes non-juives de Mo'av. Le père et les deux fils meurent. Lorsque la famine cesse en Eretz Israël, Naomi décide de retourner dans leur ville d'origine, Beth Lechem. Ses 2 belles-filles Moabites, Ruth et Orpa, voulaient se joindre à elle pour son retour à Beth Lechem.

Naomi leur dit de rester à Mo'av et de se remarier mais les deux belles-filles insistent pour l’accompagner à Beth Lechem. Lorsque Naomi leur dit qu'il serait très difficile de trouver un mari en Israël, Orpa quitte Naomi et retourne dans sa maison parentale à Mo'av. Mais Ruth, pour sa part, répond: "n'essayez plus de me convaincre de rester à Mo'av ; où vous irez, j'irai ; votre Peuple sera mon Peuple et votre D-ieu est mon D-ieu ".


Alors, elles retournèrent ensemble à Beth Lechem, en Judée, au printemps, saison où la récolte d'orge est cueillie. Ruth va au champ de Boaz, qui a dit à ses travailleurs de laisser quelques extras sur le terrain, afin qu'elle puisse cueillir suffisamment de grains. Plus tard également, lorsque le blé a été récolté, il dit la même chose à ses travailleurs. Naomi dit à Ruth de demander à Boaz pour racheter la terre de sa famille. Boaz et Ruth décident de se marier et par ce mariage, les noms d’Elimelech et de ses fils ne seraient pas oubliés et resteraient en vie.


Plusieurs raisons sont citées pour la lecture de l'histoire de Ruth à Chavouot: 1. Chavouot était, pour ainsi dire, le giyur du Peuple d'Israël, en prenant sur ??eux la Torah et les Mitsvot (« Kabbalat Mitsvot »), qui peut absolument être comparé à l'acte d'un giyur régulier. 2. " Hessed " joue un rôle important dans l'histoire de Ruth et est central et essentiel dans le Judaïsme. Ruth était l'arrière-grand-mère du roi David qui, selon la tradition, est né à Chavouot et décédé à Chavouot.


La tradition est également de décorer la synagogue et nos maisons avec des fleurs et des plantes. Les raisons de cette coutume: 1. Dans la description de la Révélation, il est dit que la partie inférieure du mont Sinaï était verte, et qu’aucun mouton n’a été autorisé à manger de l'herbe au cours de la Révélation.

  1. Chavouot est le Rosh Ha'Shanah des arbres fruitiers.



  • Les jours de jeûne juifs:


Les deux jours de jeûne les plus importants dans le calendrier juif sont Yom Kippour et Ticha Be Av. Jeûner à Yom Kippour est un commandement de la Torah. A côté de Yom Kippour, le plus important jour de jeûne, on retrouve Ticha Be Av, le plus important jour de jeûne rabbinique. Il y a un certain nombre d’autres jours de jeûne rabbiniques, qui sont: (1) 9 Av (la chute de la Judée et de Jérusalem ainsi que la destruction et l'incendie des deux Beth Hamikdach), (2) 17 Tamouz (les murs de Jérusalem sont brisés, ils entrent dans la ville et commencent à la détruire ), (3) le 3 Tichri (« Tzom Gedalyah » , en souvenir de l' assassinat de Gedalyah, qui a été nommé par Nabuchodonosor comme gouverneur de la Judée. A cause d’un complot , il a été tué, ce qui avait pour conséquence de perdre l'autonomie religieuse en Eretz Israël et l'exil de la plupart des Juifs qui sont restés en Israël, (4) 10 Tevet (le début du siège de Jérusalem, qui a duré trois ans et entraîné une famine terrible et a finalement ouvert la voie à la destruction de Jérusalem et de brûler le temple et (5) le 13 Adar (rappelant le jeûne d'Esther et des Juifs de Suse avant qu’elle n’apparaisse devant le roi Achashveros afin de plaider pour sauver les juifs) . Ce jour-là, les Juifs ont été autorisés, dans toutes les provinces, à se défendre et à se battre pour sauver leur vie. Dans une année bissextile, le jour du jeûne d'Esther (Ta'anit Esther) est le 13 Adar Beth. Si ça tombe un Chabbat, c’est avancé au jeudi.


Yom Kippour et Ticha Be Av sont les deux plus strictes. Nous jeûnons du coucher du soleil jusqu'au prochain coucher du soleil, pendant 25 heures. Le jeûne durant le shabbat n'est permis, et même obligatoire, que le jour de Yom Kippour. Dans le cas où d'autres jours de jeûne rabbiniques tombent à Shabbat, ces jours de jeûne sont reportés au dimanche.

Le jeûne complet des enfants n'est pas autorisé jusqu'à un an de la Bar ou Bat- Mitzvah. L'année précédant la Bar ou Bat Mitzvah, ils commencer la formation au jeûne.


L'interdiction de porter des chaussures en cuir et de se laver, à l'exception des doigts après le lever et les passages aux toilettes, s'applique également aux enfants.


En ce qui concerne le « Chinuch » dans une famille religieuse juive et les trois semaines de deuil en souvenir de la destruction de la Judée, de Jérusalem et des 2 Beit Hamikdach, les lignes directrices suivantes devraient s'appliquer aux enfants:


Cette période de deuil commence avec le jeûne du 17 de Tamouz et se termine par le jeûne du 9 d'Av. Les hommes et les femmes qui sont physiquement capables de jeûner ont l’interdiction de manger et de boire durant ces deux jours de jeûne. Il n'existe toutefois aucune exigence de « Chinuch » en ce qui concerne cette Mitsva: les enfants sous l’âge de la Bar- ou Bat-Mitzvah ne sont pas tenus de jeûner entièrement. Il y a une restriction qui s'applique à tous les enfants les jours de jeûne : les parents devraient nourrir les enfants qui ont atteint l'âge de la compréhension avec de la nourriture simple (aucune spécialité particulièrement savoureuse ou douceur ne devrait être donnée aux enfants les jours de jeûne). Pour les enfants trop jeunes pour comprendre, il n'y a pas de telle restriction.

Au cours dette période de deuil, il y a des restrictions spéciales à des degrés divers : pas de rasage ou de coupe de cheveux pour les hommes et les garçons, ne pas assister à des événements musicaux, pour les neuf premiers jours du mois d'Av, ne pas faire le nettoyage des vêtements et ne pas se baigner dans l'eau chaude (mais il pas d'interdiction de baignade pour les enfants puisque cela se fait pour des raisons d'hygiène et de santé), ne pas manger de viande et de boire du vin , sauf le Chabbat avant Ticha Be Av (les enfants peuvent manger de la viande car dans le cas contraire, ils ne seraient pas nourris correctement ) .




  • Mezuzot:

« Mezuza » signifie littéralement « montant de porte ». Cela fait référence à ce (« Mezuza ») qui est mentionné dans la première et la deuxième partie de lu « Shema », l'une des prières les plus importantes dans le judaïsme. Dans les maisons juives, les écoles, institutions,… cette « Mezuza » est fixée sur tous les chambranles des portes, sur le côté droit de la porte, à l'exception de la salle de bain et des toilettes. La face supérieure du boîtier doit être dirigée vers l'intérieur. La «Mezuza » contient un parchemin manuscrit avec les deux premières sections du « Shema » (Devarim 6 et 11), qui terminent toutes les deux avec les mots disant que l'on doit écrire les paroles de la Torah sur ces chambranles. A l'extérieur de la « Mezuza », la lettre « Shin » est écrite symboliquement pour le mot « Shaddai » qui, selon la Kabbale, les lettres de « Shin», « Dalet » et « Youd », qui signifient: « Chomer Daltot Ysrael », « le gardien des portes de Ysrael ». En fixant une « Mezuza » sur les poteaux de notre maison, nous signifions que nous voulons consacrer nos maisons à « l'Éternel »; c’est certainement aussi un signe de notre identité juive, dont nous sommes fiers.


Lorsque nous entrons ou sortons de la maison, nous touchons la « Mezuza » avec nos doigts, en donnant un baiser de manière symbolique et beaucoup de gens pieux disent la phrase: « Hachem peut garder en toute sécurité vos allers et venues ». Avoir une « Mezuza » à notre porte est aussi avoir un des points centraux de la Torah avec nous, qui ne cesse de nous rappeler les Mitsvot et notre dévouement et à Sa Torah.


La « Mezuza » nous protège également contre le mal physique et spirituel; comme dans l’histoire de Pessah, où le sang sur les poteaux du peuple hébreu les protégeait du 10e fléau (la mort des premiers-nés égyptiens). Lorsque l'on vit dans un bateau ou une caravane, il faut aussi fixer une « Mezuza » à l’entrée.

D'après mon expérience en tant que professeur dans de nombreuses écoles juives, la « Mezuza » dans une salle de classe doit être fixée à une hauteur que l'enfant peut atteindre afin de lui donner symboliquement un baiser.


Une « Mezuza », comme les « Tefillins », doit être acquise auprès d'un marchand fiable ou directement achetée auprès d'un « Sofer ». Il y a malheureusement beaucoup de fausses « Mezuzot » en circulation, qui soit ne sont pas écrites par un « Sofer » craignant D-ieu, soit, sont même écrites sur une feuille de papier.


Une « mezuza » de qualité coute entre 50 et 70 euros. Si elle est trop bon marché, c'est une fausse. Il ne faut jamais acheter de « Mezuza » sur eBay ou dans des magasins de souvenirs en Israël car ces « Mezuzot » sont pratiquement à 100% fausses.


Une « mezuza »  doit être vérifiée une fois tous les 7 ans, par un « Sofer» fiable, afin de savoir si elle est encore « casher ». Si elle n'est plus « casher », elle doit être portée à la synagogue où elle sera stockée dans le « geniza » et enterrée plus tard, tout comme les Téfilines non-cashers ou les livres saints, dans un cimetière juif, par le « Chevra Kadishah ».


  • Tefillin et Tzitzit:

Tzitzit



Toutes les autorités s'accordent à dire que les garçons devraient être formés pour porter la «Talit Katan » (« Tzitzit») tout au long de la journée. L'âge exact serait lorsque l’enfant est capable de comprendre la mitsva (les avis divergent: de l'âge de trois ans à l'âge de six ans).


Tefillin




Les Tefillins portent le Nom de D-ieu et ont une sainteté intrinsèque. La pratique en vigueur dans les Communautés Ashkénazes contemporaines est de suivre l'opinion du Rabbi Avraham Gombiner (1635-1682), nommé d'après son travail halakhique "Maguen Avraham" qui permet aux garçons de commencer à porter les Tefillins un court laps de temps (un mois) avant leur treizième anniversaire.


Le sens originel du mot « talith » est le vêtement de laine lié au mot hébreu « Taleh » (agneau) comme un symbole de la laine. Dans le vocabulaire juif actuel, c’est un châle de prière de taille moyenne, qui est utilisé pour Shacharit (prière du matin). Ce « talith » a des « Tzitzit » aux 4 coins. La mitsva du « Tzitzit» est mentionnée dans la troisième partie de la principale prière Shema (Bamidbar 15: 37-41) et dans Devarim 22:12. Un « Tzitzit » est composé de 8 files. Hachem veut apporter la création à un niveau supérieur, à l'aide du Peuple Juif; ils doivent montrer au monde l'existence d’un D-ieu vivant et invisible. Donc, parce que la Torah dit "ure'item" (et vous verrez), certains hommes exposent leurs « Tzitzit » à (1) qu'ils portent les « Tzitzit » et (2) que les gens seront en mesure de les voir.

Deux autres noms de « Tzitzit » sont:« Talit Katan » et « Arba Kanfot ». Les garçons et les hommes portent ce « Talit Katan » sous leurs chemises pendant toute la journée.


Les « Talit Gadol » (grands talit) sont utilisés par les Ashkénazes à partir du moment où ils se marient (la raison en est que le commandement de porter des « Tzitzit » est suivie par le commandement de se marier). Les Sépharades portent le « Talit Gadol » à partir de l’âge de Bar Mitzvah.



Les «Tzitzit » visent également à nous rappeler les « Mitsvot ». Ils symbolisent la totalité des 613 Mitsvot dans le judaïsme : « ASEE »: les 248 commandements positifs, correspondant au nombre d'organes de notre corps, et «TA'ASEE LO»: les 365 commandements négatifs, un pour chaque jour de l'année.

L'équivalent numérique du mot « Tzitzit » = 600, auxquels on ajoute les 8 fils et les 5 nœuds, ce qui donne 613. Dans la principale prière « Shema », il est écrit, à propos des «Tzitzit », que vous pouvez voir et vous souvenir de tous les commandements de l'Éternel et les exécuter, et être séduit par votre cœur et vos yeux ... "


Tefillin’:

Comme il est dit dans la prière principale « Shema » (Devarim 6 et 11) et dans Chemot (13 :9 et 13 :16), 4 fois dans la Torah: «lier entre eux (les Téfilines) comme un signe ('Ot') sur le bras gauche et ils seront "tottafot" (quatre) entre les yeux et dire sur le lieu de votre «cerveau».



Les garçons devraient être capables de garder leurs corps et leurs pensées propres et pures. Ils peuvent commencer à être formés à porter les Téfilines un mois avant l'âge Bar Mitzvah. Puisque les Tefillins de la main et de la tête sont liés, il n'est pas permis de parler entre le moment où l’on met les paires de Téfilines. Les Téfilines sur la main (« shel yad ») symbolisent l'action et les sentiments du cœur, elles sont placées et utilisées vis-à-vis de notre cœur, la source de nos sentiments, tandis que les Tefillins de la tête symbolisent l’intellect. Les « Tefillins shel yad » disposent de 4 sections de Devarim et Chemot écrites sur un morceau de parchemin (qui symbolise que notre Mitsvot intérimaire doit être sans équivoque) et les « Tefillins shel rosh » sont écrites sur quatre morceaux de parchemins, symbolisant le pluralisme de l'homme. Les façons de placer les Téfilines sont aussi différentes (7 enroulements autour du bras). Ici, nous voyons également le mot « Shaddai »: la lettre « Shin » sur le parchemin de la petite ' bayit » (boîte) sur la tête, le « Dalet » est le nœud derrière le cou et le « Youd »  dans le nœud qui fixe le petit « bayit » (encadré) sur le bras




Les «Tefillins » de Rachi (1040-1105) sont disposées selon l'ordre tel qu'il est écrit dans la Torah et c'est celui que nous sommes obligés de suivre. Les «Tefillins » de Rabbénou Tam (1100-1171, petit-fils de Rachi) ont un ordre différent des 4 sections de Devarim et Chemot ce qui est volontaire, ce dernier pouvant être utilisé après  « Shemonah Esree » et, sans dire de « Bracha ».



  • Bat et Bar Mitzvah:




Ce qui change dans la vie des enfants (puberté) quand ils atteignent l'âge de la majorité religieuse. En fait, à partir de ce moment, ils sont tenus de respecter toutes les Mitsvot et interdictions.


L’âge adulte religieux Halakhique: dans le Judaïsme

Pour la plupart des Mitsvot et Halakhot, l'âge de Bat-Bar Mitzvah est une preuve suffisante de l'âge adulte (12 ans pour les filles et 13 ans pour les garçons). Il y a quelques exceptions comme : écriture des rouleaux de « tefilines » ou de Torah, qui par la loi de la Torah doivent être écrits par un homme adulte. La plupart des autorités halakhiques acceptent la pleine croissance des poils du visage en début de la barbe comme une preuve fiable et une qualification halakhique pour effectuer cette tâche.


Cérémonie de Bat et Bar Mitzvah:

D’un point de vue strictement halachique, un garçon devient automatiquement Bar Mitzvah quand il atteint l'âge de treize ans. Malgré cela, la coutume juive universelle, ou "minhag", a mis en place un type spécifique de cérémonie pour marquer cet événement important dans la vie d'un garçon. La coutume d'appeler le garçon Bar Mitsva à la Torah le Chabbat après son 13e anniversaire est si forte que pour cet "aliyah", il a la priorité sur tous les autres, sauf sur un jeune homme qui est sur ??le point de se marier ou qui s’est marié la semaine précédente. La fête après la cérémonie est considérée comme un "Se'udat Mitzvah" (repas à l'occasion de l’accomplissement d’une Mitzvah), pour autant que le garçon Bar Mitzvah fasse un discours contenant les mots de la Torah.

Le passage rituel à l'âge adulte juif religieux pour une fille a un effet important dans le renforcement de son dévouement envers une vie de Torah et les Mitsvot. Ici aussi, une cérémonie devrait être encouragée, mais pas dans la synagogue. La plupart du temps, elle est célébrée à la maison ou dans une salle. La raison pour laquelle la Bat Mitsva ne devrait pas être célébrée à la synagogue est tout simplement qu'il n'y a pas mention de cérémonie de « Bat – Mitzvah », ni dans le Talmud, ni dans le codex « Choul'han Aroukh ». Il s'agit d'une concession du Judaïsme fidèle à la Torah, à renforcer l'égalité de la jeune fille et à lui prêter le sentiment qu'en aucune façon elle n’est inférieure aux garçons.



  1. Taharat Ha’Mishpachah:




La séparation ou "Mechitzah" entre les hommes et les femmes dans la synagogue est une exigence halakhique. Dans le Second Temple également, il y avait déjà une séparation. Cela est basé sur l'idée que la synagogue talmudique est une miniature du Temple, un lieu saint qui est dédié uniquement à communiquer avec Dieu et avoir de véritables pensées pures. Une synagogue où les personnes sont assises de manière mixte est, selon toutes les autorités halakhiques, impropre à la prière et à la lecture de la Torah. Cela représente, selon les mots de mon vénéré maître, Rabbi JB Soloveitchik (1903-1993), une «christianisation» de la synagogue. Il n'y a pas de sainteté dans un tel endroit. La visite de ces temples de la réforme libérale (ils appellent leurs synagoguestemples », parce qu'ils ne croient pas à la reconstruction du Troisième Temple) est déconseillée. Il est préférable de visiter un club-house ou de regarder un bon film "casher "afin d’utiliser son temps plus efficacement.


Dans les écoles et lors des festivités, cette séparation est également observée par les Juifs fidèles à la Torah. "Taharat Ha'Mishpachah" signifie qu'une femme mariée observe les lois de "Nida" et est soutenue et encouragée par son mari. Cela signifie que chaque mois, au cours de sa fertilité, il y a au moins 12 jours de séparation et d'absence de contacts psychiques (après ses menstruations, durant 4-5 jours, elle est tenue d’attendre 7 jours supplémentaires propres avant de se rendre au Mikvé à la nuit tombée de la 12e journée afin de pouvoir à nouveau être intime avec son mari).






  1. Mikvah:

La mitsva de pureté rituelle pour laquelle on utilise le rituel bain - Mikvé - appartient à la catégorie "Chukim", pour lequel aucune raison directe n’est donnée dans la Torah. Le statut de l'utilisation du Mikvé pour atteindre la pureté rituelle a à voir avec le changement de statut et la transition du passé vers l'avenir. Dans le Lévitique (18:19), le bain rituel pour les femmes après les menstruations (« Nidda ») est prescrit et dans Numeri (31:21-24), le bain rituel est prescrit pour la vaisselle acquise auprès de non- Juifs. Quand une communauté Juive est sur ??le point d'être fondée, la construction du Mikvé a la priorité sur toutes les installations communautaires nécessaires, afin rendre possible pour la femme juive d’observer les lois de la pureté familiale. Dans le Judaïsme, la famille et la vie familiale sont prioritaires. « Taharah » ou la pureté rituelle est atteinte par l’immersion dans un Mikvé casher. Après l'immersion dans les « eaux vives » d’un Mikvé casher, on devient comme un nouveau-né (« de Nidda »), ou l'on obtient un nouveau statut (« gyur »).


Pour de plus amples explications relatives à la « Nida » et « Gyur », vous pouvez vous référer à mon essai « Conversion au Judaïsme et prosélytes dans le contexte de la Halakha et l'Histoire Juive », sur mon site www.bestjewishstudies.com, via le lien « Essais et articles », en référence au Mikvé.


Lorsque de la vaisselle (casseroles, verres, assiettes, couverts,…) est produite ou achetée dans une entreprise non-juive, nous devrions la "touwel" dans un Mikvé spécial pour la vaiselle (« Kelim Mikvé »), ce qui signifie les plonger dans l’ « eau vive » du Mikvé. En faisant cela, nous les consacrons à la « Kedusha » (sainteté) exclusivement utilisé pour manger casher : nous les rendons aptes à s'adapter et à être utilisés dans notre cuisine casher et notre ménage. Quand quelqu'un plonge dans le Mikvé, il ne peut porter aucun ornement, objet ou maquillage qui n'appartient pas au corps (attention : les lentilles oculaires doivent être enlevées avant l'immersion). Un prosélyte (« ger » ou « gyoret ») doit également plonger dans un Mikvé cacher en présence du Beth Din, en raison de son changement d'identité et afin d'obtenir le statut d'un nouveau-né (indépendamment de son passé). Le Mikvé symbolise la pureté spirituelle, mais du point de vue linguistique, il signifie également «nouvel espoir » (Jérémie 17:13 : « Eternel, source de d'Israël l'espoir »). Une dame prépose au Mikvé (« balanit ») doit nécessairement être présente pour contrôler que les cheveux des femmes sont dans le Mikvé et qu'elles ont posture correcte pour l’immersion (on peut ne pas avoir les jambes serrées ensemble ou ses poings fermés). Il existe des normes et des exigences halachiques très strictes pour un Mikvé casher (une piscine ou l'eau du robinet dans la baignoire ne correspond pas aux exigences de « l'eau vive » et donc en utilisant ces installations, la femme reste « Nidda » et le prosélyte reste non-juif).




  1. Marriage:

Les caractéristiques et relations entre hommes et femmes suivantes doivent faire partie de la préparation des enfants entre 12 et 18 ans:


Il n'y a pas de cohabitation avant une « Chuppa » halakhique valide et un « Kiddushin » (mariage religieux juif halakhique). L’intimité comme se serrer la main, s’embrasser, se tenir par la main, se toucher les parties intimes du corps est absolument interdit du point de vue halakhique. C'est une des raisons pour lesquelles les écoles religieuses fidèles à la Torah sont séparées et n'ont pas de classes mixtes. Même le personnel enseignant doit avoir un code vestimentaire dans l'esprit de la Torah et de l'éducation religieuse juive. C'est aussi la raison pour laquelle les filles juives n'utilisent pas le Mikvé après les menstruations (« Nidda ») avant le mariage afin de ne pas approuver l'immoralité dans la société juive.


  • Qu’est-ce qu’une “Chuppa”?

  1. Canopée:

La fiancée (« Kala ») et le fiancé (« Hatan ») sont debout sous l'auvent, qui symbolise la future maison d'Israël qu'ils dont ils sont sur ??le point de jeter les bases. Les Sépharades utilisent un « talith » placé au-dessus du « Hatan » et de la « Kala » ou alors, le marié et la mariée sont couverts par un« talith » commun, basé sur les paroles de Ruth à Booz: (Ruth 3:09) : " Et vous étendrez votre ailes sur votre servante et serez mon rédempteur ».


  1. Couvre-chef:

A partir de la « Chuppa », une femme mariée commence à se couvrir les cheveux. Pour une femme mariée, se couvrir la tête est même une obligation de la Torah, mais il y a différentes manières de satisfaire à cette exigence : « sheitel », châle, chapeau,… Une autre raison laquelle la femme mariée doit couvrir ses cheveux est parce que les cheveux de la femme sont considérés comme un ornement et de nombreuses fois dans la Halakha comme érotique. En couvrant ses cheveux, elle garde pour son mari et ses enfants le privilège de regarder ses cheveux naturels. C'est aussi une question de l'identité juive pour une femme mariée de couvrir ses cheveux de manière appropriée.

  1. Yichud’: ‘Chuppa’ signifie également « Yichud » : le « Hatan » et la « Kala » sont maintenant en tête à tête pour un court laps de temps et apprécient la vie privée qui fait partie d'une vie conjugale.


  • La « Ketubah » est un contrat de mariage régissant les droits et obligations de l'époux et de la future épouse. Il est très important pour les femmes de garder la « Ketubah » en sécurité, car elle garantit les droits de la femme. En cas de perte, une « Ketubah » de remplacement doit être délivrée par un Beth Din halakhique reconnu. Une « Ketubah » est une preuve de l'identité juive et a une signification très précieuse en cas de doute sur l'état juif des enfants d'un « gyoret ».

Si une « Chuppa » a lieu dans une synagogue, c'est une obligation pour les hommes et les femmes d’être séparés, ce se fait au moyen d'un " mechitzah " où les hommes et les femmes sont assis sur des côtés différents.

  • Après la « Chuppa », il est une obligation de faire un « Se'udat Mitsva» (repas de fête de mariage). A la fin de ce repas, « 7 brachot » sont récitées en l'honneur du « Hatan » et de la « Kala ».


Yichud’:

Un homme juif et une femme ne sont pas autorisés à être ensemble dans une pièce fermée sans autres personnes présentes, à l'exception d'un père avec sa fille, une mère avec son fils et un mari avec sa femme.



  • Yichud pour les enfants:

Il est interdit par la loi juive, pour un membre d'un sexe, d’être seul avec un membre du sexe opposé pendant plus d'un minimum de temps dans un endroit inaccessible au public, en raison de la crainte d'un comportement immoral qui pourrait avoir lieu. Les filles de moins de trois ans et les garçons de moins de neuf ans sont ne peuvent pas être laissés seuls avec des adultes du sexe opposé. Il n'y a pas d’interdit de " yichud " pour un fils et sa mère, une fille avec son père, un frère avec une sœur ou un grand-parent avec un petit-enfant du sexe opposé.


Dans mon travail halakhique, « Halacha Aktuell », vol. II, page 557-561, je traite le sujet de l’adoption avec la perspective halakhique. La plupart des autorités halakhiques sont indulgentes par rapport au 'yichud' des parents adoptifs avec leurs enfants adoptifs. Une exception à ceci est le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menachem Mendel Schneerson (1902-1994) qui représente un point de vue très strict et ne permet pas de « yichud » entre les parents adoptifs et leurs enfants adoptifs sans que qu’un autre adulte ne soit présent.


  • Une « gyoret » ne peut pas épouser un Kohen. Dans le cas d'un mariage, il est invalide et les enfants d'un tel mariage vont perdre leur statut de Kohen.

  • Divorcer est possible dans le Judaïsme un "get". (c’est, tout comme le mariage juif, une question de droit civil, une procédure judiciaire).


La femme, qui a fait «vendre» certains de ses «droits et libertés» à son mari quand elle l'a épousé, doit «acheter» ces «droits et libertés» de retour. S'il n'y a pas "get", elle n’est religieusement pas officiellement divorcée et ses enfants naitraient avec un autre homme, ne seraient pas reconnus, et auraient le statut de « bâtards » (« mamzerim »). Ils ne pourraient ainsi pas épouser un homme ou une femme israélite «casher».

 

le statut de «bâtards» (« mamzerim ») et ne pouvait pas épouser un homme ou une femme israélite « casher ».

 

  •                                                                                                                                          Un « shadchan » ou « match-maker » est une personne qui a beaucoup de connexions et beaucoup d'expérience dans les relations sociales et le mariage. Un « shidduch » est un acte de « match-making ».  En cas de succès, on doit payer les frais de courtage convenus au « shadchan » ou à la «shadchanit »

 

 

 

19.           Mort:

Dans le Judaïsme, le deuil commence immédiatement après les funérailles. La période entre la mort réelle et l'enterrement est appelée: « aninut », durant laquelle on est encore dans une sorte de choc et exempté de toutes les Mitsvot positives (« Assee »), comme mettre les Téfilines, prier, dire les « berachot »,… Des visites de consolation sont effectuées. Il me semble très important de préciser pourquoi, dans le Judaïsme, l'enterrement doit être effectué dès que possible:

1.      « Kevod Hamet » (l'honneur du défunt) : comme on le sait, le corps commence à se désintégrer très rapidement, parce que 70% du corps humain est constitué d'eau.  On évite donc que de mauvaises odeurs émanent du cadavre. Garder un cadavre pour une longue période est incompatible avec la Halakha.

2.      « Kvod HaChaim » (l'honneur de la vie autrement dit, des survivants). Le processus de consolation ne peut avoir lieu tant que le corps n'est pas enterré. C’est seulement après l'enterrement que les survivants sont  mentalement prêts à accepter consolation

 

Les trois étapes du deuil sont:

1. « Shivah » : durant sept jours après les funérailles, on reste à la maison (de préférence dans la maison du défunt).  La famille du défunt est assise sur des chaises basses.  Les amis et la famille rendent visite pour les consoler, ce qui permet d'avoir toutes les prières des services au domicile du défunt et de prendre soin de leurs besoins physiques. Il n'y a pas de deuil le Shabbat.  Les personnes en deuil sont habillées de vêtements de Shabbat et de chaussures régulières et vont prier à la Synagogue, à moins qu'un « Minyan » ne puisse être organisé dans la maison du défunt également le Shabbat. Le jour de Shabbat compte pour la période de « Shiva ». Le septième jour n'est pas terminé, car en matière de deuil (« avilut »), nous sommes indulgents et par conséquent, nous comptons une partie de la septième journée comme une journée complète. Il y a une très belle coutume Juive hongroise : après le Shiva, la famille du défunt fait un tour à pied autour du bloc où le défunt vivait et dit donc adieu au défunt, de manière formelle et émotionnelle.

2. « Shloshim »: 30 jours de deuil, pour les parents au premier degré. Le compte du « Shloshim » commence après l'enterrement et durant cette période, on ne se rase pas la barbe et ne se coupe pas les cheveux, on ne participe pas à des événements joyeux avec de la musique, comme des mariages ou Bat/Bar-Mitzva. En Israël, la pierre tombale (« matzevah ») est érigée à la fin de la période de « Shloshim ».

3. « Shana » (une année de deuil après le père ou la mère). On dit « Kaddish » (la prière de l’orphelin) durant les 11 mois après le décès de son père ou de sa mère. Le « Kaddish » n'est dit qu'après le décès de nos parents et c’est le seul réel honneur que nous pouvons réaliser pour eux après leur mort : (a) cela sert à élever leur âme vers une position plus élevée dans le monde à venir et (b) ils doivent reposer en paix, près de la source de tous les vivants (« Tzror Hachaim »), à savoir avec Hashem.

 

Un Juif ou une Juive sera pris en charge et enterré par la «Hevre Kadishah » (littéralement: société sainte), dont les membres (masculins ou féminins) sont élus par la Communauté Juive et qui s’occupent, volontairement et sans honoraires, de toutes les dispositions nécessaires autour de la mort et de l'enterrement, y compris « tahara » (le lavage et la purification du corps de la personne décédée et l'habillement avec de simples vêtements de lin blanc, appelés « tachrichim »). Le service de la « ‘Hevre Kadishah » est incommensurable pour toute la communauté avec une infrastructure religieuse Juive puisque ce service est rendu par très peu de personnes. Elle libère la famille en deuil des inquiétudes au sujet des funérailles et des annonces funéraires.

Dans chaque «Hevre Kadishah », il y a une section homme et une section femme. Ils prennent respectivement soins des corps pour le lavage rituel : le corps retourne pur (« Tahara ») à son Créateur, comme il a été donné par Lui, dans la pureté. Pour la même raison, l’autopsie est interdite: le corps doit retourner complet à son Créateur. La crémation est absolument interdite dans le Judaïsme, en raison de la croyance Juive en « Techiyat Hametim », la résurrection des morts par l'Éternel. Un cimetière Juif ou des tombes Juives n'ont pas de délais.  Les deux communautés Juives d'Anvers enterrent donc leurs morts à proximité des membres de la communauté néerlandaise de Putte, où le cimetière est la propriété de la communauté Juive.  Ni le cimetière ni les tombes n'ont donc de limite dans le temps, à la différence des cimetières non-Juifs en Flandre et aux Pays-Bas, où les tombes ne sont disponibles que pour une durée limitée à 20-30 ans et sont généralement relouées après cette période, débarrassées de leurs restes, sauf si une prolongation a lieu, mais ce genre de disposition n'est pas éternel. C'est un devoir rabbinique et une grande mitsva de consoler ceux qui pleurent après la perte de leurs bien-aimés pendant « Shiva » et aussi pendant toute l'année après la mort; c'est ce qu'on appelle « Nichum Avilim ». Le deuil est un devoir biblique pour les sept proches au premier degré (père, mère, sœur, frère, fils, fille et mari / femme). Il est bien entendu naturel et compréhensible que quelqu'un qui a vécu comme un Juif / Juive veuille trouver son repos éternel parmi les siens. Ce n’est pas l'expression d’un «élitisme » ou d’une séparation, mais comme le déclare la Bible dans Rois (2:10):« Et le roi David a été posé avec ses pères et on l'enterra dans la ville de David ». Une personne qui est halachiquement non-Juive ne peut pas être enterrée dans un cimetière Juif et une personne halachiquement Juive ne peut pas être enterrée dans un cimetière non-Juif.

 

Mort et deuil à l'égard des enfants

Les exigences halakhiques pour les mineurs sont très différentes de celles des adultes. En ce qui concerne le « Keriah » (déchirure, couramment faite aujourd'hui en lien avec la procession des funérailles), c’est identique pour un mineur et pour un adulte.

En ce qui concerne le « Shivah » et l’obligation d'une année de deuil après le décès du père ou de la mère, il n'existe aucune obligation pour les mineurs de moins de Bar ou Bat Mitzvah. La raison de cette décision est tout à fait logique: il n'y a pas de Mitzva « Chinuch » concernant « Avilut ». Nous n'allons pas promouvoir et utiliser les mineurs dans le triste domaine d’ « Avilut ».  Un Cohen (et un mineur Cohen) a l’interdiction d'être en contact physique ou d’être sous le même toit qu’un cadavre (sauf si le défunt est l'un des sept proches parents). Aussi, un Cohen qui visite un cimetière doit se tenir éloigné des tombes de ses bien-aimés et ne peut pas venir physiquement près de leurs tombes. Les parents des enfants Cohanim ne peuvent pas activement emmener leur fils en contact avec la mort ou un cimetière.

 

 

20.            Raisons pour le Gyur:

Il est obligatoire pour le professeur et mentor, ainsi que pour le Beth Din, de comprendre les motifs d’un gyur pour les mineurs (ayant atteint le niveau intellectuel pour comprendre) et pour les adolescents. L'enseignant et le Beth Din doivent s'assurer que leur désir de devenir Juif n'est pas le résultat de la pression de leurs parents, mais est absolument volontaire. C’est également un devoir pour l'enseignant et le Beth Din de dire aux enfants ou aux adolescents qu’en restant Noachide(s), ils auront aussi une place dans le monde à venir. Le Beth Din a aussi l’obligation de préciser aux mineurs que leur gyur est conditionnel et provisoire, jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de majorité religieuse, auquel ils auront encore la possibilité de s’éloigner du Judaïsme, s'ils le souhaitent.

Les treize Principes de Foi sont subdivisés en cinq groupes: 1. La définition de l'Éternel 2. La Prophétie 3. L'essence de la Torah 4. Récompenses et punitions 5. La Résurrection des morts et la venue du Messie.

 

Les treize Principes de Foi ont été composés et compilés par Maïmonide (12e siècle) dans son commentaire sur la Mishna.  Ils forment aussi la base de l’hymne synagogal religieux bien connu « Yigdal », récité lors de notre prière quotidienne du matin.

Maïmonide est considéré comme le plus grand codificateur et philosophe du Peuple Juif. Il est souvent désigné comme le Rambam, d’après ses initiales en hébreu: Rabenu Moshe ben Maimon. Il est né à Cordoue, en Espagne, un Shabbat, le 14 Nissan, « Erev Pessah », en l'an 1135. Quand il avait 13 ans, sa famille a été forcée d'émigrer au Maroc (Fès), en raison de l’intolérance religieuse islamique par le groupe fondamentaliste des Almohades. C’est là qu’il a commencé à écrire son commentaire sur la Mishna (le premier travail de fondation du Talmud), qu'il a écrit en Judéo-arabe (la plupart des Juifs méditerranéens parlaient, à l'époque, le Judéo-arabe). Ils ont dû quitter Fès, une fois encore à cause des persécutions musulmanes et de l'intolérance religieuse, et ont poursuivi leurs pérégrinations afin de trouver un endroit de résidence convenable. Ils sont arrivés en Eretz Yisrael en 1165, mais ont trouvé la vie en Terre Sainte très difficile, sous le règne des Croisées intolérantes.  Ils se sont déplacés en l'Égypte, où Maïmonide est devenu le chef spirituel de la Communauté Juive. Il a passé douze ans à extraire les décisions et les lois des vestiges de la littérature talmudique et Gaonique, de la Loi écrite et orale. Ayant une mémoire photographique et un génie phénoménal, il a codifié la loi Juive dans son célèbre Codex Maimoni (« Mishne Torah »), subdivisé en 14 livres (appelés aussi « Yad HaChazakah »), contenant toute la loi Juive pertinente pour notre temps et aussi pour l'époque durant laquelle le Temple existait. Il est aussi devenu un célèbre médecin et en 1185, il a été nommé à la Cour Royale de Saladin, le sultan d'Egypte et de la Syrie. Dans le monde de la médecine, il est connu pour être le père de la médecine préventive; sa devise est: «le meilleur médecin est celui qui fera en sorte que vous n'aurez plus jamais besoin d'un médecin ».

Maïmonide était le philosophe Juif le plus classique et a écrit le travail philosophique Juif le plus connu, « Le guide des égarés» («Moré Nevuchim »). Il est décédé en 1204, âgé de soixante-dix ans, et a été pleuré par tous les Juifs du monde entier. Il a été enterré à Tibériade et sa tombe est visitée par de nombreux admirateurs dans le monde des «Yeshivot».

 

 

De tous les commentateurs Juifs du TeNaCh et du Talmud dans les mille dernières années de l'Histoire Juive en Europe, Rachi, appelé d’après ses initiales: Rabbi Shlomo Yitschaki ou Rabban Shel Israel (le professeur et Rabbi de tout Israël), est le plus célèbre et le plus étudié dans les écoles Juives et « Yeshivot ». Il vivait au Moyen-Age, en France, et a étudié à Ashkenaz, de 1040 à 1105. Il est décédé à l'âge de 65 ans. Nous sommes à chaque fois intrigué quant au fait de comprendre comment un homme a pu composer une œuvre aussi gigantesque, qui est toujours étudiée par tous les élèves et étudiants des « Yeshivot », les Grands Rabbins,... Pour moi, personnellement, il n'y a qu'une seule explication: Rachi a écrit son commentaire du Talmud en ayant été inspiré par « Rouah Hakodesh » (Inspiration Divine Sainte).  Dans son commentaire sur le Talmud, il explique magistralement et véritablement le sens du texte d'une manière très compréhensible et ouvre ainsi les portes d’un travail considéré au début du Moyen Âge comme « scellé de sept sceaux». Dans son commentaire sur l'ensemble du TeNaCh, il se réfère tout d'abord à « Pshat » (au sens littéral), « Midrash » (simple) et le Talmud pour clarifier le texte. Rachi fut l'un des pionniers à faire face à la grammaire hébraïque et a également pris des décisions halakhiques très importantes, telles que l'ordre des articles des Téfilines et le fait de commencer à prier « Maariv» à « Plag Hamincha » (environ trois heures avant la tombée de la nuit, le « Plag Hamincha » peut être trouvé dans tous les calendriers Juifs). Rachi a également établi les quatorze étapes du Seder (kadesh / u'rchats / karpas / yachats / maggid / r'achatsah (avec Braha) / motsi-matsah / maror / korech / Orech shulchan / tsafun / Barech / Hallel / nirtsah).


 

 

21.     Tzniyut:

 

 

 

Couvrir la tête des enfants et des adultes Juifs

 

Selon le Rabbin David Halevi Segal (1568-1667), connu d’après son célèbre ouvrage halakhique, « Taz », les parents seraient tenus d’empêcher leurs enfants de sexe masculin d’avoir la tête découverte (c'est violer le commandement négatif: «vous ne devriez pas imiter les manières et le code vestimentaire du monde non-Juif »). Bien que la Halachah Shulchan Aruch ») exige seulement que la tête soit couverte pendant les temps de la prière, de l’étude de la Torah et des repas, on est encouragés à remplir cette pratique tout le temps. Rabbi Avraham Gombiner (1635-1682), connu d’après son célèbre ouvrage halakhique, « Maguen Avraham » dit: « si les enfants se couvrent la tête en étant jeunes, ils seront pénétrés de la crainte de D-ieu » : « Yirat shamayim ».  Aujourd'hui, se couvrir la tête est devenu pour les hommes une question d'identité avec le Judaïsme religieux : un Juif religieux qui va publiquement sans couvre-chef sera considéré par de nombreux Juifs comme non fiable dans toutes les matières concernant la Halakha. Le Judaïsme religieux Ashkénaze est relativement strict sur cette question, alors que la communauté Juive Sépharade fera plusieurs fois des concessions, ce qui, à mon humble avis, est injustifié.

 

Coupe de cheveux et code vestimentaire pour les garçons, les filles et les adolescents:

 

 

La Torah identifie cinq parties sur le visage masculin et la tête, connues comme « peyot » (coins). Trois de ces « peyot » ne peuvent pas être éliminées par un rasoir ou une lame et peuvent uniquement être coupées avec des ciseaux ou un rasoir électrique, afin de ne pas déraciner les cheveux de la barbe. L'emplacement exact des « peyot » n'est pas clair, mais les autorités halakhiques indiquent qu'il convient d'éviter d'utiliser un rasoir ou une lame sur une partie du visage masculin. Les deux autres « peyot » sont situés sur les deux tempes. Ces lois concernant la coupe de cheveux et le rasage ne ​​s'appliquent que pour les hommes. D’un point de vue Halachique, il n'y a pas de règle précise quant à l'âge auquel les cheveux d'un garçon doivent être coupés et dans quel style exactement.  Une coutume existe cependant dans la plupart des communautés : celle de ne pas couper les cheveux d'un garçon jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de trois ans. Il est pour moi important de clarifier un stéréotype selon lequel tous les Juifs laisseraient pousser de longues boucles sur leurs tempes.  C'est une coutume exclusivement hassidique de laisser les papillotes intactes pendant toute la durée de vie. Ce fut un plaisir répandu chez les nazis d’humilier les Juifs hassidiques en leur coupant leurs « peyot » et de rire de cet acte horrible et déshumanisantMême certains non-Juifs contemporains, qui n'aiment pas voir les Juifs hassidiques avec des papillotes, doivent se rendre compte que nous remercions

D-ieu de pouvoir vivre dans une société libre et démocratique, nous permettant de choisir notre manière de nous habiller ou de nous couper les cheveux. Ils devraient avoir la même tolérance envers les Juifs hassidiques (qui aiment s'habiller avec les traditionnels vêtements des siècles passés et faire pousser leurs « peyot » comme leurs ancêtres dans l'Europe de l’Est, le Maroc ou le Yémen) qu'ils montrent envers les personnes recouvertes de tatouages, les skinheads ou les gens portant des piercings aux lèvres, aux oreilles ou au nez.

Un Juif a l’interdiction de porter des vêtements (y compris les bijoux, les styles de coupes de cheveux et accessoires) destinés au sexe opposé. Les parents doivent faire attention à cela dès le moment de la naissance d'un enfant.

La même chose concerne les vêtements faits d'une combinaison de laine et de lin, appelé « shatnez », interdite par la Torah.  De nos jours, on peut facilement vérifier cela dans un laboratoire de « shatnez », disponible dans tous les méga-centres Juifs, comme Anvers, Londres, Paris,

 

 

Tzniut :

Une partie du comportement modeste est que les expositions d'affection entre les sexes doivent être limitées au mari, à la femme et aux enfants ou grands-parents et petits-enfants.

Des vêtements appropriés et modestes font également partie d’un mode de vie « tzniut ». En public, les jeunes filles et femmes juive sont tenues par la Halakha d’avoir les bras couverts jusqu’en-dessus des coudes et les jambes couvertes jusqu’en dessous des genoux. Il n'y a pas d'âge uniforme à laquelle la nécessité de couvrir les jambes et les bras commence (cela dépend de la maturité du corps de la jeune fille).

 

Les vêtements suivants devraient faire partie de la liste noire d'une fille ou femme Juive religieuse: pantalon, de toute nature, parce halachiquement c’est un vêtement masculin (une exception peut être faite, selon certaines autorités halakhiques, en hiver, lorsqu’il gèle ou fait très froid : une fille peut être vêtue d'un pantalon sous sa jupe, de même, une femme qui fait du ski peut s’habiller à la mode mentionnée ci-dessus). Pas de chemises ou de pulls serrés, soulignant la féminité de la femme. Pas de jupes ou de vêtements transparents, même si ils sont uniquement transparents à la hauteur des bras de la jeune fille ou femme. Pas de décolleté, ni à l'avant ni à l'arrière. Et enfin, aucun t-shirt ou robe sans manches.

 

Une fois que les mineurs ont atteint un âge où ils sont gênés d'être vus déshabillés par leurs parents du sexe opposé, un comportement très affectueux mais aussi la natation ensemble sont interdits par les lois de « tzniut ».

 

Le concept de «tzniut » s'étend aux garçons et aux hommes, qui ne peuvent entendre des femmes chanter, car cela pourrait conduire à des pensées et sentiments érotiques. Ceci ne s'applique pas aux femmes et filles de la famille, lorsqu’elles chantent « Zemirot » le Shabbat, en présence de leurs frères et pères, mais s'applique à la belle-famille du sexe opposé.

 

 

 

25.                            Luach:

 

Un calendrier Juif est un must dans chaque maison Juive, de préférence en version de bureau ou en édition de poche, ainsi qu’un calendrier mural. Un garçon ou une jeune fille Juive religieuse doit être capable de gérer un calendrier Juif à partir d'un certain âge, en fonction de son niveau intellectuel. Il ou elle doit être capable de lire la date hébraïque correspondant à la date civile, connaître les noms hébreux des mois, savoir trouver les heures de début et de fin de Shabbat et des Festivals.

 

Le calendrier Juif est basé sur le cycle de la lune, alors que le calendrier régulier est basé sur le cycle du soleil. Chaque mois de l'année Juive comporte 29 ou 30 jours, habituellement en ordre alterné. Sept fois en 19 ans, un mois supplémentaire est ajouté, afin d'être en mesure de garder les Fêtes Juives dans la bonne saison prescrite dans la Torah. Dans une année bissextile Juive, il y a 13 mois, c’est l’Adar Beth qui est ajouté. De cette façon, nous pouvons faire face à l'écart entre une année lunaire et une année solaire. Si nous ne prenions pas soin de l'écart entre les deux systèmes, nous ne serions pas en mesure de célébrer la fête dans la bonne saison. L'année Juive commence le 1er et le 2 Tishri, mais le décompte des mois commence au 1er Nisan, le mois de la sortie d'Egypte.

 

Il y a beaucoup d'informations dans un calendrier Juif:

  • la date hébraïque
  • la “Parashat Hashavu’ah
  • le début (« Hadlakat Hanerot ») et la fin Motsa’ee ») de Shabbat
  • les heures de prières, « Zman Tefillin » and « Tzitzit », particulièrement important en hiver (pas de « Tefillin » et de « Tzitzit » aussi longtemps qu’il fait encore nuit)
  • les heures de début et de fin des Fêtes et la possibilité de mettre un « Eruv Tavshilin »
  • les jours de jeune, les heures de début et de fin du jeune
  • Roch 'Hodech et « Shabbat Mevarchin » (Shabbat annonçant et bénissant l’arrivée d’un nouveau mois)
  • « Chazot », une demi-heure après le midi halakhique (en fonction de la durée de la journée), nous pouvons commencer à prier « Minha Gedola »
  • « Plag Hamincha », le plus tôt que nous pouvons accepter et commencer Shabbat ainsi que commencer à prier « Maariv » (prière du soir)
  • « Shkia », le coucher de soleil, qui est, d’un point de vue Halachique, déjà Shabbat et Yom Tov.  Dans certaines communautés, on commence à allumer la lumière de Hanoucca à cette heure
  • «Tzet Ha'Kochavim », tombée de la nuit halakhique avec la vue de trois étoiles dans le ciel

 

Roch 'Hodech (le début d'un nouveau mois) est en fait un micro-Roch Hachana; nous regardons en arrière, pensons à nos échecs et mérites du mois passé et regardons l'avenir avec espoir, souhaits et bénédictions pour le nouveau mois. Roch 'Hodech appartient à la catégorie des demi-fêtes, il a le même statut halakhique que le Chol HaMo'ed (dans l'entre-deux jours de Pessa'h et Souccot); il n'est pas interdit de travailler le jour de Roch Hodech.

 

Des prières spéciales sont récitées en l'honneur de Roch 'Hodech dans les trois Shemoneh Esre de la journée et dans le "Birkat HaMazon" Ya'aleh Ve'yavo ", demandant à HaShem de se souvenir de nous pour le bon, demandant la grâce, la bonté et la compassion pour nous et pour tout Israël. Après Shacharit, 'Halel' (Hallel incomplet, sauter 2 Psaumes) est déclaré Roch 'Hodech (à Roch' Hodech Tevet, ​​le Hallel complet est récité puisque cela se fait pendant tous les jours de Hanoucca). A Roch Hachana, qui est aussi Roch 'Hodech, on ne dit pas Hallel parce que c'est aussi un jour du Jugement et que les livres de la vie et de la mort sont ouverts. Il est inapproprié de prier des chants de louange dans ces circonstances. Hallel est récité avec les « Téfilines ».

 

26.              Extra:

    • Les Shabbatot spéciaux:

“Shabbat Shirah: dans la Torah, nous lisons le passage sur la division de la mer Rouge, qui marque la fin de l'Exode. Après ce miracle, Moshé et le Peuple d'Israël chantèrent la célèbre chanson « As Yashir » (Ex.15 :1-20). La plupart du temps, lors de ce Shabbat, c’est aussi Tou Bichvat et nous célébrons le Nouvel An des arbres, en mangeant des fruits des sept espèces particulières d'Israël ainsi qu’un nouveau fruit, en disant la bénédiction de «Shehecheyanu ».

 

 

 

 

‘Shabbat Shekalim: le Shabbat précédant ou étant le 1er Adar. La lecture de la Torah est Exodus30 :11-16, qui traite de la contribution des « demi-shekels » dont tous les Juifs (20-50 ans) ont dû faire don pour l'acquisition des sacrifices publics dans le Tabernacle. C'était aussi une façon de recensement, afin de savoir combien d'hommes étaient disponibles pour le service militaire.

 

 

‘Shabbat Zachor: le Shabbat qui précède Pourim, nous lisons dans la Torah : Deuteronium 25:17-19, qui parle d’Amalek, l'ennemi juré du Peuple d’Israël, qui a attaqué Israël sans raison (symbolique de l'antisémitisme latent et virulent). Haman était l'arrière-petit-fils du roi des Amaleks, Agag. Aujourd'hui, les gens d'Amalek n’existent plus, leurs idées persistent (l'Allemagne nazie ou la judéo-phobie islamique de l'Iran). Hachem attend de nous que nous exterminions les idées de haine d'Amalek, qui existent encore malheureusement (mon Rabbi JB Soloveitchik, szl).

 

 

‘Shabbat Para’: le premier ou le second Shabbat après Pourim, quand le Festival de Pessa'h approche. A l’époque du Temple, les gens devenaient purs, « Tahor », après avoir été en contact avec un corps mort (maintenant être « Tamee »), afin d'être en mesure d'assister au sacrifice de Pessah et d’entrer dans la zone du Temple. Le processus de purification était en saupoudrant les cendres de la génisse rouge, mélangés avec de l’eau vive.  On était ainsi « Tahor» et apte à participer à la fête de Pessa'h. La lecture de la Torah est Numeri, chapitre 19.

 

 

‘Shabbat Ha’Chodesh: le, ou juste avant le 1er Nisan. L’Exode 12:1-20 est lu, la Torah nous ordonne d'avoir un calendrier hébreu indépendant dans lequel le mois de Nisan, de la renaissance d'Israël, sera le premier du cycle des mois hébreux. Deux semaines avant le Festival de Pessa'h, nous entendons aussi dans cette lecture les « Mitsvots» spéciales de Pessa'h et l'interdiction totale des « hamets » pendant Pessa'h.

 

 

‘Shabbat HaGadol: le Shabbat qui précède la fête de Pessa'h est appelé « Shabbat HaGadol » pour différentes raisons: a) le Rabbin fait un long exposé sur les Mitsvot et interdictions de Pessa'h.    b) à cause du miracle de l'Exode, qui a commencé avec ce Shabbat en prenant l’agneau de Pessah, sans craindre les Egyptiens qui considéraient la plupart des animaux comme des divinités. c) Dans la Haftara de ce Shabbat, le dernier chapitre de Malachie et la fin des prophètes, on parle du Grand Jour de HaShem, quand le prophète Eliyahu apparaîtra pour annoncer la venue du Messie.

 

 

‘Shabbat Nachamu: le Shabbat suivant Ticha Be Av. Nous lisons le chapitre Yeshayahu 40, qui commence par les mots: « Nachamu, Nachamu, Ami ». Le prophète parle du confort du Peuple Juif après la destruction du Premier Temple, de leur retour de l'exil babylonien et de la protection du Peuple d'Israël par HaShem.

 

 

‘Shabbat Shuva: le premier Shabbat de la nouvelle année Juive, entre Roch Hachana et Yom Kippour. La Haftara (Hosea 14:2-10) de ce Shabbat commence par le mot: « Shuva » (« rends Israël à ton Dieu, parce que vous avez trébuché sur vos péchés»), qui convient aussi la saison des Dix Jours de Techouva.

 

 

‘Shabbat Bereshit: suivant Simhat TorahNous commençons ce Shabbat avec un nouveau cycle de lecture de la Torah, en commençant par le livre et la Parasha de Bereshit (Genèse) dont nous finirons la lecture du cycle lors du prochain Simcha Torah.

 

27.              Connaissance générale du Judaïsme:

 

 

La difference entre unRav’, un Rabbin et un Rebbe

 

ChazanYossele Rosenblat  ‘Chazan Zevulun Kwartin   ‘Chazan’ Benjamin Muller

(1882-1933)                                   (1874-1952)                                 (1948-)

                                             

Qu'est-ce qu'un «Chazan», un «Ba'al Tefila», un «Shaliyach 'tzibur?

 

La différence entre un « Beth Midrach » et un « Beth Hakneset » ?

 

 

 

 

Brit Milah

 

 

Pidyon HaBen

L'ordre de l’’Aliyot' à la Torah et de la lecture au cours de la semaine et des jours du Shabbat et Festivals. 

 

 

Pourquoi 'Eretz Ysrael' est appelé la Terre Sainte? (trois raisons)?

 

 

Pourquoi "I’ivrit" est appelé la langue sainte? (trois raisons) ?

Pourquoi il n'y a pas Festivals dans la Torah en été et en hiver?

 

 

Ce qu’est le "Kotel"? Où est-il situé?

 

28. Chinuchet l'éducation Juive religieuse des enfants et des jeunes:

 

 

 

En plus d'enseigner à leurs enfants la Torah sous toutes ses formes, les parents sont tenus d'éduquer leurs enfants dans d'autres domaines de la connaissance ainsi, afin qu'ils puissent plus tard assurer leur subsistance. En hébreu, le mot pour les parents est « Orim », lié grammaticalement à « Morim » (enseignants). La Torah voit d’abord les parents comme nos premiers enseignants et donc nous nous référons, dans nos prières, à nos parents en tant qu’enseignants.

Dans le «Vidouy » (confession des péchés) de Yom Kippour nous confessons nos péchés d’avoir déshonoré nos parents et enseignants (« Orim u'morim »). Nous renvoyons également à la prière « Birkat Hamazon », en mentionnant nos parents publiquement, comme dans un discours.  Après leur vie, dans la prière « Yizkor » comme « avi mori » (mon père, mon professeur), « immi morati » (ma mère, mon professeur).

 

 

Enseigner la Torah à son fils:

 

Le devoir d'un père et d'une mère d'enseigner la Torah à leurs fils ou leurs filles est une réelle loi de la Torah, dérivée du verset Deutéronome 06:07.  Elle est incorporée dans le « Shema », l'une des principales prières du Judaïsme et la seule prière qui est une obligation de la Torah et dont le texte est entièrement tiré de la Torah.

 

 

Un père est halachiquement tenu de payer pour les frais de scolarité de la Torah de son fils et la fille (cela s'étend au niveau secondaire et au niveau de l'enseignement supérieur, tel que «Yeshiva » ou étude séminaire pour filles). L'éducation informelle commence à l’âge de trois ans pour un garçon ou une fille  Torah Tziva » et la première phrase de « Shema »). L'éducation formelle commence aujourd'hui à l'âge de cinq ou six ans. Elle se compose de l'apprentissage de la Torah écrite (« Tanakh ») et de la Torah orale (« Mishna » et « Talmud »). Il est à noter que le célèbre Rabbi Life de Prague, aussi connu comme le « Maharal » de Prague, insiste dans ses écrits sur la méthode pédagogique suivante: entre 5 et 10 ans, un enfant ne devrait se consacrer qu’à l'apprentissage de la Torah et du Tanakh et maîtriser les 20 livres de la Sainte Écriture; de 10 à 15 ans, un enfant doit consacrer son temps à exclusivement apprendre les Six Ordres de la Mishna et à les maîtriser; à partir de 16 ans et au-delà, un jeune homme doit se consacrer exclusivement à apprendre et à maîtriser le Talmud. Le « Maharal » est très critique quant à l'ordre inversé, à savoir qu’un jeune garçon devrait commencer l’apprentissage du Talmud avant de savoir lire un verset de la Torah avec le commentaire de Rachi…

 

 

 

 

L’enseignement de la Torah pour les filles:

 

 

 

Sarah Schenirir (1883-1935) (à gauche) est la fondatrice de la première Beth Yaakov-séminaire de Cracovie, en Pologne. Plus tard, il a étendu dans toute la Pologne, l’Europe de l’Est, en Israël et en Amérique. Le niveau de cette école primaire, secondaire et séminaire bénéficie d'une excellente réputation dans les études juives et générales.

 

Le « Hafetz Haïm » (1838-1933) fait valoir que les parents sont également tenus d'instruire leurs filles à ces sujets, s'ils veulent qu'elles grandissent pour devenir des Juives pratiquantes, sauf pour la partie de la Torah orale (« Mishna » et le « Talmud »). Un autre argument invoqué est que si nous ne donnons pas d'éducation religieuse à nos filles, cela signifierait la rupture et l'effondrement de la famille Juive religieuse car il n'y aurait pas de femmes compatibles aux compagnons « Bné Torah » (étudiants en Yeshiva). Rabbi Moché Feinstein (1895-1986) est d'accord avec le point de vue de « Hafetz Haïm », mais permet l'enseignement de parties éthiques ou moralistes de la Mishna, comme « Pirké Avot » et les œuvres « Moussar » telles que « Chovot HaLevavot », écrit par Rabbi Bahya ibn Paquda (né en 1040) ou « Messilat Yesharim », écrit par Rabbi Moché 'Haïm Luzzatto (1707-1746). Beaucoup de séminaires et d’écoles pour filles suivent ce point de vue. Le Rabbi 'Haïm David Halevi (1924-1998), Grand Rabbin Séfarade de Tel-Aviv (dans son travail halakhique « Mekor Haïm») ainsi que mon professeur vénéré, Rabbi JB Soloveitchik (1903-1993), szl élargissent la liste des sujets de la Torah de façon substantielle. Il y a des séminaires et écoles pour filles qui suivent cette approche. Les parents ont l'obligation incontestée d’élever leurs filles en filles pieuses, religieuses et engagées pour Israël.

 

L’enseignement des études profanes:

Le souci de garder des sujets profanes dans une position secondaire ou inférieure pour les étudiants Juifs religieux doit être pris au sérieux. Il est de pratique courante, dans la plupart des écoles Juives, de consacrer la matinée à l’étude de la Torah (c’est le meilleur moment de concentration des enfants) et de réserver la deuxième partie de la journée aux études profanes. Il est à noter que le « Gaon de Vilna » (1720-1797) avait une connaissance approfondie des sujets généraux, comme les mathématiques, l'astronomie, la grammaire hébraïque, l'histoire Juive ainsi qu’une connaissance générale de la langue parlée à Vilna, en Lituanie. Il a beaucoup plaidé pour que les étudiants de la Torah aient une connaissance des sujets généraux.  Il a fait traduire en hébreu, de sa propre initiative, des livres importants de géométrie et de science. En outre, il est connu que le plus grand « Gaon » de notre temps, après la « Shoah », le « Hazon Ish » (1878-1953), avait une connaissance approfondie des mathématiques, de la géométrie, de l'agronomie et de l'anatomie du corps humain ainsi qu’une bonne connaissance de la zoologie et précisément de l'anatomie des oiseaux et animaux casher.

 

Enseigner un métier aux jeunes gens et jeunes filles:

 

 

 

La Mishna précise que le père est tenu d'enseigner un métier à son fils, de sorte qu'il soit en mesure de se soutenir comme un adulte et ne soit pas un fardeau pour la communauté. Cette obligation est mentionnée avec l'obligation du père d’enseigner la Torah à son fils. Le Talmud ajoute qu’un père devrait enseigner à son fils comment nager, parce que cela peut parfois sauver des vies. Dans la réalité d'aujourd'hui, dans la plupart des familles, le mari et la femme, doivent travailler afin de préserver des moyens de subsistance. Il est sûrement obligatoire d'également enseigner aux filles une profession appropriée, telle qu'enseignante, travailleuse sociale, secrétaire, afin que la famille puisse vivre avec « parnassah » (moyens de subsistance). Dans mon essai en néerlandais , «Torah im Derech Eretz », je cite une longue liste de Grands Rabbins tels que Rachi (1040-1105), Maïmonide (1135-1204), le Rabbin Yehuda Levi (1075-1141), Nahmanide (1194-1270 ), Rabbi Its'hak Don Abarbanel (1437-1508), le Rabbin Samson Raphaël Hirsch (1808-1888), Rabbi Azriel Hildesheimer (1820-1899) et enfin mon vénéré professeur Rabbi JB Soloveitchik (1903-1993), sz, l. qui ont tous préconisé qu’à côté de l’étude approfondie de la Torah, chacun devrait avoir une profession pour lui-même et pour prendre sa famille en charge.

 

Les soins aux enfants et la Halakha:

 

La Halakha exige que les parents prennent soin de leurs fils et filles et s'assurent que leurs besoins physiques et spirituels sont remplis.

 

L'obligation de fournir pour les enfants:

Un père ou une mère Juive est halachiquement tenu de fournir une alimentation adéquate à ses enfants. La même chose est vraie en ce qui concerne la fourniture de vêtements, d’un abri, de soins médicaux et bien sûr de l'éducation religieuse Juive adéquate. Ils doivent le faire jusqu'à ce que leurs enfants atteignent l'âge où il est de coutume pour eux d'aller travailler pour leur propre compte. Malheureusement, certains « enfants » ne parviennent jamais à cet âge et vivent de longues années aux frais (en yiddish: «Kest») de leurs parents (ou beaux-parents) et deviennent totalement dépendants financièrement de leurs parents ou beaux-parents. C'est malsain et certains diraient que c’est une façon parasitaire d'éduquer des enfants.

 

Le charité (« Tsédaka ») et les enfants:

 

 

Tout Juif, homme ou femme, est tenu de donner un dixième de son revenu net annuel à des causes caritatives: « Ma'asser Kesafim ». On est censé faire passer nos parents et connaissances pauvres ou démunis avant les étrangers. Il y a des opinions différentes quant au fait de savoir si l'on est autorisé à compter l'argent dépensé pour le soutien des enfants ou leurs frais de scolarité pour l'éducation religieuse Juive comme « Ma'asser Kesafim ». Nous devons enseigner à nos enfants à donner la «Tsédaka » sans réserve et même leur fournir de l'argent pour donner pour la « Tsédaka » à l'école. C’est ici aussi, un rôle de modèle, pour démontrer aux enfants combien il est important de ne pas être égoïste et de partager ses revenus avec les démunis, les pauvres, les malades et les personnes âgées. Notre grand maître Maïmonide énumère huit degrés de priorité lorsque l’on donne la « Tsédaka » : le premier et le plus important est de fournir à une personne pauvre les moyens de voler de ses propres ailes et d'être en mesure de prendre soin de sa famille.  D'autre part, faire un don de façon anonyme, de sorte que le donateur et le récepteur de la « Tsédaka» ne connaissent pas qui a donné et qui a reçu.

 

Minyan - les services de la Synagogue

 

 

On amène les enfants à la Synagogue avec différentes objectifs : leur apprendre à se tenir avec crainte et respect en présence de D-ieu, leur apprendre à prier à leur niveau et faire de la Synagogue un lieu connu, accueillant, où ils aiment venir pour rencontrer leurs amis Juifs.

 

Le Talmud nous dit qu’un garçon mineur peut être appelé à la «Maftir » le Shabbat. Le « Choul'han Aroukh » codifie ce que dit la Halacha: un mineur peut être appelé à « Maftir » à la « Haftara » (la lecture des Prophètes).

 

Les autorités Halachiques affirment qu’un garçon mineur peut recevoir l'honneur de « Hagbaha » (élever la Torah à la fin de la lecture) et de « Gelilah » (rouler et lier la Torah), ou de tenir un deuxième rouleau de la Torah tandis que le premier est en cours de lecture.

 

 


« Birkat Cohanim » (la Bénédiction des Cohanim).

 

Les Ashkénazes en dehors d'Israël l’exécutent uniquement lors ​​des Festivals, les Ashkénazes en Eretz Israël et les Sépharades à travers le monde font cette Bénédiction dans le cadre de leur service « Shacharit » quotidienLa raison, selon les personnalités Ashkénazes, d’effectuer cette Bénédiction uniquement lors des Festivals est parce que les Cohanim ont commandé de bénir Israël « b'ahava » (dans l'amour et l'humeur joyeuse), ce qui n'est le cas que lors des Festivals, où nous sommes supposés être en « Simcha », comme il est écrit: « vous devez être joyeux de votre Festival ».

 

La Mishna mentionne qu'un garçon mineur ne doit pas prendre part à la Bénédiction «Tossafot » (le commentaire du Talmud), contrairement au «Choul'han Aroukh » qui dit que le mineur est autorisé à participer avec d'autres adultes Cohanim.

Plus tard, les autorités halakhiques ont approuvé et inclus la Bénédiction avant le « Birkat Cohanim», dans le cadre de «Chinuch ». Le garçon Cohen doit être en mesure de tenir ses mains dans la bonne position et de prononcer les paroles de la Bénédiction correctement.

Conclusion:

 

Le devoir parental de « Chinuch » continue tout au long de la durée de vie de chaque parent, et de chaque enfant. C'est un privilège donné par D-ieu et une relation vitale importante qui existe entre les parents et leurs enfants.

 

 

Mon défunt père, le Rabbin Shmuel Yosef Daum, s.z.l. Avi Mori,

(« Mon père, mon professeur »), (1924-2003) qui était un professeur légendaire et un éducateur pour adultes et enfants pendant cinquante ans, me disait que tant que nos parents vivent, on ne cesse jamais d'être un enfant. Vous perdez votre enfance lorsque vos parents s’en vont. De même, l’étude de la Torah est une obligation sans fin et une « Mitsva ».  Nous sommes au service d’Hachem durant notre vie et nous devons nous engager avec notre corps et notre esprit. Il se termine lorsque nous avons malheureusement quitté ce monde.

 

Colophon

 

Prof. Rabbi Ahron Daum, B.A, M.S., Grand Rabbin émérite de Francfort sur le Main

Premier jour de Rosh Chodesh Chesvan 5774

4 octobre 2013

 

Montage et premier projet:

Heleen Batyah van Silfhout, Middelburg, Pays-Bas

 

Correction, Photoshop et projet final:

Mattityahu Akiva (Matthijs) Strijker

 

Traduction en néerlandais:

Margalit (Margreet) Westbroek, Utrecht, Pays-Bas

 

Traduction en français:

Edith M., Bruxelles, Belgique

 

Web designer:

Yitzchak Berger, Anvers/Melbourne, Australie

 

 

 

Nous tenons à exprimer notre gratitude et notre reconnaissance à Rabbi Shmuel Singer, dont le livre « Guide des parents à enseigner aux enfants les Mitsvot » nous a beaucoup aidé.

Publié en l'an 1991 par Ktav Publishing House Inc;

ISBN: 0-88125-367-7

Son travail nous a beaucoup aidé dans la rédaction de notre essai, qui est essentiel pour les enfants et les jeunes qui sont dans un processus de conversion (gyur) selon les exigences halakhiques.

Nous souhaitons à l'auteur longévité, santé et esprit, «bis 120 ».

 

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