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Reine de Shabbat: le partenaire d'Israël’

Reine de Shabbat: le partenaire d'Israël’

(Midrash Bereshit Rabba, 11)



Plus la sainteté de Shabbat imprègne Israël, plus Shabbat protège Israël’

Une ancienne sagesse juive



Shabbat dans un «shtetl» avant la Shoah



Et nous rassemble des quatre coins de la terre’ (ShemoneEshree, jours de la semaine)

Juifs éthiopiens à la lecture de la Torah pendant un jour de semaine.





Shabbat à Anvers au 21e siècle



Contents









Syllabus Shabbat

Introduction :

Signification du nom

Arrêt du travail productif ; ‘Yom Kippour comme le Shabbat des Shabbat’ et figuratif : ‘Shemita’ (la septième année comme année de bénédiction).

Le concept de Shabbat s’applique à l’humanité, à la faune ainsi qu’à la terre d’ ‘Eretz Israël’.



Origine du commandement de Shabbat

Quatrième commandement des Dix Commandements qui définit la relation entre Dieu et l'homme, universel (Exode 20) : histoire de la création et à l'échelle nationale (Deutéronome 5) dans les prophètes Isaïe, Jérémie, Ezéchiel et Nechemiah le commandement du sabbat et répété et souligné.



L'âme additionnelle: "Neshama Yettara '

Valorisation élevée du Talmud et de la Kabbale comme une journée de réhabilitation spirituelle et journée de protection, d’insouciance et de détente.



Non Juifs et Shabbat :

La raison du Shabbat est reconnue par toutes les religions monothéistes (islam et christianisme) et, en outre, en partie par les religions polythéistes. Le Shabbat dans son concept halakhique n'est donné qu’au peuple d'Israël.

Torah - interdiction du travail le Shabbat,

39 travaux (melachah) interdits qui comprennent des travaux principaux (‘Avot Melachah’) et leurs dérivés (‘Toladot’) ; définition de melachah '= travail durant le Shabbat. Les ‘Karaiem’ et leur fausse interprétation de l'interdiction du feu le Shabbat. Toutes les interdictions et les commandements du Shabbat s’annulent pour sauver une vie humaine (‘Pikuach Nefesh ')!

Deux membres juifs religieux de l’organisation ‘Hatzala’ (assistance médical) à Anvers qui sont volontairement actives toute la semaine y compris le Shabbat et Yom Tov.



Interdiction Rabbinique le Shabbat



Moektze’, Interdiction rabbinique spécifique au Shabbat, qui a pour but de prévenir toute violation d’un interdit du shabbat définit par la torah, il s’agit donc d’une mesure préventive prise par les Rabbins afin de protéger le Shabbat.

Il y a cinq catégories principales de ‘moektzeh '.

Exemples: stylos et de l'argent, instruments de musique, etc.



Shvut : interdiction rabbinique le Shabbat de demander directement à un non juif de faire un travail qui est interdit à un juif le Shabbat, exemple allumer éteindre les lumières électriques pour nous sur Shabbat.



Marit Ayin’, toutes activités qui donnent l'impression que le fidèleest en train de violer les lois de Shabbat.

Par exemple, entrer dans un magasin sans rien acheter.



U’vdin d’Chol’, toutes activités qui profanent l'ambiance et la sainteté du Shabbat. Par exemple, le jogging ou prendre des bains de soleil sur le Shabbat.



Eroev’, procédé rabbinique facilitant la vie communautaire juive pendant Shabbat, le sujet sera étudié plus en détail dans cette essai.

Nous avons 4 types de ‘Eroevin ':

  1. Eroev Tavshilin ‘ : dans le cas où le Shabbat suit immédiatement un jour de fête, afin que nous puissions préparer la nourriture pour Shabbat grâce au ‘Eroev Tavshilin’. C’est le ’Eroev’ le plus commun.

  1. Eroev Reshuyot’ : mieux connu comme ‘Eroev’, souvent appelée erouv urbain. La possibilité de porter des choses licites du domaine privé vers le domaine public et vice versa. grâce à la construction d'un mur halakhique, exemple, autour d’une zone résidentielle juive.
    Le ‘Eroev’ d’Anvers est reconnu par toutes les groupes orthodoxes.

  2. Eroev Chatzerot’ : Si nous n'avons pas de erouv urbain, il existe la possibilité de porter des choses licites dans un immeuble juif religieux dans le couloir grâce a cet ‘erouv’ ou s'il y a plusieurs foyers juifs l’un à côté de l'autre il est autorisé de porter des choses licites d’un jardin à l'autre jardin.

  3. Eroev Techumin’ le ‘eroev’ le moins connu et le moins utilisé. dans la partie urbanisée d'une zone urbaine, nous pouvons marcher tant que nous le voulons. A la fin de la zone urbanisée de la ville, nous pouvons marcher un autre 2000 coudées dans chaque direction. Mais avec un ‘Erouv Techumin’ nous pouvons marcher encore 2000 coudées de plus en chaque direction.
    Par exemple, un hôpital qui est situé à la périphérie d'une ville, grâce à cet ‘eroev’ nous pouvons dans certaines circonstances visiter cet institution le Shabbat.



Observer et profaner le Shabbat : ‘Shomer Shabbat’ et ‘mechallel Shabbat’ - louange du prophète Isaïe (58 :13-14 +56 :1-7) pour ceux qui observent le sabbat et les charges / condamnations de Amos (8 :5), Nechemiah (13 :14-23+10 :32-34) et Ezéchiel (20 :12-24+22 :8+44 :24) pour ceux qui violent/profanent le Shabbat.

Préparations pour ‘Shabbat’



-Nettoyage de la maison pour Shabbat.

-Préparation sur ‘Erev Shabbat’ ou le jeudi des repas de Shabbat.

- Beaux vêtements de cérémonie à l’honneur de Shabbat

- A part de l’honneur de Shabbat également les plaisirs du Shabbat par exemple de la bonne nourriture et dormir plus longtemps.

- Cuire soi-même les ‘challot ‘de Shabbat si possible

- Hospitalité et prendre soin des pauvres, des célibataires et des personnes qui ont une vie sociale très modeste.





Les bougies de Shabbat



Privilège de la femme d’apporter ‘la lumière du Shabbat ‘à la maison : ‘Akèrèt Habait’ la femme juive vu en tant que fondement de la famille juive, et fait en sorte de compenser la tentation d'Adam, l'homme primordial, qui a comme conséquence la mort et des ténèbres dans le monde.

Nombre de bougies : au min. 2 (voir plus loin dans notre essai).



Raisons de l’allumage : ‘Shalom bait’, l’ambiance et tradition Rabbinique contre la fausse interprétation des Karaïtes. Une mitzva très importante qui a une priorité halakhique sur la bénédiction du vin (‘kiddush’).



Les bougies peuvent être de paraffine ou bien d’huile d’olive.


Bénir les enfants

Les garçons sont bénis avec la bénédiction traditionnelle de Yaakov sur Ephraïm et Menasse, les filles sont bénies avec la bénédiction traditionnelle des gens de Beth Lechem à Ruth sur Sara, Rivka Rachel et Lea. À la fin les parents embrassent leurs enfants, chez les Juifs hongrois il est l’habitude que les enfant embrassent la main des parents.

Kiddush’ : Durant le Shabbat on fait deux fois ‘kiddush’ : Le soir du shabbat et shabbat à midi. Le mot ‘kiddush’ origine des lettres de contrainte kuf, daled et shin, ce qui signifie saint. Cela veut dire que l’on déclare avec le ‘kiddush’ que le shabbat et une journée sainte et spéciale.

Les deux ‘kiddushim’ le shabbat se distinctes en grande partie.

Le Kiddush du soir du Shabbat et une obligation de la Torah et ne peut être fait que sur du vin ou du jus de raisin. Le texte de ce ‘kiddush’ parle de la fin de la création du monde par Hashem à la fin du sixième jour. On à l’habitude de réciter ce ‘kiddush en étant debout.

Shabbat à midi l’obligation du ‘kiddush’ est Rabbinique et peut être faite sur chaque boisson importante alcoolique. Le texte parle surtout sur la libération des enfants d’Israël d’Egypte. Ce ‘kiddush’ peut être récité assis.

Les repas de Shabbat

  • Le nombre de repas obligé le Shabbat est de trois : le premier repas c’est à la nuit de shabbat, le deuxième c’est shabbat à midi et le troisième c’est avant la fin de shabbat, au plus tard avant la ‘shkia’ (couchée du soleil). Il est obligatoire de faire la bénédiction ‘hamotzi’ sur du deux pain à chaqu’un des trois repas.

  • Des repas de shabbat significatifs : ‘gefilte fish’ et ‘tsjolent’/’chamim’, ‘kiegel’, des œufs écrasés avec onions fins, du fois écrasé avec des salades aux chois et repas israélites orientaux comme techina, aubergines, humus.

  • Explication sur la Torah sont données par le ‘maitre de maison’, des membres de la famille o u des invités.

  • Shir Hamalot’, ‘Birkat hamazon’ avec trois additions importantes est récité.



‘Zemirot’ chanson de Shabbat réligieuses



Shalom aleechem’ (salutations aux anges qui nous surveillent et accompagnent), ‘echet haïl’(chant de louange à la femme et mère juive pour sa grande contribution durant la semaine et spécialement durant le shabbat pour les préparations importantes) comme premières chansons avant le repas et différentes chansons durant les trois repas du livre de ‘zemirot’. La plupart de ces chants datent de plusieurs centaines d’années et ont été rédigés par de grands rabbins comme Rabbi Yitzchak Luria (1534-1572), connu comme le ‘saint Ari’, père de la Kabbalah pratique, Rabbi Israel Najara (1555-1625), Rabbin à Gaza et étudiant de Ari et Rabbi Baruch ben Shmuel de Mainz (décédé en 1221), l’un des principales Tosafistes qui ont commenté le Talmoed.

La famille Daum durant un repas de Purim en 1960, le Rabbin Daum est le quatrième à droit. Comme il est interdit de photographier le Shabbat, nous avons choisi une photo de purim, ou il n’y a pas d’interdiction de travail.

Shabbat à la synagogue

Durant les jours de semaine nous avons trois services principaux : ‘Ma’ariv’ (prière du soir), ‘Shacharit’ (prière du matin) et ‘Mincha’ (prière de l’après midi). Durant le Shabbat nous avons quatre services : ‘Kabbalat Shabbat/Ma’ariv’, ‘Shacharit’, ‘Mussaf’ (service ajouté à l’honneur du Shabbat) et ‘Mincha’.

Kabbalat Shabbat’ (réception ou salutation du Shabbat) est la partie du service du soir de Shabbat la plus récente, elle a été introduite par Rabbi Yitzchak Luria (1534-1572) et les Kabbalistes. Ils se sont basés sur le Talmud qu’à l’époque de la Mishna les sages ont reçus le Shabbat sur les collines de Galilée habillée en blanc avec leurs visages dirigés vers l’Ouest d’où la nouvelle journée Juive arrive (couché du soleil) en disant : ‘vient la Reine Shabbat, vient la mariée Shabbat’).

Shiurim’ : de nombreux ‘shiurim’ (cours) sont donnés dans les 33 synagogues du cartier Juif d’Anvers. Les plus connus sont les Shiurim de ‘Daf Hayomi’ donné dans quasiment toutes les synagogues qui s’agitent de la page du Talmud lié au cycle de ‘Daf Hayomi’. Également de nombreux Shiurim sur la ‘Parashat Hashavua’ avec les commentaires classiques de Rashi, Nachmanides et Or HaChayim. En été il y a de nombreux Shiurim sur les ‘sorts de nos Pères’, également connu comme Éthique du Sinaï.

Havdala’ : se séparer du Shabbat. C’est une obligation de la Torah de également se séparer du Shabbat, comme au début du Shabbat, la nuit de Shabbat, recevoir le Shabbat avec le ‘kiddush’.

Généralement la séparation est récitée sur un ver de vin ou jus de raisin. À part la ‘bracha’ sur le vin il suit aussi une ‘bracha’ sur les épices (‘vesamim’) et une ‘bracha’ sur la bougie de ‘havdala’ qui a plusieurs graines et donne l’impression d’une torche.
La raison pour les épices c’est pour consoler notre amé qui profite d’une bonne odeur, à la perte de l’âme supplémentaire.
La raison de la bougie de ‘havdala’ c’est pour annoncer la fin du Shabbat et l’autorisation d’allumer du feu à partir de maintenant ce qui correspond à l’interdiction la plus connue de Shabbat.
D’après la tradition l’homme préhistorique, Adam, a créé le feu à la fin de Shabbat après son expulsion du paradis.

Shabbat, le partenaire d’Israël

Shabbat est un jour saint, ce qui veut dire spécial et attaché à HaShem.

Genèse 2:03, nous voyons que Dieu lui-même sanctifie le shabbat et dans Exode 20:08 le peuple est instruit de sanctifier le Shabbat.

Le shabbat est de ce fait un signe de connectivité entre Dieu et son peuple Israël.

Dans l'observation du Shabbat, il est donc une sanctification du temps.

Il est important de mentionner que c’est l’unique fois que dans le Genèse (‘B’Reshiet’) où le mot’ Kadosh’ est mentionné. Ce mot ne se trouvera ensuite que dans l’Exode (« Shemot ») 19 :6 : « vous serez un peuple saint ». Sanctifier veut dire : séparer ou également mettre à sa disposition/marier.

Rashi (Rabbi Shlomo ben Jitschak, le commentateur le plus célèbre du Tenach et du Talmoed, qui vivait au Nord de la France de 1040-1105) dit : que manquait après six jours de création dans le monde ? Le repos, « menoucha », repos dans le sens de : joie, relaxation, harmonie et développement spirituelle.

L’homme a de grandes capacités créatives, mais également la capacité de fixer des limites. Nos créations ne doivent pas régner sur nous. La maitrise de soi est l’unique garantie de la liberté réelle. La domination humaine s’arrête un jour et toutes les créatures (adultes, enfants, animaux, plantes, arbres et fleurs) partages dans notre liberté.

C’est un jour d’approfondissement de la relation avec le Supérieur.



Introduction Shabbath



Le Shabbath est mentionné plusieurs fois dans la Torah et ‘Nach’. La première fois est quand Hashem a terminé la création et a arrêté de créer à la fin du sixième jour et a béni et sanctifié le septième jour, le Shabbath (Gen.,2 :1-3).
À ce moment il n’y avait pas de juifs, seuls Adam et Eve. La raison pour laquelle c’est mentionnée dans la Torah ; c’est pour nous dire
de suivre les voies de Dieu et imiter ses voies.


La deuxième fois c’est mentionné à la Révélation (Ex., 20 :8-12) et là c’est écrit dans le quatrième commandement : Hashem parle directement au peuple d’Israel : « Souvenez-vous (
‘Zachor’) du Shabbath pour le sanctifier » : toutes les ‘mitzvoth’ positives connectées au Shabbath, que nous allons bientôt expliquer en détail. La raison pour laquelle nous tenons le Shabbath c’est parce que Hashem a terminé la création en six jours et a arrêter de créer à la fin du sixième jour, pour cela nous sommes aussi commandés d’arrêter chaque forme de travail de création durant le Shabbath.
La troisième fois c’est dans le deuxième veret des dix Commandements et la Révélation rapporté et répété par Moshe Rabbenu (Deut., 5 :12-16), mais le quatrième Commandement de Shabbat se differrencie considérablement du premier verset prononcé par Dieu en Exodus 20. Le Commandement du Shabbath est adressé par les paroles : « Gardez
(‘Shamor’) la journée de Shabbath pour la sanctifier. C’est ainsi que les Rabbis ont appris qu’il faut s’abstenir de certaines activités ‘Lo Ta’asse’(ne faites pas). La motivation qui est donnée pour tenir le Shabbat est que Hashem nous a libéré de l’esclavage et pour cela Il commande à : nous, notre fils et fille, notre esclave / femme de chambre, aussi de l'étranger qui a le droit de s'installer en Israël (‘Ger Toshav’), ton bœuf, ton âne et tous vos animaux de se reposer le jour de Shabbath (ne pas faire aucun travail créatif, pour montrer que nous sommes maintenant un peuple libre). Ici la motivation de tenir le Shabbat est centrée autour de l’Exode. Tenir le Shabbat selon la ‘Halacha’ et la ‘Tradition’ nous rends la vraie liberté et nous libère de toutes sortes d’esclavages qui existes encore de nos jours, par exemple : bourreau de travail, la dépendance à l'internet / téléphone mobile, avide après les valeurs matérialistes, gagner de l'argent, le commerce et particulièrement fréquente chez les femmes est constamment réduits en esclavage à nettoyer et à garder bien rangé. (en Allemand : ‘Putzfummel’).

Dans le contexte de la ‘manna’ il est écrit dans la Torah : « qu’ils préparent se dont ils ont besoin (pour Shabbath) », Les Rabbins y apprennent que les préparations du Shabbath sont aussi importantes que de tenir le Shabbath. Dans la célèbre diction des Rabbis : « Quiconque travaille avant le Shabbat, profitera durant le Shabbath » on y retrouve l’idée de recevoir le Shabbat comme qu’on recevrait une reine, ‘Shabbath HaMalka’ et c’est pour cela que toutes les préparations nécessaires comme : faire les achats pour Shabbath, cuisiner pour Shabbath, nettoyer la maison, se laver etc… doivent être faites avant le Shabbath.

Erev Shabbath’ est jusqu'à l’allumage des bougies de Shabbath est c’est jusqu'à là qu’on peut faire toutes les préparations pour Shabbath. C’est également une mitzvah pour tout le monde de participer dans les préparations de Shabbath. Même si quelqu’un a une femme de ménage il est encore obligé de contribuer dans les préparations de Shabbath.

Un autre aspect très important du Shabbath c’est d’être à temps à la maison et de ne pas faire de longs voyages ‘Erev Shabbath’ ce qui pourrait entraîner de profaner le Shabbath. Il est conseillé d’être chez soi au moins deux ou trois heures avant le commencement du Shabbath. Ceci est le cas pour les Shabbath d’été et également pour les shabbath d’hiver. Il est vraiment conseillé de ne pas voyager ‘Erev Shabbath’ et même jeudi soir, spécialement avec des vols à petit budget qui sont connus pour être notoirement en retard pour le Shabbath.



Une ‘melachah’ durant le shabbath ne s’applique pas uniquement sur le travail créatif mais également les pensées créatives.

Nous retrouvons les ‘melachot’ dans notre Torah.

Une des ‘melachot’ les plus importantes est de bruler, nous retrouvons cela dans le ‘pasuk’ auprès de la construction du ‘Mishkan’.

Toutes les ‘Avot melachah’ sont déduits des activités liés à la construction et déconstruction du ‘Mishkan’, par exemple : combustion, le labour, le semis, la récolte et porter un élément du privé au domaine public.

Dans le temps des ‘Sanhedrin’ des sacrifices étaient apportés au ‘Beth HaMikdash’ quand quelqu’un faisait une ‘melachah’ durant le Shabbath involontairement (avec l'avertissement de dix hommes). Quand une personne a fait une ‘melachah’ durant le Shabbath volontairement, il était soumis à la peine de mort (par lapidation).



Les ‘Sanhedrin’ et le ‘Beth HaMikdash’ n’existent plus de nos jours et les pécheurs sont punis par le ciel.

Yom Kippur on peut faire ‘teshuvah’ et demander pardons pour nos péchés involontaires.

Dans les Prophètes nous trouvons également des références directes à la sanctification du Shabbath. Les trois derniers grands Prophètes d’Israël parlent du privilège et de grandes réalisations en gardant le Shabbath et d'autre part profaner le nom de Dieu et Israël en profanant le Shabbath. Le prophète Yeshayahu (56 :5-7) parle des ‘gerim’ qui ont rejoint Dieu et qui gardent le Shabbath et de leur grande récompense et importance pour Hashem ;  « Et l'étranger qui est avec l'Eternel et a promis de le servir et d’aimer Son nom, à être serviteur du Seigneur- Tout le monde qui observe le Shabbat (‘shomer shabbat’) et ne le profane pas, celui qui tient mon alliance, lui je l'amène à ma montagne sainte, lui je lui donne de la joie dans ma maison de prière ..., Ma maison sera appelée la maison de prière de tous les peuples ».

Dans prophète Yeshayahu (58 :13—14) qui est aussi la Haftarah de Yom Kippur, qui est le statut Halachic de Shabbath (le Shabbath de tous les Shabbath), le prophète parle des bénéfices des Shabbath et réfère sur des idées de Shabbath, comme la jouissance de Shabbath (‘Oneg Shabbat’) honoré le Shabbath (‘Kvod Shabbat’), garder vos pieds pendant le Shabbath, ce qui peut faire une illusion à ne pas marcher en dehors du ‘Techum Shabbath’. Et garder votre langue illusion à ne parler de choses banales durant le Shabbath.

On lit : 13 « quand on repose ses pieds sur Shabbat et ne fait aucun commerce durant Mon saint jour, si on voit Shabbat comme un jour de joie, comme un jour Sain, si vous le tenez en l'honneur de ne pas faire des négociations commerciales ou d'affaires, 14 alors vous retrouvez la joie dans l’éternelle. Je vous laisse monter sur la hauteur de la terre et vous laisse apprécier le pays que j’ai donné a votre Père Yakov et l'Eternel a parlé. »

Dans la Haftarah de Shabbath et Rosh Chodesh on lit dans le dernier chapitre de Yeshayahu sur la coutume es aussi l’obligation de visiter la maison de Dieu le Shabbath et Rosh chodesh. Et ainsi est écrit : 23, chaque nouvel moi et chaque Shabbath de nouveau chaque chose vivante viendra ici pour se prosterner devant Moi –dit l’eternelle ».

Le prophète Yirmeyahu qui a déclaré que la destruction de l'Etat de Judée, de Jérusalem et du Temple, se plaint dans le chapitre 17 :19-23 sur la profanation publique du Shabbat en supportant les charges, effectuant du travail créatif et conduisant du commerce. il fait les rois de Judée responsable de cette faute et dit ceci: 24  « si vous m’écoutez, dit le Seigneur - et vous n’apporter pas de marchandises à travers les portes de cette ville à durant le Shabbath et vous célébrez la sainte journée de Shabbath et ne travaillez pas, 24 alors les héritiers de David passeront par les portes de cette ville à l'intérieur , monté sur des chevaux ou montés sur des chars et accompagne de leurs conseillers et les résidents de Judée et de Jérusalem ... 27 mais si vous n'obéissez pas Ma commande de célébrer le Shabbat comme un jour saint, si vous apporterez ce jour-là de biens par les portes de Jérusalem, Je fusionnerai les portes en flammes et le feu dévorera les bastions de Jérusalem - et personne ne l’éteindra ».

A l’époque du second temple, Le scripte Ezra et le grand chef Nechemiah ont codifié le judaïsme afin de remettre les juifs sur le droit chemin à la fois spirituellement et religieusement. Le scripte Ezra est principalement reconnu pour sa lutte sans compromis contre le mariage mixte, ainsi qu’il est mentionné, dans les chapitres 9 et 10 du livre biblique, Ezra.

Il a également introduit d’autres mesures importantes dans le judaïsme comme les préparations du Shabbath, faire le linge le jeudi, et faire les challot ‘erev shabbat’ (Jers. Talmud ; Megilla, 4 :1).

Le chef de l’état Nechemia, est directement responsable de la construction de la muraille autour de Jérusalem qui a été érigée pour une double raison, protéger la ville et (raison principal) afin de lutter contre les profanations du shabbat, ainsi qu’il est écrit dans Nechemia 13:15-22: « A la même époque, je vis en Juda des gens qui foulaient des pressoirs le jour du sabbat et qui transportaient, à dos d'âne, des charges de blé et aussi du vin, des raisins, des figues et toute autre denrée pour les introduire à Jérusalem le jour du sabbat; et je les admonestai le jour où ils procédaient à la vente de ces comestibles. Les Tyriens s'étaient établis dans la ville, qui apportaient du poisson et d'autres marchandises et qui les débitaient, le sabbat, aux Judéens dans Jérusalem même. (première source pour manger du poisson le Shabbath dans la bible)…. je recommandai aussi aux Lévites de se mettre en état de pureté et de venir garder les portes pour sanctifier le jour du sabbat: cela aussi, tiens-m'en compte, ô mon Dieu, et protège-moi selon l'abondance de ta grâce!»
Finalement Nechemia et le scripte Ezra ainsi que toutes les communautés de juives ont renouvelé l’alliance ancienne faite avec Dieu, en hébreu connu comme ‘Amanah’.
la ‘Amanah’ se divise en deux points.

Premièrement, c’est l’obligation qui est faite au peuple juif de ne pas se marier en dehors de la religion.
Deuxièmement , il est interdit de faire du commerce durant le Shabbath, comme c’est écrit : « également, ils n’achèterons pas, les biens et les différents types de céréales, que la population du pays leur offre le Shabbath, ni le Shabbath, ni les jours de fêtes. »

Le fait que le Shabbath est marqué comme le deuxième point important dans la ‘Hamanah’ nous montre à quelle point le commandement du Shabbath est centrale et à quelle point les prophètes de Judée étaient persistant contre la profanation du Shabbat, et avec succès, si nous remarquons rétrospectivement 2500 ans plus tard à quelle point le commandement du Shabbat prend une place centrale au niveau religieux et national.

Nos sages dirent : celui ou celle qui garde le Shabbat, (il/elle) est considéré comme ayant gardé tout le corpus des 'Mitsvot' et digne de confiance par rapport à tous les domaines religieux. Celui ou celle qui profane le Shabbat et le désacralise (ceci est aussi valable pour les Juifs qui ne suivent pas la religion), (il/elle) sera tenu responsable de ne pas avoir gardé tout le corpus des 'Mitsvot' et (il/elle) ne sera plus digne de confiance par rapport à tous les domaines religieux'' (Talmud Bavli Shabbat 118b).

Ci-dessus nous avons mentionné le scribe Ezra, qui a introduit les règles concernant l'arrivée et la préparation du Shabbat dans le Judaïsme.

Dans Chemot/Exodes chapître 16 on nous enseigne les devoirs préparatifs pour le Shabbat. Le chapître nous parle de la miraculeuse manne céleste ''Manna'' qui pendant 40 ans, lors du voyage des Israélites dans le désert, tomba du ciel pour tous et cela tous les jours sauf le jour du Shabbat.

Pour compenser l'absence de 'Manna' le jour de Shabbat, les Israélites reçurent une double portion le vendredi (‘Lechem Mishneh).

Cette leçon servira à enseigner aux générations à venir qu'elles doivent entreprendre des préparations afin d'être en état pour sanctifier le Shabbat.

Ainsi nous lisons dans Chemot/Exodes 16 : 5 „Et il arrivera que, le sixième jour ils prépareront ce qu'ils auront rapporté, et ce sera le double de ce qu'ils recueilleront chaque jour.“


Dans les versets 22 et 23 nous lisons :


Mais il advint, au sixième jour, qu'ils recueillirent une provision double, deux ômers par personne; tous les phylarques de la communauté vinrent l'annoncer à Moïse.“ 


Il leur répondit: "C'est ce qu'a dit le Seigneur: Demain est le sabbat solennel, le saint chômage en l'honneur de l'Éternel! Ce que vous avez à cuire, cuisez-le, à faire bouillir, faites-le bouillir aujourd'hui et toute la provision restante, gardez-la en réserve pour demain."


(Traduction Pentateuque : Sefarim.fr)


Ensuite : Chemot/Exodes 16:29 „Considérez que l'Éternel vous a gratifiés du sabbat! c'est pourquoi il vous donne, au sixième jour, la provision de deux jours. Que chacun demeure où il est, que nul ne sorte de son habitation le septième jour.“


Et enfin Chemot/Exodes 16:30 « Et le peuple chôma le septième jour. »


(Traduction Pentateuque : Sefarim.fr)


Ce chapitre concernant la 'Manna' et les incitations de HaShem et Moshe Rabinou pour organiser des préparations pour le Shabbat, est selon la Torah et la Halacha le fondement du commandement Shabbatique.



Tous les écrits halachiques au sujet du Shabbat ainsi que les livres actuels entament les discutions avec les préparations pour le Shabbat. La littérature Talmudique nous rapporte des faits sur de grands savants talmudiques qui ont participé eux-mêmes à la préparation du Shabbat.



La Halacha fait un pas en plus et dit que même s'il y a du personnel domestique, le mari ou la femme doit aussi préparer quelques choses pour le Shabbat.



L’époux peut, par exemple préparer les bougies de Shabbat afin qu'elles soient prêtes pour l'épouse. L'épouse préparera ainsi les habits de Shabbat pour l'époux afin qu'il ne doive pas les chercher et qu'il puisse vite s'habiller pour le Shabbat.



J'aimerais citer, parmi les nombreuses contributions de mes étudiants-amis sur le thème du Shabbat, une description de Hendrik et Heleen van Silfhout de Middelburg en Hollande, qui se préparent avec le Grand Rabbinat d'Israël au guiyour pour une Aliyah vers notre bien aimée 'Eretz Israël'. Ils décrivent dans leurs contributions la préparation du Shabbat ainsi que leurs vécu dans une ville de la province Hollandaise sans infrastructures Juives.



Puisque le Shabbat est un jour de joie hebdomadaire, nous nous préparons déjà quelques jours à l'avance. Nous faisons cela en allant faire par exemple nos courses en semaine(s)et d'avoir à la maison les aliments nécessaires à la préparation des trois repas festifs du Shabbat ''shalosh seoudot''.

Les femmes cuisinent les ''Challot'', pains tressés représentant la ''Manna'', qui pendant 40 ans, dans le désert, descendit du ciel tous les vendredis avec une portion double afin de ne pas devoir en ramasser le jour du Shabbat. Lors des trois repas du Shabbat nous avons deux ''Challot'' que nous couvrons avec un tissu comme symbole de la couche protectrice (rosée) avec laquelle la ''Manna'' était couverte.



Nous faisons le nécessaire pour que les repas de Shabbat soient prêts avant que le Shabbat commence et que les déclencheurs électriques allument les lumières et les plaques Shabbatiques qui gardent les aliments au chaud.



Nous préparons la maison à l'intérieur et à l'extérieur pour que tout soit propre et agréable, (chaque membre de la famille participe à cette tâche) ainsi nous mettons des fleurs et invitons la famille et les amis.



Pour recevoir la « Reine Shabbat » nous dressons la plus belle table et après avoir pris une douche, nous nous habillons de beaux vêtements.



Le peuple d'Israël est le partenaire du Shabbat :

Kabbalat Shabbat

Prendre sur soi la réception et la bienvenue du Shabbat le vendredi, est une sorte d'échauffement spirituel avant le Shabbat. C'est un moment ou le Shabbat est reçu comme un époux reçois sont épouse. (le peuple juif)



L'habitude de saluer le Shabbat comme épouse avec de la joie et des chants retrouve son origine dans l'époque talmudique et se développe plus tard à Tsfat.

Celui qui se trouve à la maison allume les bougies pour la réception du Shabbat. Deux bougies, une pour ''zachor'' (souvenir) et une pour ''shamor'' (conserver) ; la femme les allume parce que c‘est elle qui se trouve la plupart du temps à la maison à ce moment précis.



Celui qui se trouve dans la Synagogue, reçoit le Shabbat et ses ''Mitsvot'', comme ârret de tout travail créatif, en récitant ou en chantant ''mizmor chir leyom hashabbat'' (Psaume 92), une chanson pour la journée Shabbatique, qui suit directement le ''Lecha dodi''.



Lecha Dodi” emporte tout le monde dans l'ambiance du Shabbat. Le service à la synagogue continue avec le ci-dessus mentionné ''mizmor chir leyom hashabbat ''.



Le ''Amida '' (la prière silencieuse et debout, aussi nommé ''la 18ème prière'') consiste le jour de Shabbat de sept berakhot ; la berakha du milieu traite de la sainteté du Shabbat. Avant le commencement et à la fin de l''Amida'' une lecture d’un passage de la Torah est faite afin d'orienter les idées  vers le Shabbat 'veshamru', qui est dit avant le début de l''Amida'' nous parle de la Torah qui nous donne la mission de garder le Shabbat comme souvenir de la création).



Le vendredi est donc le moment de la répétition ("Tefila Mé-én Sheva") en contradiction aux autres soirées ou l’Amida n'est pas répétée.



Rentrés à la maison et avant de nous asseoir à la jolie table dressée, nous chantons ''shalom aleichem'' (pour que sur vous vienne la paix et nous saluons les anges de paix qui nous accompagnent sur le chemin vers la maison) ; D- est tellement content que nous gardions le Shabbat, qu'Il envoie des anges pour nous bénir. L'homme à la maison chante les proverbes 31 10-31 pour son épouse. Le ''Eshet Hayil'' est un chant de louanges pour son épouse zélée.



Comme suite arrive le ''Kiddouch'' sur la coupe de vin ou jus de raison afin de sanctifier le Shabbat. Le Kiddouch du vendredi ("vayechulu", Berechit / Genèse 2:1-3) nous parle de la mission de garder le Shabbat parce que D- s'arrêta de créer le septième jour et nous remémore ainsi la sortie d’Égypte au moment où Il a offert le Shabbat comme propriété à son peuple héritier. Sept Hommes adultes sont appelés chaque matinée Shabbatique pour faire une lecture de chants religieux.



Pendant le ''Shaharit'' (prière du matin) nous prions une prière ajoutée (''moussaf'). Après ''moussaf'', nous faisons à nouveau ''Kiddouch'' et prenons plaisir aux deux repas festifs du Shabbat.



Nous chantons le " chir lamaalot", Psaume 126, pendant les jours de fêtes et de Shabbats ainsi que le ''Birkat Hamazon'' (bénédictions et louanges après le repas).

Nous prenons du temps pour nos amis, notre famille et aussi pour un approfondissement spirituel. Par la lecture et l'étude de la Torah nous nous enrichissons et recevons de nouvelles énergies.



Pendant la ''minha'' (lecture à mi-journée) nous nous souvenons que la Torah a planté en nous la vie éternelle. Dans le ''minha'' le Shabbat est nommé ''yom menuha v kedusha ?'', un jour de repos et de sainteté. A midi une petite partie de la ''sidra'' (un passage de la Torah) du Shabbat à venir est déjà lue ; cette partie est relue le lundi et le jeudi. Ainsi la Torah est toute la semaine dans nos pensées. Nous vivons vers le Shabbat de cette façon.

L'accent diffère dans chaque service concernant la sainteté du jour.



Le milieu des sept berakhot de l’Amida, qui traite de la sainteté du jour, possède un accent différent selon chaque service.



Maariv nous parle de la création.

Shaharit nous parle des tables en pierre avec les 10 paroles.

Moussaf nous parle du service du temple.

Minha nous parle de l'harmonie et la paix du Shabbat.


En faisant du Shabbat un jour spécial, nous recevons un avant-goût du monde comme D- l'a voulu. Passage de l'essai : ' Le peuple d'Israël est le partenaire du Shabbat' de Hendrik et Heleen van Silfhout.





Les bougies de Shabbat se trouvent au centre de la célébration du Shabbat. Selon la 'Halacha' il est prévu que la femme ou la maman les allume avant le Shabbat. C'est une des missions les plus importantes des rabbins qui est réservé à la femme. Selon le point de vue de la loi juive halachique, le Shabbat commence de façon officielle avec l'allumage des bougies par la femme.





Pourquoi est-ce que la femme ou la mère doit se charger de cette tâche ('Mitsva')? Il n'y a pas de différence entre l'homme et la femme par rapport au Shabbat, ainsi nous n'appliquons pas le terme ''Mitsvot'', parce que les hommes, comme les femmes font partie de la machine d’esclavage d’Égypte.

Du point de vue de la 'hinuh' (L'éducation religieuse des enfants) il y a une obligation d'enseigner nos enfants à suivre les consignes du Shabbat. Les filles, qui ont l'âge d'être enseignées, allument les bougies.

En ce qui concerne les interdictions, les filles comme les garçons doivent être rendus conscients que les préceptes doivent être respectés.

'hinuh' est aussi d'application sur les garçons qui ont l'âge d'être enseignés avec un mission importante qui est de les emmener à la Synagogue.

Le Shabbat commence au moment précis où la femme allume les bougies Shabbatiques et récite la Berakha. Pour les hommes qui bénissent le Shabbat avec 'Plag haminha' le Shabbat commence avec le 'Mizmor shir leyom HaShabbat'.(Tehilim / Psaume 92)



L'allumage des bougies Shabbatiques est une Mitsva instaurée par les Rabbins.



Les deux raisons essentielles qui ont conduit à cette instauration : L’harmonie Familiale ('Shalom Beit'), pour que les êtres humains puissent se voir, trouver ce qu'ils cherchent et ne tombent pas en disputes. Depuis le temps de l'existence de l'électricité (150 ans) les bougies servent plus à créer une ambiance de fête avec la célébration du Shabbat et Yom Tov dans un esprit de dignité.



2. Raison historique: les Karaïtes (7ème siècle – 12ème siècle ap. J.-C.) (une secte déviante du courant principal judaïque niant la vérité de l'enseignement oral, comparable avec le mouvement sectaire actuel Reform-Liberal ou le judaïsme reconstructionniste) s‘asseyaient dans le noir et ne chauffaient pas de nourriture le Shabbat à cause d'une erreur d'interprétation sur l'interdiction de préparer de la nourriture pour le Shabbat. C'est pour cette raison que les rabbins insistent sur le fait d‘allumer les bougies du Shabbat avant le début du Shabbat, ce qui est non seulement autorisé, mais aussi obligé pour le respect et le plaisir du Shabbat. Pour la même raison nous mangeons aussi de la nourriture chaude le Shabbat et nous la plaçons sur des plaques chauffantes avant le début du Shabbat. Selon le ‘Choulhan Aroukh’ nous considérons quelqu'un qui mange de la nourriture froide le jour du Shabbat comme suspect d'être hérétique ou infidèle (un Karaïte).



Combien de bougies devons-nous allumer pour le Shabbat ?



Au minimum deux bougies, en accord avec le commandement du Shabbat qui apparaît deux fois dans les Dix Paroles.

(Chemot/Exodes et Devarim/Deuteronome)



Certaines familles allument autant de bougies qu'il y a des membres de famille. La 'Halacha' est sévère en ce qui concerne le respect de cette 'Mitsva'.

Si' il arrive qu‘une femme oublie d'allumer les bougies du Shabbat la 'Halacha' prévoit alors comme sorte de punition qu'elle devra allumer une bougie de plus le restant de sa vie.



Le statut suprême des Bougies Shabbatiques est très clair dans les deux exemples ci-dessous :

Si un être humain a peu d'argent et ne peut s'acheter que l’une des deux choses : des bougies pour le Shabbat ou du vin pour le Kiddouch, alors la 'Halacha' prévoit qu'il faut acheter des bougies parce que le vin pour le 'Kiddouch' (déclaration de la sainteté du Shabbat sur une coupe de vin) peut aussi être fait en situations d'urgence sur les 'Challot' du Shabbat. La phrase en NL n'est pas claire.

On associe la lumière à la vie, mais aussi à la sagesse. Ainsi le Talmud nous raconte que quelqu'un qui accomplit la 'Mitsva' des Bougies Shabbatiques aura des enfants brillants.



Une légende au sujet de l‘un des plus grands Rabbins et leader d'Israël est très célèbre, 'Rashi' (1040-1105 ap. J.-C.)

La mère de Rashi se retrouva un jour sans argent pour acheter des Bougies de Shabbat et vendit pour cela un bijou précieux afin de pouvoir s'acheter les bougies. En conséquence HaShem lui donna le petit Rashi, qui devint une des plus grandes lumières d'Israël et un des plus célèbres commentateurs du Talmud et de la Torah.

Les bougies peuvent être faites de paraffine, mais les pieuses femmes juives donnent la priorité aux bougies à l'huile d'olive. (La menorah dans le temple brûlait à l'huile d'olive). Il est prévu que les bougies du Shabbat soient mises sur la table avec le repas et elles doivent rester allumées lors du repas. Les bougies décorent la table du Shabbat. L'allumage des bougies consiste en 'Hana Mitsvot' ('Halla', 'Nida' et 'Hadlakat Nerot'). Il y a priorité à la femme pour cette 'Mitsva' pour lesquelles la femme a reçu la primauté et les Rabbins ont mis spécialement cette responsabilité entre ses mains.



L'allumage des bougies fait partie des trois Mitsvot qui s'appliquent et c'est seulement après que la Berakha est dite :



a. L'allumage des bougies pour Shabbat et Yom Tov, parce qu'avec la récitation de Berakha le Shabbat et Jom Tov commence. A ce moment il est trop tard pour allumer les bougies.



b. 'Netilat yadayim': afin de pouvoir réciter cette Berakha, il faut avoir les mains propres.



c .'Mikvah' quand il y 'Nida' après la menstruation et les jours de purification.

Si elle passe d'abord en immersion dans la 'Mikvah', alors elle devient 'Tahor' (pure au niveau spirituel et au niveau du culte). Chez un 'Ger' ou un 'Giyuret' on récite aussi la 'Berekha' après l'immersion. Ceci parce que l'immersion pour Beth Din, reconnu de façon Halachique, marque la clôture décisive de la procédure Guiyour. Cette personne est maintenant juive et peut dire la 'Berakha'. La raison pour que la femme couvre les yeux quand elle dit la Berakha sur les bougies, est qu'elle ne désire pas de jouissance de la lumière du Shabbat avant qu'elle n'ait pas encore dit la Berakha. La raison probable pour que les femmes fassent des mouvements circulaires avec les bras avant de dire la Berakha, se trouve dans l'idée que la femme désire que l'ambiance du Shabbat se répande dans toute la maison.





Nous passons plus de temps à la synagogue le jour du Shabbat que durant les autres jours de la semaine. Dans la Torah le Shabbat est aussi nommé 'Shabbat La'HaShem'. Cela veut donc dire que le Shabbat mérite beaucoup plus d'attention que les autres jours (de travail) et que nous consacrons plus de temps et d'effort afin d'être plus conscients et de vivre le Shabbat comme étant le jour de HaShem. Le but est aussi que lors du Shabbat nous animions notre 'Neshama' (esprit) et que nous puissions vivre ainsi de façon intense l'ambiance de 'Tefila et Torah' durant le Shabbat. Cela vaut vraiment la peine de parler sur 'Kabbalat Shabbat'. Jusqu'au XVIe siècle le Shabbat était reçu durant le service du soir avec le Tehilim / Psaume 92, 'Mizmor shir leyom Hashabbat' et ainsi s'était possible de prendre le Shabbat de façon halachique sur soi.



Le Rabbin Yitzchak Luria (1534-1572 ap .J-C.) le 'Lion de la Kabbale' et fondateur de la kabbale pratique a introduit avec ces adeptes durant la période prospère de la Kabbale Lurianique au XVIe siècle à Tsfat/Safed, le 'Kabbalat Shabbat'.



Il se base sur le Talmud pour dire qu'aux temps de la Michna les savants reçurent le Shabbat sur les sommets des montagnes de Galilée. Ils étaient habillés d'habits festifs blancs et le visage orienté vers l'ouest, là où commence (au coucher de soleil) le nouveau jour juif. La réception avait lieu avec les paroles : ' Vient Reine Shabbat, vient Epouse-Shabbat'. En Hébreu le Shabbat est féminin. Le'Ari' (Rabbi Yitzchak Luria) a constitué six Tehilim /Psaumes, pour chaque journée de travail un Psaume qui traite la plupart du temps de la création, la nature qui chante sur HaShem, sur Yehuda et Tzion, sur la direction de Moshe et Aharon et sur la puissance de D- qui se manifeste dans la nature.

Un célèbre élève de Rabbi Yitzchak Luria qui est connu sous le nom de Rabbi Shlomo Alkabetz (1500-1580 ap. J-C.) a écrit la chanson Shabbatique la plus célèbre, 'Lecha Dodi', qui est chantée avec une grande variété de mélodies dans tout le monde juif et tous les groupes ethniques (Ashkenazim, Séfarades, etc.)

La chanson 'Lecha Dodi' contient huit couplets qui commencent tous avec une lettre de son nom en formant ainsi l'acronyme, Shlomo HaLevi. Les couplets sont une grande œuvre de génie et se constitue de verset biblique qui traitent des sujets comme le Shabbat, le peuple Juif, la rédemption, la bienvenue du Shabbat. A cela s'ajoute la récitation du Tehilim/Psaume 92 et 93 qui sert de 'shir shel yom' (respectivement le Psaume du Shabbat et du vendredi).

Chez les Ashkenazim il est de coutume de lire le deuxième chapitre de la Michna qui se trouve dans le tract sur le Shabbat et qui parle sur tous les aspects de l'allumage des bougies. Chez les Séfarades et les Hassidim il est de coutume de réciter une partie du Zohar qui parle sur l'ambiance spéciale du Shabbat ici sur la terre et au ciel. Cela commence avec les mots : 'Raza D'Shabbat' (le secret du Shabbat est le Shabbat lui-même). Après le 'Kabbalat Shabbat' suit directement le service Shabbatique du soir. Le Shemoneh Esrei du Shabbat doit se consister de sept 'Berakhot'. Les trois premiers doivent louer HaShem, la quatrième 'Berakha' traite de la sainteté de la journée et les trois dernières 'Berakhot' remercient HaShem.



Le jour du Shabbat contient quatre services de prières.



La nuit de vendredi :'Kabbalat Shabbat (la bienvenue du Shabbat avec la célèbre chanson 'Lecha-Dodi') est suivie de la prière du soir pour le Shabbat (Ma'ariv). De Shemoneh Esrei de Ma'ariv lors du Shabbat nous parle de la création.



La journée de Shabbat :'Shaharit' La prière du matin. La Shemoneh Esrei de Shaharit nous parle des tables de pierre avec les Dix Paroles que Moshe Rabinou a reçu au  mont  Sinaï. Sur cette table de pierre est écrit le commandement du Shabbat. Le Shaharit est étendu par la lecture hebdomadaire de la Torah et des Prophètes. Le Rabbin fait une présentation (explication) de la lecture hebdomadaire de la Torah. Le service matinal se termine avec une prière spécialement ajoutée pour le Shabbat, 'Moussaf'. La Shemoneh Esrei parle du sacrifice additionnel en l’honneur du Shabbat pendant l'existence du temple. Ensuite, vient dans la plupart des synagogues le 'Kiddouch'. Cet instant est particulièrement très fort  parce qu'il se présente une occasion d'avoir des contacts sociaux.



Prière de l'après-midi : 'Minha' est suivie d'une courte lecture de la Torah. Elle a lieu une demi-heure avant la fin du Shabbat. La Shemoneh Esrei de Minha parle de l'harmonie et la paix du Shabbat et nous donne un regard sur le Shabbat messianique.



Clôture du Shabbat : Shabbat se termine avec la prière du soir avec une pensée pour les jours de travail.

A. La prière et la lecture de la Torah lors du Shabbat. Les paroles 'Veyom hashivii Shabbat La'HaShem' (Devarim/Deuteronome 5 : 14) nous enseigne que nous devons consacrer du temps et faire des efforts pour prier intensément lors du Shabbat et pour lire le passage hebdomadaire 'Sidra' et écouter la 'Haftara' (lecture des prophètes).





Nous sommes obligés et privilégiés depuis l'époque d'Esdras de lire chaque Shabbat la ' parashat hashavua' et les moments de 'Yomim Tovim' nous lisons une partie adéquate de la Torah. Pour la Torah il suffit de chercher sept hommes lors du Shabbat, ceci en accord avec les sept bergers en tant que guides d'Israël.


(Avraham, Yitzhak, Yaakov, Moshe, Aharon, Yosef et David)


(comme le 'Ushpezin de Sukkot'.)



Le nombre minimum est de sept, mais nous pouvons l'augmenter si nous y trouvons une raison. Depuis l'époque de Antioche Epiphane (167-164 avant J-C) et l'empereur Romain Hadrien, il y avait promulgation de lois contre l'observance de la Torah et Mitsvot. Il était interdit de lire la Torah, ainsi donc s'introduisit comme alternative une partie des prophètes que l'on nomme 'Haftara', conclusion littérale. Nous clôturons tous les Shabbats et 'Yomim Tovim' avec la lecture de la Torah en jour de jeûne avec la lecture de la 'Haftara'. La 'Haftara' est toujours liée au contexte de la 'Parasha' ou au Festival ou au jour de jeûne. Les Haftarot étaient choisies avec beaucoup de soins et de diligence par nos Rabbins. Les garçons sont bénis avec la bénédiction traditionnelle de Yaakov sur Ephraim et Manassé, alors que les filles reçoivent la bénédiction traditionnelle des personnes de Beit Lechem pour Ruth, „qu'elle puisse être comme Sara, Rivka, Rachel et Lea“.





Les parents embrassent leurs enfants à la fin. Les enfants de familles Juives en Hongrie suivent la coutume d'embrasser les mains des parents.





De belles chansons traditionnelles sont chantées en hébreux lors du repas de 'Shabbat'.



Nous débutons le Shabbat avec une célèbre chanson 'Shalom Aleichem' en saluant les anges de paix qui nous guident selon la tradition talmudique et nous accompagnent de la synagogue vers la maison et restent présents lors des repas de Shabbat. Ceci uniquement dans des familles juives qui ont préparé le Shabbat en tant que fête. Par après suit un chant de louanges 'Eshet hayil' pour la mère juive et la femme, la femme exemplaire qui a fait tant d'effort pour préparer ce 'Shabbat' festif et qui soigne scrupuleusement l'harmonie de la vie familiale. Remarquons qu'il n'y a pas de chant pour 'lesh Chayil', l'homme juif.



Il y a même de 'livret-Zemirot' avec des chansons pour le Shabbat qui ont été écrits il y a plus de mille ans. Parmi les auteurs de 'Zemirot' nous trouvons Donash ben labrat (920-990 ap.J-C.), auteur de la célèbre chanson 'Dror Yikra', Rabbi Jehuda HaLevi (1075-1141 ap.J-C.) auteur de la célèbre chanson de Shabbat 'Yom Shabbaton', Rabbi Abraham Ibn Ezra (1089-1164 ap.J-C.) qui a écrit la célèbre chanson 'Ki eshmera Shabbat', le Tosafist Rabbi Baruch ben Shmuel (mort 1221 ap. J-C.) auteur de la célèbre chanson de Shabbat 'Baruch El Elyon' et le cabbaliste Rabbi Yitzhak Luria (1534-1572 ap.J-C.) auteur de la célèbre chanson de Shabbat 'Yom Ze LeYisrael Ora Ve'Simcha'. Ceci est une petite liste de compositeurs connus sortie de mille ans de tradition de Shabbat 'Zemirot'.

On raconte au sujet de Rabbi Menachem Man Shach (1899-2001 ap. J-C.), le plus grand savant-talmudique du vingtième siècle, qu'un jour on lui demanda pour quelle raison il avait un grand succès avec l'éducation de son fils, sur quoi il répondit brièvement '' j'ai toujours fait d'études lors de repas de Shabbat houmach et les commentaires, au lieu de chanter les chansons de Shabbat avec mes enfants''. Cette authentique anecdote sera pour nous tous une leçon pour chanter avec nos enfants les 'Zemirot' le jour du Shabbat. CONTRADICTION???



Kiddouch





'' Souviens-toi ('Zachor') du jour du Shabbat, pour le sanctifier '' et un autre verset de la Torah: „D- a béni le jour du Shabbat et l'a sanctifié“.

 La Torah nous enseigne qu'il y a une Mitsva avec le but de déclarer la sainteté du Shabbat, la nuit comme le jour. Le Kiddouch est une déclaration de l'aspect extra-ordinaire du jour de Shabbat et contient aussi l'explication de la raison pour laquelle ce jour doit être sanctifié.



La nuit de Shabbat



Selon toutes les autorités, il y a une obligation, basée sur la Torah, de faire 'Kiddouch' la nuit de Shabbat. Il faut que le Kiddouch soit prononcé sur le vin ou sur le jus de raisin. Le texte contient une variante considérable entre le Kiddouch et le jour de Shabbat. Le texte s'oriente vers l'idée de l'accomplissement de la création à la fin du sixième jour.

La plupart du temps nous nous mettons debout pour le Kiddouch . La première partie consiste en un témoignage que HaShem est le créateur de l'univers et de l'existence du Shabbat. Le fait que nous témoignons nous oblige de nous mettre debout. Le Kiddouch nous oblige à goûter du vin ou du jus de raisin, mais comme lors de 'Lechem Mishneh' nous ne sommes pas dans l'obligation de dire la Berakha parce que nous goûtons le vin/jus de raisin comme faisant partie de la Mitsva du Kiddouch et donc pas pour le plaisir de la dégustation.



Kiddouch’ le jour de Shabbat



Le Kiddouch lors du jour de Shabbat est selon la plupart des autorités Halachiques une obligation rabbinique. Cela peut s'appliquer sur chaque boisson importante contenant de l'alcool. Il n'est pas nécessaire d'avoir une coupe en argent. Un petit verre est admis. Le texte est beaucoup plus long et nous parle de l'Exode et de la libération de l'esclavage. La position assise est permise. Les personnes qui écoutent le Kiddouch le Jour de Shabbat, doivent goûter le vin, le jus de raisin ou la boisson alcoolisée. La Berakha n'est pas d'obligation.

Lechem Mishneh’



Depuis l'époque de la génération du désert, la 'Manna' (pain céleste) descendait en double portion les vendredis. Une pour le vendredi et une pour le Shabbat. L'idée de la préparation du Shabbat est donc en relation directe avec la 'Manna' et symbolisée à travers le 'Lechem Mishneh'. Nous avons besoin de 'Lechem Mishneh', (double 'Challot') pour chacun des trois repas. Le minimum nécessaire est de 4 'Challot' ou 4 'Matsot' pour le cas où il n'y aurait pas de 'Challot'. Les 'Challot' doivent être entières et ne pas être brisées cela vaut aussi pour les Matsot. Les Ashkenazim peuvent utiliser des Matsot pour 'Lechem Mishneh' parce qu'ils disent la Berakha de 'HaMotsi' sur les Matsot durant toute l'année. Les Séfarades qui disent 'HaMotsi' sur les Matsot uniquement durant Pesach et le reste de l'année la Berakha pour 'Mezonot', ne peuvent pas utiliser des Matsot comme 'Lechem Mishneh' pour Shabbat. Le 'Ba'al HaBeit' (seigneur de la maison) garde en mémoire l'idée d'accomplir la 'Mitsva de 'Lechem Mishneh' pour tous les participants de la Berakha.



C'est pour cela qu'ils doivent manger un morceau de Challa qui se trempe dans du sel, mais ils ne doivent pas dire la Berakha de 'HaMotsi', parce que le repas contient l'application de la Mitsva de 'Lechem Mishneh' et non pas l'aspect de 'jouissance'. C'est une belle coutume que le 'Ba'alat HaBeit' (femme du foyer) cuisine lors de Erev Shabbat des Challot pour le Shabbat et qu'elle puisse ainsi accomplir la Mitsva de la séparation des Challot, ce qui est une des trois Mitsvot réservées aux femmes (Hana Mitsvot). (séparation des challot ou préparation?)



Il me semble important d'expliquer pour quelle raison nous appelons le pain pour le Shabbat 'Challa' (singulier) ou 'Challot' (pluriel). Pendant les jours de la semaine nous appelons le pain 'Lechem' avec les lettres 'Lamed', 'Chet' et 'Mem'. Cela signifie se battre ou faire la guerre comme 'Milchama', ce qui nous renvoie (vers le) au combat quotidien et qui nous occupe en permanence le reste de la semaine afin de pourvoir à nos besoins vitaux. Challa ou Challot pourraient être une indication que ce sont les femmes qui ont mis en pratique cette Mitsva.

Au cours de l'histoire la Challa et les Challot étaient devenues synonymes (pour) de Shabbat et de Tovim ou d'autres occasions de fêtes importantes comme 'Berit Mila'. Les repas de Shabbat ('Seudat Shabbat').



En hébreu nous faisons la différence entre 'Arukha' et 'Seuda'. 'Aroucha' vient de la racine avec les lettres 'Aleph', 'Resch' et 'Chet' ce qui signifie convive et implique que le repas sera mangé rapidement. 'Seuda' est un mot qui est réservé pour le Shabbat et les fêtes juives et contient (les racines avec) dans sa racine les lettres 'Samech' 'Ayin' et 'Dalet', ce qui signifie renforcer ou soutenir. Ceci nous renvoi vers l'idée que les repas de Shabbat doivent nous mettre en état de pouvoir servir D-.

Nous sommes obligés de manger trois repas lors du Shabbat. Les trois repas ont leurs significations :

A. Dans le contexte de 'Manna', il est écrit trois fois 'Shabbat Hayom' c'est pour cela que nous devons consommer trois repas lors du Shabbat.

B. Les trois repas représentent nos trois patriarches.

C. Durant l'époque Talmudique il était de coutume de manger deux repas par jour durant la semaine. Un repas le matin et un repas le soir. Lors du Shabbat nous mangeons trois repas afin d'insister sur l'importance du Shabbat. Le premier repas a lieux la nuit de Shabbat, le deuxième aux alentours de midi après le 'Davening' (prière) et la lecture de la Torah, le troisième repas est pour 'Shkia' (coucher de soleil), vers la fin du Shabbat.

Il est autorisé de consommer plus de repas et de nourriture pendant le Shabbat, cela tient au fait qu'il n'y a pas les 100 Berakhot que nous sommes supposés dire chaque jour, aussi à cause de Shemoneh Esrei (sept Berakhot au lieu de dix-neuf lors de la semaine) qui est plus court et parce que nous ne portons pas de tefilines. La consommation néanmoins de trois repas (son) est un minimum. Il y a une ambiance particulièrement détendue et reposante lors du repas de Shabbat. Toute la famille est à table et les meilleurs aliments et délicatesses sont servis.

Normalement il y a quatre étapes lors du repas.

Le soir de Shabbat.

Poissons, bouillon de poulet, viande, poulet ou bœuf avec salade, dessert.

Le midi

Foi haché ou foi en pâte et salades d’œufs. 'cholent' (soupe aux haricots, boeuf et pommes de terre) et 'Kiegel' (cake aux pommes (à la polonaise) ou cake aux nouilles cuissons chaudes avec beaucoup de sucre et du piquant style Yerushalmi.)

Viandes ou différentes saucisses avec salades. Dessert.

Troisième repas.

Snacks consistant de salades façons cocktails, hareng ou repas orientaux (houmous, tahin) Souvent mangés uniquement par les hommes en communauté à la synagogue .



Chaque repas de Shabbat est accompagné par une pensée de la Torah concernant une lecture quotidienne des écrits. Les enfants présentent quelques idées qu'ils ont apprises à l'école juive. S'ils n'ont pas d'inspiration, alors un autre membre de la famille présente une pensée de la Torah. La prière 'Birkat HaMazon' est dite après chaque repas. C'est un commandement de la Torah : tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras (remerciera) D-.



La tradition veut que les enfants chantent cette prière avec toute la famille afin de terminer le repas dans une ambiance d'inspiration festive et agréable.



Nous ajoutons trois aspects importants dans le Birkat Hamazon du Shabbat:

1. La partie 'Rétsé', une prière sur la sainteté du Shabbat, la tranquillité lors du Shabbat et être consolé par HaShem à travers la construction de Tzion et Yeroushalaym/Jerusalem. Si nous oublions cette partie pendant le Birkat HaMazon alors nous devons répéter le Birkat HaMazon en ajoutant ' Rétsé'. Si nous nous en rappelons avant la fin de la quatrième Berecha de Birkat HaMazon, alors nous sommes orientés vers la partie de ' Rétsé' et reprenons l'accomplissement de Birkat HaMazon à partir de cet endroit.

2. Un 'HaRachaman' spécialement pour Shabbat.

3. Nous disons 'Migdol' au lieu de 'Magdiel'.

C'est beau, par considération pédagogique, quand les enfants chantent 'Birkat HaMazon' et s'approprient ainsi la routine de 'Bentchen'. Ainsi au court des temps ils l'apprennent par cœur, ce qui peut rendre service au cas où, pour quelques raisons que ce soit, il n'y aurait pas de 'Siddur' ou 'Birkat HaMazon' disponible.

'Shiurim' (apprendre la Torah)





Lors du Shabbat il est interdit d'accomplir du travail, mais il est souhaitable de faire des occupations intellectuelles, elles sont même encouragées.

À ce moment nous avons plus de temps pour l'étude, pour revitaliser notre intellect. Ainsi beaucoup gardent l'habitude d'organiser l'étude de la Torah en abordant plusieurs aspects du Talmud, Tenach, 'Pirkei Avot', 'Moussar' et 'Kaballa'. Tous les niveaux d'études sont disponibles aussi bien pour les hommes que pour les femmes et pour les enfants.

Il existe à Anvers infiniment beaucoup de cours de Torah à tous les niveaux et ceci rependu sur les 33 synagogues que compte le quartier Juif. Il existe aussi des cours pour les femmes par 'Agudah', l'association de femmes. Les cours sont accessibles les après-midi, peu avant la fin du Shabbat, été comme hiver. Ce qui attire une grande foule de femmes juive durant l'été-Shabbatot, sont les présentations thématiques du Rabbin Shabtai Slavaticki Shlita du Chabad.

Havdala



Le mot Havdala signifie faire la différence ou distinguer. Cela nous renvoie vers le texte de Havdala durant lequel nous déclarons que HaShem fait la différence entre la sainteté et le profane, entre la lumière et les ténèbres, entre Israël et les autres nations, entre le Shabbat et les six journées de la semaine de travail. L'obligation de faire Havdala vient de la Torah, tiré du verset: 'Pense au jour du Sabbat pour le sanctifier'. Les Rabbins interprètent à travers le Talmud et 'Choulhan Aroukh' que nous accueillons le Shabbat avec Kiddouch et que nous clôturons Shabbat avec la cérémonie de Havdala.



Nous pouvons distinguer trois types de Havdala:

1. La Havdala qui est habituellement dite par les hommes durant la silencieuse Shemoneh Esrei de 'Motsé Shabbat', en ajoutant à la quatrième Berakha le passage 'Atah Chonantanu'. Dans ce passage nous trouvons une partie du texte de Havdala. C'est autorisé (avec l'acceptation Halachique) après la récitation de ce passage de faire à nouveau le travail ordinaire que nous accomplissons d'habitude les jours de la semaine.


2. Après la fin du Shabbat les femmes peuvent à nouveau se remettre à effectuer des activités profanes après la récitation de la phrase : 'Baruch HaMavdil ben Kodesh LeChol'. Selon Rav Y.M LAU (1937) dans son travail halachique 'HaNachat Yesor' (Foundations, One Hundred Concepts in Judaism, ISBN 978-965-482-757-7) il y aurait deux types de Havdala qui nous renvoient (sur les) aux Juifs de Babylone, qui étaient extrêmement pauvres et ne pouvaient pas se permettre d'acheter du vin pour la Havdala. La cérémonie de Havdala est de nos jours une obligation.


3. La Havdala cérémonielle que nous exécutons au sein de la famille, habituellement après la récitation de quelques prières et vœux pour une bonne et fructueuse semaine. Nous faisons la Havdala de préférence sur le vin ou le jus de raisin. Selon la Halacha il est autorisé de faire 'Havdala' sur les boissons du pays concerné ('Chamar Medina'), ce qui d'habitude est de la bière.


Pour la Havdala les Hassidim donnent la préférence à la bière. Nous utilisons aussi pendant la 'Havdala' 'Besamim', des épices comme le clou de girofle, la mente, le romarin et la lavande. Selon l'utilisation des épices nous disons la 'Bore Mine Besamim'. (Avec les épices séchées comme par exemple le clou de girofle ou 'Bore Mine Isbé Besamim' pour des épices fraîches.)

La raison pour utiliser 'Besamim' durant 'Havdala' est qu'à la fin du Shabbat notre 'Neshama Jettera' (l'âme supplémentaire), qui nous est donné pour la détente et notre renouveau, s'en va aussi.


Nos sages nous enseignent que la seule chose dont notre 'Neshama' (âme) prend plaisir est une odeur agréable.


Pour consoler notre âme de la perte de la 'Neshama' supplémentaire, nous sentons à une odeur agréable.


Les 'Chassidim' sentent mêmes 'Besamiem' à la venue du Shabbat afin d'augmenter le nombre de 'Berachot' jusqu'au nombre idéal de 100 par jour.


Il y a un manque de 'Berachot' lors du Shabbat parce que nous disons seulement 7 'Berachot' dans la 'Shemonee Esree'.


Nous avons aussi besoin d'une bougie de 'Havdala' avec plusieurs mèches. Il faut minimum 2 bougies afin de pouvoir former une bougie de 'Havdala'.


La raison se trouve dans l'idée que nous devons former une torche pour que chacun puisse avoir la sensation Shabbat que le Shabbat est terminé.


Rabbi Chaim Ozer Grodzinksi (1863-1940) a permis, en cas d'urgence, de mettre la 'Beracha' sur une lumière électrique. Cette lumière est considérée comme du feu ou comme source de feu.


L'idée derrière l'utilisation d'un 'bougie 'Havdala', qui au point de vue halachique est aussi une torche, est d'informer publiquement que le Shabbat est terminé.


Pour la plupart des gens, aussi bien juif que non-juif, le Shabbat est associé à l'interdiction de faire du feu.


En utilisant la bougie 'Havdala' nous sommes mis au courant que le Shabbat est terminé et que nous pouvons faire du feu.


Une autre explication du Midrash: le feu a été créé par 'Adam HaRishon' (le premier homme originel qui fit créer par D- .) à la fin du Shabbat. Adam a reçu l'autorisation de rester au 'Gan Éden' (paradis) durant le premier jour de son existence (Shabbat).

La Torah décrit qu'il a été créé le vendredi et qu'il commit le premier péché le jour même. La grâce de Hashem à fait que lui et sa femme Chava pouvait rester le Shabbat dans le 'Jardin d’Éden'.


À la fin du Shabbat, lui et sa femme, furent expulser du 'Gan Éden' et ils expérimentèrent la nuit et l'obscurité.


Par une utilisation ingénieuse de deux pierres, Adam produisit du feu. Ceci est la raison pour laquelle nous faisons une 'Berache' sur le feu après la fin du Shabbat. Cet un mémorial de cet événement.


Le texte d'introduction de 'Havdala' est diffèrent entre les Ashkénazes et les Séfarades. Ceci est dû à cause d'une utilisation différente de 'Pesoekiem' (verset du Tenach). Le texte de 'Havdala' et de 'Berachot' restent bien les mêmes.



Au moment où nous disons la 'Beracha' sur le feu nous gardons nos doigts tout

près du feu et nous regardons nos ongles pour ainsi avoir un avantage sur le feu.



À la fin de 'Havdala' nous éteignons 'la bougie de Havdala' avec le vin ou avec la bière.

Après la 'Havdala' les Hassidims ont la coutume d'humidifier les sourcils avec quelques gouttes de la boisson restante'. Psaume 19 : 9 : les ordonnances de l'Éternel sont droites, elles réjouissent le cœur ; les commandements de l'Éternel sont purs, ils éclairent les yeux.


Ainsi aussi les sacs sont humidifiés avec un restant de boisson de 'Havdala' comme singe prémonitoire de bénédiction et de succès durant la semaine à venir. Les Ashkénaze et les Mitnagdim ne suivent pas cette coutume.


Il est de coutume en général de chanter une chanson concernant la venue du prophète Eliyahoe/Élie qui nous annoncera le Messiach Ben David. Selon le Talmud le Messie ne viendra pas le Shabbat pour que le repos du Shabbat ne soit pas interrompu.

La première occasion qu'Eliyahoe le prophète et 'Messiach Ben David' a pour venir est donc à la fin du Shabbat.


Beaucoup de personnes disent différentes prières pour obtenir une semaine harmonieuse.


Des hommes pieux et des Hassidim mangent aussi un petit repas supplémentaire qui s'appelle 'Melave Malka' (accompagnement de la Reine Shabbat)

Le 'Sjoelchan Aroech' recommande cette coutume et la compare avec la Mitsva de l'hospitalité.


Puisque nous avons le devoir d'accompagner nos hôtes quand ils nous quitte, nous sommes donc aussi dans un devoir comparable d'accompagner le départ de 'la Reine Shabbat'.


Depuis quelques années nous utilisons 'Melave Malka' pendant les courts Shabbatot d'hiver pour collecter de l'argent pour la Torah, les bonnes œuvres et des organisations.


Quand le Shabbat est fini, nous invitons des amis pour un repas agréable dans une grande salle. Ils y reçoivent un bon repas pendant qu'ils peuvent écouter le discours d'un Rabbin talentueux.


Les convives sont invités à donner de l'argent pour une bonne cause.


Au cas d'un oubli concernant 'Havdala' ou si pour une raison quelconques cela n'a pas été fait à la fin du Shabbat, nous pouvons encore le faire jusqu'au mardi soir.


Les femmes sont obligées d'écouter et de faire aussi 'Havdala' pour au cas qu'il n'y aurait pas d'homme dans la famille; dans ce cas elles doivent le faire elles-mêmes. 


Un garçon qui est plus âgé que l'âge de la 'Baar Mita' peut faire la Havdala.


Ma regrettée mère, 'Mimi Amorti', Riva Dom (1928-2009) était trais malade durant les dernières années de sa vie et mon très cher frère, Web Salomon Chanel Dom, Schlitta faisait chaque 'Motsee Shabbat' 'Havdala'. Ma mère écoutait donc ainsi 'Havdala' au téléphone.


Ceci est certainement un très bel exemple de Mita pour 'honorer le père et la mère'.

Une sorte de 'Havdala' est faite quand un festival tombe un Shabbat et un dimanche.


Nous ajoutons une partie de 'Havdala' au 'Yiddish', nommé 'Qu’en-dira-t-on', lors du 'Yiddish' de la seconde nuit.


Après Jom Tov nous exécutons une simple 'Havdala' en lisant (proclamation) le texte de 'Havdala' sur un verre de vin.


Nous nous souhaitons après 'Havdala': 'Shavoea Tov' et 'Goet Woch' ou 'Goete Moed ' où ' Moadim Le'Simcha'.



En écrivant sur un sujet tellement complexe tel que le Shabbat, j'ai été influencer par des livres du précédent Grand Rabbin Ashkénaze d'Israël et de l'actuel Grand Rabbin de Tel Aviva-Yaffo, Rab I.M. Lau Au, Schlitta, qui a écrit deux excellentes œuvres Halachiques, qui sont les œuvres standard pour les préparations de guiyour par le Chef Rabbinat en Israël.


1. ‘Practical Halacha

2. ‘Foundations’- One Hundred Concepts in Judaism (ISBN 978-965-482-757-7). 


A part d'être un excellent orateur qui est demandé dans tous les milieux ainsi qu'à la radio Israélite (Il parle sur toutes sortes de sujets Halachiques), il est aussi un grand écrivain.


Il écrivit quelques livres religieux sur la Halacha et aussi une bibliographie très émouvante sur les années traumatiques de sa petite enfance ( 5 ans) durant la Shoah. 'Out of the Depth'.


Rav I.M. Lau Déplore dans ces écrits le fait que la plupart des Juifs non-religieux et des non- Juifs associent le Shabbat avec une série d'interdits comme par exemple :

Ne pas conduire un véhicule, ne pas faire usage d'un ordinateur, ne pas cuisiner, ne pas faire du sport. Ainsi se crée une fausse image chez beaucoup de juifs ignorant qui associent le Shabbat avec de la passivité.

Rav Lau donne un bel exemple avec le fait que le Shabbat ne peut se caractériser comme un jour de passivité: quelqu'un qui au début du Shabbat prend un médicament pour dormir tout le long du Shabbat et dort pendant 25 heures, n'a pas commis de transgression, mais il n'aura pas fait de liens entre les amples Mitsvot positives et le Shabbat.

Nous avons sciemment choisi de commencer notre essai sur le Shabbat avec les Mitsvot positive et la beauté du Shabbat, L'accentuation du Shabbat en tant que jour d'égalité pour tous les participants de notre société; nos employés, ouvriers, personnels de nettoyage, et même un jour de repos pour nos animaux.

Le Shabbat n'est pas seulement un jour de repos physique, mais aussi de sainteté.

Nous consacrons un laps de temps considérable à la prière et à l'étude de la Torah

Le Shabbat est un jour de famille quand elle se réunit et célèbre le Shabbat, ainsi nous avons le temps pour nos enfants en nos petits enfants.

Le Rabbin Samsom Raphaël Hirsch (1808-1888) nous montre un autre aspect relatif à l'abstinence de travail interdit lors du Shabbat, notamment l'esclavage ou une sorte d'esclavage.

Une personne qui s'abstient d'une activité créative interdite le Shabbat laisse voir qu'elle n'est pas esclave de notre environnement en de l'évolution technique.

Il peut résister au fait de rouler en voiture le Shabbat, il peut passer une journée sans téléphone mobile, sans utilisation d'appareils électriques et sans travail interdit par la Torah; il est réellement un homme libre.

Ainsi, les Rabbins dans le Talmud remarquent qu'en acceptant la Torah, nous accédons à la liberté.

Nous pouvons notamment maîtriser nos instincts animaux et notre propre être.

Notre obéissance au Shabbat devient ainsi une affirmation que nous maîtrisons nos dépendances, qui souvent se termine dans une addiction au travail.

Dans la plupart des sources juives le Shabbat est considéré comme une récupération du paradis perdu qu'Adam et Chava ont perdu après leur péché.

Le Shabbat est décrit comme un avant-goût de 'Alam HaBa' (le monde à venir) que nous espérons recevoir en héritage.

Selon le Talmud Midrash Il est déjà possible d'avoir un avant-goût du 'Gan Éden' si nous gardons le Shabbat dans ce monde.

Et comme nous le décrivons si joliment à la fin de Moesaf : Shabbat est un chant d'avenir qui un jour parviendra.

Le jour que Shabbat sera plénitude et paix dans la vie pour l'éternité.

Chaque Shabbat contient en soi aussi une idée messianique que nous pouvons déjà vivre et sentir intensément.



Grand Rabbin I.M Lau   
Prix Nobel pour la Paix, Elie Wiesel





'Avaot Melacha'

Au début, la construction du tabernacle ('Mishkan') nous trouvons le commandement du Shabbat (Shemot/Exodes 35 : 1-3) 

1. Moïse convoqua toute la communauté des enfants d'Israël et leur dit: "voici les choses que l'Éternel a ordonné d'observer.

2. Pendant six jours on travaillera, mais au septième vous aurez une solennité sainte, un chômage absolu en l'honneur de l'Éternel ; quiconque travaillera en ce jour sera mis à mort. 

3. Vous ne ferez point de feu dans aucune de vos demeures en ce jour de repos."

www.sefarim.fr

Nous pouvons déduire 2 choses de cette 'Pasoek'.

1. La construction du tabernacle/ de 'Mishkan' est en ce qui concerne la sainteté, inférieur au Shabbat et nous ne pouvons donc pas profaner le Shabbat afin de construire le 'Mishkan'.


2. Le fait que la Torah nomme le travail créatif feu, nous en déduisons que cela est considérer comme un 'Binjan Av' (un exemple du reste de 38 'Avot Melach' qui son nécessaire pour la construction ou déconstruction du 'Mishkan').


Nous faisons une différence entre 'Melacha et 'Avoda'.


( la Torah nomme en relation avec le Shabbat et Jom tov 'Melacha' )


La définition de 'Melacha' est :


a. Travail créatif en changement de statut.

b. Travail créatif qui englobe la pensée ('Melechet Machsjevet')

c. Il faut que cela contienne de l'expertise, quelque chose qu'il faut apprendre afin de pouvoir l'exécuter.


Tous les 39 'Avot Melacha' (catégories principales de travail interdit selon la Tora lors du Shabbat) s'ajoutent à cette définition.


La Torah nomme que 4 'Avot Melacha' directement :

1. Faire du feu.

2. Labourer.

3. Récolter.

4. Le transport de chose d'un domaine à l'autre qui ne sont pas 'Moektse'.


Les 'Avot Melacha' restantes sont dérivées de la Mishna et le Talmud et sont formulé dans le 'Sjoelchan Aroech' ('Orach Chajiem, Section Shabbat') et son donc aussi des interdictions de la Torah ('Melacha D'Oraita').


Avoda est mécanique, un travail de routine qui n'est pas créatif et qui ne demande aucun travail de pensée et qui n'est donc pas directement interdit durant le Shabbat.

Le mot est dérivé de 'Shoresh' / 'Eved', ce qui signifie esclavage.

Pour monter 10 étages, il faut faire un effort, mais cela n'implique aucun travail créatif et par conséquent autorisé durant le Shabbat.

Néanmoins, il ne faut pas le faire parce que ce n'est pas en concordance avec l'esprit et l'ambiance du Shabbat.

Porter une table lourde à 4 personnes est autorisée si tu la déplaces dans ton propre cercle privé durant le Shabbat.

Il n'y a pas d'interdit si tu dois porter une pile de livre dans ton appartement durant le Shabbat. Cela n'implique pas de travail créatif et d'expertise.

Le tabernacle ou le ‘Mishkan’ : Le temple mobile tu peuple d’ Israël les errances dans le desert du Sinai



Toledot



Selon la Torah Il y a 39 'Avot Melachach' (premier degré), qui impliquent aussi 'Toledot' (deuxième degré), et aussi bien le premier degré que le deuxième degré de travaux est interdit dans la même mesure.

Il ne s'agit pas de conditions rabbiniques, mais ils sont directement déduits de la Torah.

La Toleda la plus reconnue est l'utilisation d'électricité ou d'objets avec batteries lors du Shabbat.

Il se crée un circuit de courant électrique qui provoque une étincelle durant l'utilisation de l'électricité et de batteries, aussi bien quand ont l'allume et quand on le coupe.

Quand nous démarrons une voiture, il se crée une étincelle qui consomme du carburant. Quand nous éteignons un moteur de voiture nous éteignons une petite flamme.


Quand nous utilisons un téléphone mobile qui est chargé avec de l'énergie électrique, nous provoquons une lumière et bien évidemment aussi différente courant électronique qui rende l'opération possible.


Quand nous éteignons un appareil, nous arrêtons tous les courants électroniques qui rendent les opérations du téléphone mobile possible.


Un autre bel exemple de Toleda lors du Shabbat est l'interdiction de l'utilisation d'un parapluie. Si nous ouvrons un parapluie, nous montons une sorte de tente qui nous protège contre la pluie.


Quand nous fermons un parapluie, nous démontons une sorte de tente. Monter ou démonter une tente (comme une tente de cirque) est directement lié avec la Melacha de construire et démonter (casser).


Donc pour les Rabbins le parapluie a le statut de 'Moektse' et par conséquent les hommes religieux marchent avec un imperméable et une protection en plastique sur le chapeau.


Les femmes marchent aussi avec un imperméable et une protection en plastique sur les cheveux ou sur la perruque.

Un autre bel exemple de Toleda concerne les fleurs lors du Shabbat. Si nous apportons des fleurs durant le Shabbat, cela implique que nous devons les mettre dans un vase avec de l'eau et cela provoque un processus de croissance pour les fleurs.


Ainsi, nous nous trouvons ici dans une Toleda de Zore'a. (semer ou planter, etc.)


Si nous sortons les fleurs du vase il y a Toleda de récolte, ce qui veut dire que les fleurs vont mourir petit à petit et vont être dérobées de leur élément vital qui est l'eau. C'est n'est pas pour cette raison que les Rabbins ont constitué qu'un bouquet de fleurs est 'Moektse' lors du Shabbat.


Il n'est donc pas conseillé, même pas pour un invité non juif, d'apporter un bouquet de fleurs lors du Shabbat.


Chaque 'Av Melacha' a selon le 'Gaon de Vilna' (1720-1797) 39 Toledot (interdit du deuxième degré) qui sont apparentées avec l'interdit du travail principal. 


Le Grand Rabbin Y.M. Lau le mentionne dans son travail Halachique 'foundations – One Hundred Concepts in the Halacha'.


Si lors d'un Shabbat quelqu'un transgresse sans intention ('Shoger), donc par accident, 'Av Melacha' (interdiction de travail principal) ou une Toleda (interdit du deuxième degré) il devait au temps de la période du temple apporter un sacrifice de culpabilité ('Korban Chatat') au temple. 


Si quelqu'un désacralisait délibérément ('Mezied') le Shabbat au travers de 'Av Melacha' ou 'Toleda' durant le période du temple et si auparavant on lui avait prévenu et expliquer que cela était interdit, et qu'il avait quand même profané publiquement le Shabbat, (en présence de 10 hommes Juifs) alors il était coupable de la peine de mort par lapidation ('Sekila').


Nous trouvons seulement 2 exemples de peine de mort par lapidation 'Sekila' dans tout le Tenach.


1. Pour le ramassage de bois dans le désert. (Bamidbar/Nombres 15:32-36).


2. Chez Josué dans le chapitre 7 avec Achan. Prise de butin à l'encontre de l'interdiction. Lui-même et toute la famille ont été lapidés.

 


Au temps du Sanhédrin, il n'y a pratiquement pas eu d'applications de peine de mort.

Rabbi Akiva nous apprend qu'un Sanhédrin qui applique une peine de mort une fois tous les 70 ans est considéré comme un Sanhédrin de meurtriers.


À l'époque les Romains était au pouvoir dans le pays et ils ne laissèrent pas le droit au Sanhédrin d'exécuter des peines de morts.


Cette perspective nous rend à l'évidence que les Juifs n'ont aucune part dans la crucifixion de Jésus. Nous pouvons donc renvoyer ceci seulement sur les Romains sous Pilate. D'ailleurs il n'existe pas de peine de mort aussi barbare que la crucifixion dans le Judaïsme.

 

Actuellement, nous n'avons malheureusement pas de Sanhédrin. Pour la transgression des lois du Shabbat et il existe uniquement une peine par la justice céleste, qui selon les Rabbins est bien d'application.


 




Les 39 catégories d'activité interdites répartis en 4 groupes.


1. Travaux nécessaires pour la fabrication du pain.

2. Travaux nécessaires pour la fabrication de tissus.

3. Travaux nécessaires pour la fabrication de cuir.

4. Travaux en relations avec la construction.


 

 Quelques exemples de travaux interdit.

 

Av Melacha : labourer ('Choresh') , préparer le sol afin de semer ou planter.

Toledot : (activité apparentée au même but) enlever des pierres de la terre, creuser, tirer un objet lourd en faisant un tracer.

Interdiction rabbinique : brosser le sol avec un ballet qui est dur et par lequel se forme une trace, disperser du sable. Il est autorisé de marcher avec une poussette pour bébé sur du sable si ton intention est de ne pas faire une trace.


Av Melacha : semer et planté ('Zorea').

Stimuler ou provoquer une culture de plantes.


Toledot : asperger un terrain, désherber, donner de l'eau aux plantes. Se laver les mains à des endroits ou pousse de l'herbe ou des plantes.

Il est autorisé de mettre des fleurs sur le rebord fenêtre aussi longtemps qu'il n'y pas une intention de faire éclore.



Av Melacha : Moissoner ('Kotsair').

Couper une plante qui pousse.


Toledot : cueillir des fleurs ou couper une branche.


Interdiction rabbinique : sentir par l'odorat aux fleurs qui ne sont pas encore cueillies.(cela pourrait inciter à cueillir), grimper dans un arbre le jour du Shabbat ou monter un animal. S'étendre dans un hamac qui est accroché entre deux arbres. (cela peut mener à casser des branches.) Il est autorisé de marché sur de l'herbe, mais uniquement s'il n'y a pas d'autres chemins disponibles.

Av Melacha : mettre en gerbes (Imoer). Joindre des produits agricoles ou naturels.


Toledot : joindre des fruits qui sont tombés par terre avec l'intention de les vendre ou de les conserver, ou les attacher à une corde.


Interdiction rabbinique : faire un bouquet de fleurs.



Av Melacha : Trier ('Borer') Trier en séparant des déchets afin d'améliorer.


Toledot : passer à la passoire de la farine ou du liquide, ôter des fruits pourris d'un mélange de bon et de mauvais fruits pour améliorer le restant à la consommation.


Interdiction rabbinique : Enlever des mauvais fruits d'un mélange de bons et mauvais fruits par lequel les bons fruits reste.


Exception : séparer de bons fruits par la main pour la consommation immédiate est autorisée. Également autorisés pour la consommation sont les fruits et légumes pour une consommation directe après un d'épouillage et un lavage.


Chercher des livres ou jouets spécifiques afin de les jeter (sans les utiliser); enlever un insecte d'une boisson (sauf si l'opération est faite avec un peu d'humidité) ; utiliser une écumoire (qui sépare le dure du liquide) ; enlever des morceaux de pourriture d'une laitue.


La 'Av Melacha' de 'Borer' est traitée de façon extensive et est pratiquement demandée à chaque fois par le Beet Dien pour guiyour. En première ligne, il s'agit donc en principe de sélecter le bien du mal. Une question très populaire est de savoir comment on peut manger du poisson avec des arêtes. Il y a deux méthodes : enlever la chair des arêtes et laisser les arêtes sur le plat. Prendre un morceau de poisson en bouche et laisser faire la sélection par la langue.


J'écris dans mon travail 'Halacha Aktuell' que le fameux 'Gefillte fish' trouve son origine dans le travail interdit de 'Borer' et qu'ainsi le poisson a été moulu avec les arêtes. De cette façon, le problème de 'Borer' a été résolu.




'Borer' peut aussi avoir un lien sur des objets qui ne sont pas de la nourriture. Ainsi, il est interdit durant le Shabbat de sélectionner des couverts en trois groupes (couteaux, fourchettes, cuillères) ; il est interdit de sélectionner des livres en fonction des thèmes ou sélectionner des vêtements durant le Shabbat.


La meilleure formule est de mettre tous les vêtements de côté et de prendre seulement les habits que l'on désire (où préparer les vêtements du Shabbat).


Av Melacha : cuire (Afia), changer une substance par la chaleur pour l'améliorer et la préparer à la consommation.


Toledot : bouillir : chauffer de l'eau jusqu'à plus de 45 degrés ; ajouter des ingrédients à une poêle bouillante ; mélanger de la nourriture bouillante ; ajouter de l'eau à un extrait de thé (sauf si cet extrait à garder sa chaleur sur une plaque électrique prévue pour le Shabbat).


Interdiction rabbinique : ajouter du lait froid au thé ou café chaud, sauf si ce dernier se trouve dans un 'Klie Rishon' (Exemple : la bouilloire pour Shabbat se nomme 'Klie Rishon'; si nous transvasons de cette bouilloire de l'eau vers une théière alors la théière devient 'Klie Shenie', si nous versons du thé de cette théière dans une tasse alors la tasse devient 'Klie Shlishie', à ceci, vous pouvez ajouter du lait).              



Av Melacha : tondre ('Gozez')


Toledot : couper des cheveux ou des ongles


Interdiction rabbinique : se brosser les cheveux avec un peigne dur (avec un peigne mou, il n'y a pas d'interdiction) ; se mordre les ongles.


Av Melacha : moudre ('Tochain')


Toledot : moudre du poivre ou du café, moudre ou broyer dans un broyeur.


Interdiction rabbinique : rapper des carottes ou du fromage, enlever de la terre/argile des chaussures ou vêtements. Pas d'utilisation de médicaments. Des pastilles de vitamines sont autorisées. La prise de médicaments est autorisée en cas de grandes douleurs.


Av Melacha : écrire (Koteev')


Toledot : Écrire, dessiner, peindre.


Interdiction rabbinique : prendre des rendez-vous d'affaire, clôturer un contrat d'achats. Il faut avoir rangé les stylos et les crayons pour le Shabbat ('Moektse'). Il est interdit de faire une donation le Shabbat parce que cela est égal à faire des affaires. Écrire dans le sable ou l'utilisation de numéros digitaux (pour un code) est accepté. Peser et mesurer n'est pas autorisée, mais on peut lire la température sur un thermomètre et utiliser un verre gradué. Un gâteau avec des dessins et des décorations peut être coupé et manger. Marcher avec les chaussures sur du sable est autorisée.


Av Melacha : construire ('Bone')


Toledot : enfoncer un clou, monter une tente,


Interdiction rabbinique : ouvrir un parapluie, (marcher avec un parapluie durant le Shabbat, même s'il a été ouvert avant le Shabbat, n'est pas autorisée pour deux raisons, plus précisément due à l'interdiction de porter durant le Shabbat et l'interdiction de 'Mariet Ajin').


Des pierres sont 'Moektse' en ne peuvent être bougé, même s'il y a un besoin de place. Construire des châteaux de sable où un bonhomme de neige n'est pas autorisé. Il est autorisé d'utiliser des chaises et des tables pliantes ainsi que des puzzles et des légos. Des instruments ne peuvent être joués (cela peut impliquer une possibilité que l'instrument doit être réparé, ce qui implique une 'Melacha'). Il est autorisé d'ouvrir des boites de conserves et de mélanger 2 sortes d'Yaourt. Danser est autorisée. Faire de la voile n'est pas autorisée (il faut monter à bord 3 jours avant le Shabbat).


Av Melacha : faire du feu


Toledot : allumer une flamme, fumer une cigarette, téléphoner, démarrer une voiture, allumer un appareil électrique ou la lumière.


Interdiction rabbinique : lire en présence d'une lampe à huile (la tentation de porter la lampe de telle façon pour faire plus de lumière existe dans ce cas), déplacer une lampe ou une bougie qui est allumée, allumer une lampe en ouvrant la porte du frigidaire. Une voiture est 'Moektse' (interdiction de s'appuyer contre) ainsi que les téléphones, GSM , laptop, argent, allumettes, briquet, télécommande, etc.

Il faut les ranger et les couvrir avant le début du Shabbat.


Av Melacha : éteindre un feu


Toledot : éteindre du feu en combustion, souffler une bougie.


Interdiction rabbinique : éteindre du gaz, éteindre de la lumière (sauf en cas de danger de mort ou de possibilité de danger de mort ; dans ce cas c'est obligée d'éteindre un feu.)


Av Melacha : La touche finale ('MAKKE B'Patiesj')


Toledot : réparer une horloge, une machine ou un instrument; faufiler des lacets.


Interdiction rabbinique : remonter une horloge; ajuster les pointeurs ; effectuer des actes spécialisés avec des instruments compliquer ou sensible (ajuster ou réparer, pour cela aussi donc ne pas utiliser d'instruments de musique). Il est interdit d'apporter de nouveaux ustensiles de cuisine à la 'Mikwe durant le Shabbat'.


Un des 'Avot Melacha' le plus célèbre (interdiction principale lors du Shabbat) est 'Hatmana' (garder la nourriture au chaud). A l'époque du Talmud on utilisait un four spécialement conçu qui faisait brûler une petite flamme tout au long du Shabbat. Une porte empêchait la perte de chaleur.

 

Ainsi, il était possible de profiter d'un repas chaud lors du Shabbat. En contradiction avec les Karaïtes qui ont fait usage d'une fausse interprétation concernant l'usage du feu durant le Shabbat. Selon leurs lectures, il est interdit de faire du feu le Shabbat, même si le feu a été allumer avant le début du Shabbat. Par conséquent, il se trouvait dans le noir (pas de bougies de Shabbat) et mangeait uniquement des plats froids.



L'interprétation des Rabbins était que l'interdiction de faire du feu était uniquement valable pour le Shabbat et que si nous allumons du feu avant le Shabbat, nous pouvons avoir du plaisir de profiter de la lumière et de repas chauds.

À coté de l'aspect 'Oneg Shabbat' (avoir du plaisir de profiter du Shabbat) les Rabbins ont introduit l'obligation de consommer un repas chaud durant le Shabbat afin d'éviter d'être confondu avec les Karaïtes. Cela est donc seulement admis selon la Halacha si nous avons mis de la nourriture sur la plaque chauffante avant le Shabbat. Grâce à la technique nous avons pu employer aux cours des générations des plaques chauffantes qui gardent le repas au chaud pour Shabbat. Certains utilisent un 'Blech' (morceau d'aluminium qui est mis sur le four) afin d'éviter que la nourriture brûle.

Il y a deux sortes de plaques Shabbatiques :

a) en métal originaire d'Israël. Ce système contient le problème que le feu est difficilement contrôlable. Il y a un risque sérieux que le repas brule sur cette plaque en aluminium.

2 solutions pour ce problème !

  1. Couvrir la plaque Shabbatique avec une grosse feuille d'aluminium

  2. L'utilisation d'une plaque-amiante en dessous des marmites.

b) la plaque Shabbatique en ver comme la plupart des restaurants important l'utilise. Elle coûte trois fois plus cher que la plaque en aluminium, mais à le grand avantage que le repas est chauffé en douceur et ne brûle pas (Rommelsbacher, disponible dans tous les magasins de qualité en ustensiles de cuisine en Allemagne.)

Nous faisons une différence entre deux sortes d'aliments : nourriture dur/solide et liquide. En ce qui concerne la nourriture dure, selon la règle talmudique 'Bishoel Achar Bishoel' ce qui signifie : il n'y a pas deux cuissons avec de la nourriture dur/solide.

Le sens logique se trouve dans le fait que de la nourriture cuite peut aussi être mangé froid et nous pouvons donc manger du poulet froid ainsi que du riz et schnitzel froid. Nous pouvons donc mettre de la nourriture froide avec une 'Shinoei' (transformation) sur la plaque.

Nous pouvons donc ainsi mettre une 'Challa' pas trop fraîche sur la marmite (avec 'Shinoei') pour la rendre croquante.

Il est possible de mettre une marmite de riz sur les autres marmites qui se trouve déjà sur la plaque Shabbatique, ainsi par la vapeur le riz sera chauffé.

Il est aussi autorisé de mettre un schnitzel cuit d'avance et enrouler dans une feuille d'aluminium (avec 'Shinoei') sur la plaque.

La situation est très différente avec des aliments liquides comme de la soupe, le Cholent ou du goulache.

Ici, il n'y pas la règle 'Bishoel Achar Bishoel' qui s'applique. Cela est dû au fait que la soupe ou le Cholent peut être consommé avec plaisir que quand elle est chaude.

Il faut donc mettre la soupe ou le Cholent et d'autres préparations préchauffées pour le Shabbat sur la plaque chauffante.

La Halacha distingue trois niveaux de 'Bishoel' en concordance avec 'Hatmana' nourriture liquide :

Plaque Chabbatique pour gardez la nouriture chaud pendant le Chabbat.



 

1. 'Klie Rishon' (le premier degré de la cuisson) ce passe quand la marmite est sur la plaque chauffante. Dans ce cas, il est interdit de prendre directement la soupe avec une cuillère pour la goûter. Il est interdit de faire tournoyer et de remplir la louche à ras bord afin d'éviter que la nourriture liquide retombe dans la marmite. Chaque opération que nous avons décrite ici est valable comme 'Bishoel' parce que la marmite est mise directement sur la plaque chauffante ou sur la cuisinière. C'est aussi valable pour pour une bouilloire électrique. Nous ne pouvons pas non plus directement servir ou enlever de l'eau de la bouilloire. Si nous enlevons le 'Klie Rishon' de la plaque chauffante et que nous la mettons sur une table, à ce moment il est interdit de le remettre à nouveaux sur la plaque chauffante. Le fait d'avoir mis le 'Klie Rishon' sur une table signifie au point de vue Halachique qu'il n'y a plus d'intention de le remettre sur la plaque chauffante. Si nous gardons la marmite tout le temps entre les mains en ne la déposant pas, à ce moment, vous faites savoir que vous avez l'intention de remettre le 'Klie Risjon' sur la plaque chauffante et cela permet donc de le remettre sans faire valoir 'Bisjoel'.


2. 'Klie Sheni' (deuxième degré de cuisson). Selon beaucoup d'autorité Halachique, il n'est plus question que 'Klie Sheni' est égale à 'Bishoel' (cuisiner) et peut donc être utilisée. Dans le cas de la soupe/Cholent il se crée une 'Klie Sheni' quand nous puisons le liquide et que nous la servons dans un plat ou une soupière. 'Klie Sheni' est aussi valable quand nous ouvrons le robinet de la bouilloire et que nous laissons couler ainsi l'eau chaude dans un ver. Le ver avec l'eau chaude est ainsi le 'Klie Sheni'. Cela peut être autorisé selon beaucoup d'autorité Halachique pour la soupe, Cholent, thé ou café.


3. 'Klie Shlishi' (troisième degré de cuisson). Ceci n'a plus la valeur de 'Bishoel' selon les autorités Halachique et peut-être autorisé 'Lechatchila'. Dans le cas concernant la soupe/Cholent il y a 'Klie Shlishi' quand nous servons de la soupière ('Klie Sheni') dans/sur l'assiette.

 

Avec une bouilloire électrique, il y a 'Klie Shlishi' quand nous versons le ver d'eau chaude dans un autre ver, à ce moment le ver devient 'Klie Shlishi'. Cela est autorisée pour du thé ou du café. Avec l'utilisation de petit sac de thé, il faut faire attention de ne pas presser les petits sachets.


Il y a lors du Shabbat trois sortes d'interdiction rabbinique qui contiennent un caractère préventif.

 

La raison pour ces interdits est que nous ne pouvons pas être tentés de désacraliser le Shabbat en touchant ou en portant des objets interdits.

Nous ne pouvons pas perdre l'ambiance et le caractère du jour du Shabbat avec des demandes d'effectuer des travaux interdits au non Juifs ou en faisant partie d'une activité qui n'est pas appropriée et qui va même à l'encontre du caractère du Shabbat.

1. 'Moektse', une règle rabbinique afin d'éviter de transgresser le Shabbat.

Il y a beaucoup de types de 'Moektse' mais nous avons fait une sélection des 5 types les plus fréquentes. Un livre disponible en traduction Anglaise peut aussi donner plus de détails. Shemirat Shabbat KeHilchata

Les 5 types de 'Moektse' les plus fréquentes sont :

a. ‘Moektse Machmat Goefo

Par exemple des pierres, du sable ou de la marchandise. Il est interdit d'enlever ce type de 'Moektse', même si tu as besoin de la place pour par exemple s’asseoir ou mettre un plat. S'il y a une pierre sur la table et tu veut manger une assiette de soupe, alors il est interdit d'enlever et de bouger la pierre à cause que l'objet même est 'Moektse'.


b. ‘Moektse’ des objets que nous utilisons d'habitude pour des travaux interdits lors du Shabbat, comme un marteau, des clous en une scie. Si tu veux t’asseoir sur une chaise avec un marteau dessus, il est autorisé d'enlever le marteau. Si tu veux ouvrir une noix de coco alors tu peux utiliser le marteau.


c. ‘Moektse’ des objets en relation à une éventuelle perte d'argent, par exemple de porcelaine précieuse, une collection unique de timbres postaux ou des toiles de peintures.

d. ‘Moektse’ par une Mitsva que nous ne pouvons exécuter lors du Shabbat, comme Tefillin, Shofar, Loevav ou Megilla. Si on a par malheur oublié d'enlever le Tefillin de l'étui du Tefillin, alors il est autorisé de l'enlever rapidement lors du Shabbat.


e. ‘Moektse’. Des objets qui sont une base pour quelque chose d'interdits, comme un table avec des chandeliers. À cause que cela sera considéré comme une base de travaux interdit. Il est interdit d'enlever les chandeliers ainsi que la table, même s'il n'y a pas de bougies qui brûlent dans le chandelier. Sauf au cas où tu fais savoir que tu auras besoin de cette place, par exemple en plaçant une petite Challa sur le plateau de service des chandeliers. Ainsi tu peux via le Challa, qui n'est pas 'Moektse', enlever le petit plateau de service de chandelier avec les bougies ou même remplacer la table si nécessaire.


2.’Shevout’, 'Marit Ajin' en 'Oevdin D'chol' : ce sont tous des interdits rabbiniques instaurer avec la prévoyance que si elles étaient permises, le caractère du Shabbat serait perdu.

 

Shevout’ : il s'agit de l'interdiction de demander à un non-Juif d'effectuer des travaux interdits le Shabbat pour ton compte. Tu ne peux pas demander à un non-Juif d'allumer la lumière dans le cas d'un court-circuit de l'électricité. Néanmoins tu peux insinuer de façon non-directe à un non-Juif qu'il fait noir en espérant qu'il ou elle comprenne ce qu'il pourrait faire. Tu ne peux pas juste avant Shabbat laisser ta voiture au garage. Cela implique que le garagiste travaillera sur ta voiture le Shabbat. Il est autorisé de laisser ta voiture au garagiste le vendredi matin, alors c'est de la responsabilité du garagiste de voir quand il travaillera. Il aura du temps pour travailler le vendredi et cela sera son choix.

 

La dernière catégorie des 39 catégories de travaux du Shabbat est 'Makke B'Patiesj', notamment le dernier coup de marteau ou touche finale d'un objet. L'interdiction de 'Shevoet' est aussi l'interdiction d'immerger des objets dans la 'Mikwe' durant le Shabbat, parce que cela est considéré comme la touche finale d'un objet ('Makee B'Patiesj') et qu'ainsi il pourrait être utilisé après.

'Shevoet est aussi l'interdiction d'enlever durant le Shabbat 'Toroema' et 'Ma'aseer' parce qu'ici il s'agit de la touche finale que rendent comestible les fruits ou légumes. Cela est un autre exemple de 'Shevoet' le Shabbat.

 

Il est autorisé de demander une personne non Juive d'effectuer un travail interdit pour servir une personne malade, même pour une personne qui n'est pas en danger de mort. Par exemple quand le malade ne peut dormir à cause de la lumière, il est autorisé de demander d'éteindre la lumière. Dans le cas d'un changement climatique brutal du chaud vers le froid ou vice-versa, il est autorisé de demander un non-Juif d'éteindre le chauffage si nécessaire, vu que dans le Talmud il est dit que 'toutes personnes est potentiellement candidat pour devenir malade dans un cas de changement climatique soudain'. Dans le cas d'un décès durant Shabbat il est autorisé de demander un non-Juif d'allumer l'airco ou le ventilateur en honneur du défunt ('Kevod Hamet') et pour éviter que la désintégration du corps ne provoque d'odeur désagréable.



'Marit Ajin' :

Il n'est pas autorisé de faire des choses le Shabbat qui pourrait faire croire à d'autres personnes que tu transgresses le Shabbat. Si tes habits se sont mouillés durant le Shabbat, alors il n'est pas admis de les pendre dehors afin d'éviter que d'autres personnes puissent croire que tu laves tes habits durant le Shabbat. Il n'est pas admis d'aller dans un magasin, même si tu n'achète / consomme rien, des personnes pourraient penser que tu l'as fait quand même. En semaine comme lors du Shabbat il est interdit d'aller dans une boucherie 'Treife' pour y demander des infos, des personnes pourraient penser que tu ne manges pas de la viande Kasher. Un Israélien qui est le jour de Jom Tov à Anvers, ne peut pas transgresser un interdit pour nous le deuxième jour de Jom Tov. Il ne peut pas transgresser Jom Tov en public, même dans un endroit où il n'y a pas de Juif. 'Marit Ajin'. Il est interdit de marcher dans certaines rues immorales (quartier de prostitution) parce que des personnes pourraient avoir des soupçons d'immoralité.


'Oevdin D'Chol' Il faut éviter certaines activités qui pourraient amener à perdre l'ambiance et le caractère du Shabbat. Nous ne pouvons se faire bronzer sur la terrasse ou dans le jardin. Nous ne pouvons faire du jogging ou une course à pied, cela provoque de la transpiration et par conséquent, nous véhiculons une odeur désagréable, cela ne correspond pas à l'ambiance du Shabbat. Nous ne pouvons mesurer durant le Shabbat, même à des fins privés, cela n'est pas compatible avec l'ambiance du Shabbat. Nous ne pouvons pas lire de livre profane, même pas de livre d'études et surtout pas de journaux non kasher, ici il s'agit de 'Oevdin D'Chol'. Les garçons ne peuvent jouer au foot, même si le risque de transgresser la loi Shabbatique est nul, par exemple sur un terrain avec un sol dur. Cela est en lien avec 'Oevdin D'Chol'.


  1. 'Eroevien'


Introduction de 'Eroevin': selon le Talmud il y avait Shlome HaMelech (roi Salomon) qui introduisit le concept de 'Eroevien' afin de faciliter la vie durant le Shabbat pour la société Juive et religieuse. 'Eroevien' est une des sept Mitsvot rabbinique. Le concept de 'Eroevien' est expliqué dans la Mishna, le Talmud et la Halacha/'Shoelchan Aroech.


Il faut l'étudier et l'appliquer dans chaque endroit avec un nombre substantiel de 'Shomree Shabbat' (des Juifs qui observent les Mitsvot et les interdits du Shabbat), pour que cela puisse nous rendre la vie plus facile lors du Shabbat et que nous puissions éviter aussi de transgresser le Shabbat.


La majorité des opposants qui sont contre l'application d'un 'Eroev' aux alentours d'un quartier juif sont d'avis que si nous instaurons un 'Eroev', des personnes transgresseront le Shabbat au moment de la sortie des frontières de 'Eroev' ou lors de la visite d'un lieu qui n'est pas 'Eroev' et qu'ils oublient qu'ils ne sont pas dans un lieu 'Eroev' et qu'ils se mettent à porter à cause de l'habitude de porter durant le Shabbat.



Anvers possède probablement le meilleur 'Eroev' d'Europe.


C'est Dayan HaRav Shalom HaKohen Sternberg, Satzal qui à édifier cette Eroev en 1902, ce qui implique qu'il s'agit maintenant de la plus ancienne 'Eroev' qui existe de par le monde. Il reçut l'approbation, le soutien et les bénédictions de toutes les autorités (pre-Shoah) Halachique de l'Europe de l'Est ainsi que du Sochatov Rebbe (1838-1910 ap. J.C.) , connu sous le nom de 'Avnei Nezer'.


Dayan HaRav Shalom Sternberg, Satzal publiait tous les sujets et projets dans son ouvrage 'Birkat Shalom' et Rav Pinchas Kornfeld, Shlita, Secrétaire générale de la communauté Machsike Hadas, à faire une description détailler dans son ouvrage 'Rechovot Ha'Ir.


Le Rabbin Pinchas Kornfeld, Shlita, ensemble avec le Docteur Gershon Kornfeld de la communauté Juive Orthodoxe Machsike Hadas. Le Rabbin Pinchas Kornfeld, Shlita à écrit un travail très important sur 'Eroev' à Anvers avec comme titre 'Rechovot Ha'iR'.



Le Rabbin Pinchas Kornfeld est le Président et 'l'éminence grise' de la communauté Machsike Hadas. Le docteur Gershon Guttfreund, Shlita est membre du conseil d'administration de l'exécutive, l'organe exécutif de la communauté. Il est un prohéminent médecin 'SjomerTorah OeMitzvot' religieux qui fait beaucoup de 'Chessed' (charité) dans notre ville et qui est très expert sur le plan des questions de la médecine Halachique.


De Schelde - Escaut le fleuve d'Anvers


Le principe de 'Eroev' est que nous construisons aux alentours d'un territoire juif un mur Halachique qui existe de poteaux, câbles, cordes ou d'une séparation naturelle. La rivière l'Escaut et les ponts de chemin de fer forment une partie construite de 'Eroev'. Un 'Eroev' est considérée comme une totalité à partir des quartiers Juifs jusqu'à l'Escaut, plus précisément les territoires qui incluent les codes postaux de 2000 et 2018. La réinstauration de 'Eroev' exige une profonde compréhension de la Halacha, et plus précisément l'aspect de la très compliquer Halachot pour l'établissement d' un 'Eroev'. Le sujet appartient au domaine de Beet Dien. La construction de un 'Eroev' demande une permission des autorités de la ville et probablement aussi de propriétaire privé de certains biens immobiliers par lesquels le 'Eroev' passe au dessus.


C'est une entreprise coûteuse en demande un contrôle hebdomadaire pour voir si le 'Eroev' reste encore Kasher ou s'il y a des dégâts provoqués par des personnes ou des forces de la nature, comme de la neige ou des tempêtes.


Dans les frontières d'un 'Eroev' dans une ville il est admis de porter des objets d'un domaine privé jusqu'à un domaine public et vice-versa, sauf s'il s'agit d'objets 'Moektse'. Un domaine public est, d'une perspective strictement vue au travers de la Torah, un territoire, rue ou un domaine avec une circulation journalière de 600.000 personnes qui la traversent à pieds ou en voitures, comme Oxfort street à Londres, les Champs-Élysée à Paris ou Fift Avenue à New York.


Sur un tel territoire, il n'est pas possible de construire un 'Eroev'. De pareilles rues sont connues comme 'Resjoet Harabim D'Orayta'. Rabbin Moshe Feinstein (1895-1980) à écrit dans un ouvrage célèbre 'Igrot Moshe' qu'il n'est pas possible de construire un 'Eroev' à Manhattan parce qu'il existe une 'Resjoet Harabim D'Orayta' sur la Fifth Avenue de Manhattan.



Le grand Rabbin Rav Aryeh Ralbag, Shlita ensemble avec Dayan Eliezer Wolff, Shlita (milieu) et Dayan Raphael Evers, Shlita (droite) regarde la carte pour un 'Eroev' aux alentour du quartier Juif de Amsterdam. Il est intéressant de remarquer au point de vue historique que c'est le Rabbin Aryeh Ralbag, Shlita, Grand Rabbin d'Amsterdam, qui a fort plaidé pour un 'Eroev' à Amsterdam.


Il a dû affronter une grande résistance du Grand Rabbin des Pays-Bas, Rabbin Meir Just (1908-2010), qui était la plus grande autorité Halachique des Pays-Bas après la 'Shoah'. Le Grand Rabbin Aryey Ralbag, Shlita à quitter Amsterdam suite à ce désaccord et qui à fondé une communauté autonome à Brooklyn, New York, 'Young Israël of Avenue K'. Il gère une lucrative entreprise Kasjroet familiale connue sous le nom de Triangle K. Il a été élu en 2008, après le licenciement du Grand Rabbin Louis qui à travailler comme Grand Rabbin d'Amsterdam.


La communauté d'Amsterdam a une longue histoire avec les licenciements de Rabbin, commençant par le Rabbin Tzvi Ashkenazi (1656-1718) connu sous le nom de Chacham Tzvi, qui à été brutalement renvoyer de son poste de Grand Rabbin d'Amsterdam. Son image est disponible sur la page rabbinique du NIK sur internet. Quel changement d'idées dans la communauté d'Amsterdam.


Il est remarquable de mentionner que le Rabbin Aryeh Ralbag, Shlita est au service de sa communauté à Brooklyn pour sept semaines en une autre semaine dans sa deuxième communauté à Amsterdam. Je ne connais pas d'autres lieux où cela se passe comme cela. On montre souvent dans les milieux rabbiniques l'exemple de la position du Rabbin d'Amsterdam comme une 'Halleloeja' dû aux nombreux licenciements des Rabbins à Amsterdam.


Carmélite: il s'agit d'un domaine ni privé ni public, comme par exemple une plage, un centre commercial, un escalier ou une réserve naturelle. Selon les Rabbin, il ne nous est pas autorisé de porter vers l'intérieur ou l'extérieur d'un 'Carmélite'. Il ne faut pas confondre avec le train de Haifa qui relie le Carmél avec le Grand Carmél et qui est connu sous le nom de Carmélite.


2.'Makom Tur': ceci est un tout petit espace une personne peut à peine se tenir debout et être assis. Il s'agit d'un espace de 10-20 centimètres de diamètre. Ce domaine n'aura pas de conséquence pour la transgression du Shabbat dû au fait de la taille qui ne peut pas être considérée comme un domaine.


3.'Eroev Resjoejot': si nous parlons de 'Eroev' sans autres spécifications alors il s'agit dans la plupart des situations de 'Eroev Resjoejot', ce qui est un 'Eroev' constituer de domaines (Resjoejot). Le mot 'Eroev' est utilisé dans la plupart des cas dans un contexte d'une ville, un village ou un territoire substantiel habité par des personnes Juives. 'Evere Chassepot' dans la Oostenstraat-Synagoge de 'Machsike Hadas' à Anvers.



4.'Eroev Chatserot': un Eroev de jardin ou d'une galerie d'escaliers dans un bâtiment d'appartements. Dans un ville sans 'Eroev' Il est possible pour un groupe de personnes Juive de construire un 'Eroev Chatserot'.


Exemple: des personnes Juives et religieuses qui habitent le même bâtiment ou 5 familles religieuses qui habitent les un à côté des autres dans des maisons relier les un aux autres. Ils doivent tous être 'Shomer Torah oeMitsvot'.

Ils peuvent par exemple construire un 'Eroev Chatserot' dans la cage d'escalier du bâtiment ou sur les limites des jardins des maisons pour ainsi porter d'un jardin vers l'autre ou dans la cage d'escalier. L'idée de 'Eroev' est basée sur le fait que tous les participants sont des partenaires dans le partage des coûts d'un paquet de 'Matsot' qui chaque 'Erev Pesach' est renouvelé. Ce paquet de Matsot est conservé dans un endroit qui est accessible pour tout le monde. Un 'Eroev Chatserot' n'est pas nécessaire s'il y a un 'Eroev' dans la ville.


La raison pour laquelle nous pouvons voir dans la Synagogue de la Oostenstraat à Anvers une boîte hermétiquement fermée faisant office de 'Eroev Chatzerot', est qu'il est possible d'être conscient qu'au cas où le 'Eroev' principal ne serait pas en ordre, ils doivent construire un 'Eroev Chatserot' si les circonstances le permettent.



Dans le dessin, vous pouvez voir comment aux alentours d'un quartier de jardins, juif on instaure un 'Eroev Chatserot'. Il y a des poteaux avec des câbles aux alentours du quartier juif. Le quartier juif sera entouré de cette façon Halachique avec un mur imaginaire.


Sur l'arrière-plan vous voyez un panneau avec 'Eroev Techoemiem', ce qui veut dire qu'à partir de cet endroit il est encore possible de marcher 2000 coudées s'il y a une construction de 'Eroev Techoemim'. 'Eroev Techoeniem' : le Eroev de la frontière de la ville. Nous pouvons marcher à volonté pourvue que cela se passe dans la partie habitée de la ville. Dès que nous atteignons la fin de la ville, il est autorisé d'encore marcher 2000 coudées (environ 1500 mètres) dans chaque direction. Si nous instaurons un 'Eroev Techoemien' pour Shabbat alors est admis de marcher encore 2000 coudées dans toutes les directions après avoir déjà dépassé les premières 2000 coudées.



Cet 'Eroev' consiste en une assiette avec un œuf dur et un morceau de 'Matsa' ou 'Challa', qui à la fin des 2000 coudées seront préparées avant le début du Shabbat. Il faut dire une 'Beracha' et ainsi de suite, on peut avancer de 2000 coudées.



Cet 'Eroev' est considéré comme son domicile et il peut donc pour cela avancer de 2000 coudées. Cet 'Eroev' n'est presque plus utilisé de nos jours. Les villes étaient beaucoup plus petites dans le passé et à cause de l'utilisation de cet 'Eroev' il était possible pour des citadins Juifs de rendre visite à des personnes qui vivaient et qui habitaient dans des villages à la frontière de la ville et vice-versa.

Le 'Eroev Techoeniem' est utilisé de nos jours afin de rendre visite à des personnes qui sont hospitalisées juste en dehors de la ville.


5.'Eroev Tavshilien'


Le texte suivant est écrit par Matthijs (Mattityahu Akiva) Strijker, qui se prépare pour le guiyour.

Durant le 'Shabbat' il est strictement interdit de cuire, cuisiner, ou de prendre du feu d'une source brûlante pour la transmettre. Durant une journée de Jom Tov, il est autorisé par la Torah de cuire, cuisiner à partir d'une source brûlante existante pour la transmettre, et même pour abattre un animal ('Shechita') durant Jom Tov. Toutes ces activités, son nécessaire pour nous garder en vie. 'Ochel Nefesh' ('de la nourriture pour l'âme') est autorisé durant Jom Tov.





Une restriction nous interdit de faire un nouveau feu ou d'éteindre un feu d'une source de feu existante. Nous sommes autorisés d'utilisé une source de feu qui à été allumer avant Jom Tov et qui reste allumer durant cette journée. Nous pouvons lors de Jom Tov uniquement cuisiner la nourriture qui nous est nécessaire pour le prochain repas. Il est donc interdit de cuisiner d'avance lors du premier jour de Jom Tov pour le deuxième jour de Jom Tov. Nous pouvons cuisiner le matin pour le repas de midi mais nous ne pouvons pas cuisiner le matin pour le repas du soir.



Nous pouvons uniquement cuisiner pour des personnes juives lors de Jom Tov parce que la Torah dit explicitement 'Lachem' ('pour vous') et les Rabbins comprennent 'pour vous', comme 'Bnei Briet', comme Juif et non-Juif.



Comment cela se passe-t-il avec des personnes qui se préparent pour le procès de guiyour? Mon Rabbin, Rav Ahron Daum, Shlita me raconte que son Rabbin et professeur Rabbi Moshe Botschko (1919-2010) de Montreux en Suisse écrivit dans une 'Tsjoeva' (réponse): des personnes qui sont déjà profondément introduites dans le procès de guiyour ne sont pas considéré comme des 'Nochriem' (non-Juifs) à part entière. Mon Rabbin, Rav Ahron Daum, Shlita demanda à Dayan Rabbi David Jacob Schmall, shlita de la communauté 'Shomre Hadass'. Il lui raconta que Dayan Rav Krausz, Chef du Beet Dien de Manchester, écrivit une 'Tesjoeva' concernant ce sujet. Il se montra partisan d'une position indulgente et permissive par rapport à l'invitation de personnes qui sont dans le procès de guiyour. Il est donc permis de cuisiner pour eux.





Quelle est la situation quand le Shabbat suit un jour de Jom Tov?



Tu as par exemple un jeudi ou un vendredi une journée Jom Tov suivie par Shabbat. Cela se passe la plupart du temps en dehors de Eretz Israël mais il est possible que cela à lieu a l'intérieur de Eretz Israël quand Rosh Hashana tombe un jeudi ou un vendredi, comme cette année 5774, parce que Rosh Hashana se fête pendant deux jours de part le monde. Il y a une autre possibilité quand Jom Tov tombe un vendredi avant Shabbat.



Dans ce cas nous sommes toujours confrontés aux mêmes problèmes : sommes-nous autoriser de cuisiner pour Shabbat durant la journée de Jom Tov qui tombe la veille de Shabbat?



Du point de vue de la Torah, il nous est seulement autorisé de cuisiner de la nourriture durant et avant Jom Tov, mais pas pour Shabbat.



Tenant compte du fait qu'à l'époque il n'y avait pas de frigidaire et de congélateurs et que la nourriture devait être consommée directement et ne pouvait pas être conservée, cela impliquait que lors d'une succession de 2 jours de Jom Tov comme un jeudi et un vendredi, suivit par un Shabbat, des personnes seraient privées de nourriture durant Shabbat parce que sur Jom Tov il est interdit de cuisiner pour Shabbat.



Le concept de 'Eroev' existe en général pour faciliter la vie de Juif pratiquant qui gardent le Shabbat. On attribue le concept de 'Eroevien' au Roi Salomon qui dans sa sagesse introduisit cette idée.



Et 'Eroevien' est en effet un des sept Mitsvot rabbiniques. Les Rabbins ont introduit le concept de 'Eroev Tavshilien' afin de résoudre ce problème.



Lors d'Erev (journée qui précède) Jom Tov et les occasions où Shabbat suit sur Jom tov, donc ou sur un mercredi ou sur un jeudi, chaque famille fera un 'Eroev Tavshilin'. 'Eroev' sera faite sur Erev Jom Tov et pas sur Jom Tov. Cela pourra se faire par le 'Ba'al Habajit' (le seigneur de la maison) ou la Ba'alat Habajit' (matriarche de la maison).





Le 'Eroev' consiste d'une Challa complète 'Matsa' et un œuf dur, ce qui est le symbole de l'autorisation de cuisiner à partir d'une source brûlante pour Shabbat lors de Jom Tov. Nous plaçons les aliments sur une assiette dans un endroit bien sécurisé en nous disons la 'Beracha al Eroev Tavshilin' suivit par une déclaration en araméen pour ceux qui comprennent cette langue ou au cas échéant dans la langue maternelle. Du fait qu'il s'agit d'une déclaration, cela doit être compris par celui qui la fait.



La déclaration comprend la thèse suivante :



'' Avec cette 'Eroev' il nous est admis de cuisiner, cuire, (garder au chaud), transférer de la lumière d'une source brûlante qui a été allumer avant Jom Tov et cela est pour nous et pour tous les Israélites qui habite dans cette ville.



Explication : le talmud nous donne la déclaration suivante pour 'Eroev Tavshilin'.



A. En faisant un 'Eroev Tavhilien', nous avons pour but de préparer toute la nourriture pour Jom Tov aussi pour Shabbat. Toutes les nourritures préparées lors de Jom Tov sont mélangées ('Eroev') avec les repas de Shabbat



B. En faisant 'Eroev Tavshilien', nous annonçons qu'il est uniquement autorisé de cuisiner lors de Jom Tov, et pas lors du Shabbat. Il nous est autorisé de cuisiner lors d'un Jom Tov qui tombe un vendredi avant le Shabbat, mais il nous est formellement interdit de cuisiner à l'avance le jeudi avant le deuxième jour de Jom Tov et certainement pas le Shabbat.



C. Une autre explication peut être aussi qu'en faisant 'Eroev Tavshilien' lors de 'Erev Jom Tov' nous avons déjà commencé de cuisiner durant 'Erev Jom Tov' et que nous l'accomplissons sur Jom Tov. Il est interdit de manger le 'Eroev' avant d'avoir terminé les cuissons pour Shabbat. Au cas où la Challa ou Matsa se perd ou est manger par accident avant le Shabbat, il sera encore autorisé de cuisiner pour Shabbat, mais si le plat, l’œuf dur, à été mangé, a ce moment, nous ne pouvons continuer avec la préparation de la nourriture avant le Shabbat.



Il est de coutume de manger lors du Shabbat la Challa ou la Matsa de Eroev comme 'Lechem Mishne' pour que nous fassions 2 Mitsvot avec la Challa: 'Eroev Tavshilien et 'Lechem Mishne'. Si quelqu'un oublie de faire 'Eroev Tavshilien' ou qu'il n'était pas conscient des obligations de faire 'Eroev Tavshilien' ('Shogeg') alors il peut faire confiance sur le 'Eroev' du Rabbin ou des habitants de la ville, parce que dans la déclaration de 'Eroev' nous déclarons explicitement que cela vaut pour nous et tous les Juifs qui habitent dans la ville. De cette façon 'Eroev' devient aussi 'Arevoet', solidarité avec nos frères et sœurs Juifs. Si nous avons délibérément ('Mezied') oublier de faire 'Eroev Tavshilin' alors à ce moment précis, il n'est pas admis de cuisiner de la nourriture pour Shabbat lors de Jom Tov.

  


Une image décorative d'une 'Berache' de 'Eroev Tavshilin' et la déclaration qui suit le rangement de 'Eroev' et la lecture de 'Beracha'.





Ceci est une synthèse de Halachot de Eroev Tavshilin dans Shimirat Shabbat KeHilchata.



Épilogue

Nous avons fait une tentative de réunir dans ce petit essai tous les aspects importants du Shabbat, aussi bien la vision religieuse Juive concernant le Shabbat et la plupart des aspects Halachique. Il y a vraiment des centaines de livres disponibles en hébreu et en d'autres langues qui parlent sur le Shabbat.

C'était un défi très difficile de traiter de ce sujet vaste dans une espace restreint. La motivation d'avoir écrit cet essai vient du désir de donner à deux groupes la possibilité d'approfondir le thème du Shabbat, plus précisément, (1) des candidats guiyour et (2) des personnes qui s'occupent fortement de l'idée de devenir Juif.

Il n'est pas possible de traiter tout le sujet du Shabbat parce qu'en principe il s'agit d'une mission à vie d'apprendre les innombrables détails de la diversité du commandement central du Judaïsme.

Nous pouvons nous poser la question pourquoi le commandement du Shabbat à le plus haut rang , dans le Talmud comme dans le 'Shoelchan Aroech', et qu'il est un des rares Mitsvot que nos enseignants exigent de garder et d'apprendre aux potentiels candidats guiyour.

Selon Rabbi Yehuda Ha'Levi (1075-1141), auteur de 'Koezari' (un des fondateurs du Judaïsme philosophique), la raison principale du commande du Shabbat est que celui que garde le Shabbat montre qu'il croit en Hashem, s'accroche à la création de Hashem et ne suit pas de fausses idées.

Le Rabbin Yehuda Ha'Levi soutient aussi l'idée qu'en gardant le Shabbat notre âme guérit et se purifie du joug, de l'excitation et de l'agitation encouru lors des six jours de travail hebdomadaire.

Rabbin Avraham Ibn Ezra (1089-1164) est un des plus originaux et célèbre exégète (Tenach) du moyen âge. Il soutient l'idée que le Shabbat nous est donné pour nous occuper encore plus de l'étude de la Torah afin de ne pas consacrer du temps et de l'attention aux choses du monde. Il était de coutume au temps des prophètes d'aller lors du Shabbat au temple et d'étudier la Torah avec les savants et les prophètes.

Nachmanides (1194-1270) est un des plus célèbres exégètes kabbalistes de la Torah. Il écrit sur l'interdit du Shabbat dans son commentaire de la Torah, que le Shabbat est la source de toutes les bénédictions et que la sainteté du Shabbat se reflète sur les six autres jours de travail de la semaine.

Les sages nous on apprit que le commandement du Shabbat a le même poids que tous les autres commandements ensemble.



En gardant le Shabbat nous témoignons que nous croyons dans la création de HaShem et que si nous désacralisons le Shabbat, nous nions le fait qu'il y a un créateur de ce monde.

Nous comptons tous les jours qui nous rapprochent vers le Shabbat. Par exemple aujourd'hui, c'est le premier jour jusqu'au Shabbat, ainsi de suite. Les non-Juifs nomment les jours selon les planètes, la lune, le soleil et d'autres phénomènes de la nature ou des idoles.

Rabbi Don Yitzchak Abrabane (1437-1508) est un des plus remarquables exégète (de toute la Tenach) de la fin du moyen-âge et écrit sur la Torah Pasoek : Prenez toujours garde à Mon Shabbatot. (Wajikra/Lévitique 26:2)

La Torah parle de deux sortes de Shabbat, plus précisément le Shabbat de ce monde matériel qui a comme fonction de se souvenir de la création et du renouveau de ce monde, et le Shabbat spirituel qui à la fonction de se souvenir de la vie éternelle de l'âme dans l'au-delà.

Le Shabbat reflète ici donc la foi profonde de la conservation de l'âme et son repos dans le monde futur des âmes. Dans la cabale, nous retrouvons la présentation que la bénédiction du Shabbat consiste dans le fait que malgré que l'homme ne travaille pas lors du Shabbat il n'en subira pas de perte matérielle.

'L'éternel envoi ses bénédictions à ceux qui respectent sa volonté', ceci écrits le Rabbin Moshe Cordevero (1522-1570) dans son travail cabalistique le plus connu 'Pardes Rimonim'. Le Rabbin Samson Raphaël Hirsch (1808-1888), Rabbin de la communauté Néo-Orthodoxe de Frankfurt am Main, où j'ai aussi travaillé quelques années comme Grand Rabbin, écrit dans son célèbre commentaire du Pentateuque: 'de tous les bons cadeaux que notre Torah offre à ceux qui gardent la Torah, il n y pas de meilleurs cadeaux que la Mitsva de Shabbat.

'La reine Shabbat' apporte dans la maison de la personne Juive un nouveau monde ; il n'y a plus de souvenirs des 6 jours de la semaine; plus aucune tristesse et d'abattement.

Le Shabbat nous donne comme par magie une atmosphère qui est complètement bonne et qui se caractérise comme un jour de paix et d'harmonie. Même les murs reflètent qu'il s'agit d'un jour de Shabbat, une journée de sainteté et de repos.

La personne Juive enlève le joug, il dépoussière la saleté des journées de travail. Les rides sur son front disparaissent lors du Shabbat et son âme retourne à son repos. Ceci est le saint Shabbat du peuple d'Israël et ainsi se reflète la journée de Shabbat sur la personne Juive.



Le Shabbat est la journée la plus spirituelle de la semaine. Elle nous donne une dimension spirituelle. Durant la semaine entière l'homme s'occupe de pourvoir à son entretien vital, comme nous dit la Torah : ''c'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain''.

Comment est-ce que la personne Juive peut-elle vivre de telles manières afin que la lumière de la foi puisse être répandue dans le monde et comment peut-il sauvegarder sa destination divine et devenir lumière pour les peuples?

Pour cette raison Hashem nous à donné le jour du Shabbat, non seulement un jour de repos physique, mais surtout un jour de sainteté pour notre peuple. C'est un jour qui nous occupe intensément pour nos saints intérêts.

Ainsi, nous étudions la Torah et les lectures hebdomadaires, nous chantons les saintes chansons de Shabbat et nous écoutons les exposés de la Torah. Bref, c'est une journée qui est totalement spirituelle. À cause de cela la journée commence par un 'Kiddoesh. La déclaration que le Shabbat est une journée spéciale et sainte. Nous terminons avec Havdala pour distinguer le Shabbat des jours de travail.

Pour clôturer nos sages relie la lumière des 'Bougies de Shabbat' avec la lumière Messianique qui brillera sur Sion et Jérusalem.

Ainsi écrit le 'Yalkut Shimoni': '' Si vous gardez les lumières du Shabbat, alors je vous montrerai les lumières de Sion.

Comme nous disons quotidiennement dans nos prières : '' tu laisseras briller une nouvelle lumière sur Sion et puissions-nous tous rapidement arriver dans la position privilégiée d'avoir part dans Sa lumière''. Amen.



Colophon



Auteur :

Prof. Rabin Ahron Daum, B.A., M.S., Grand-Rabin Emerité de Francfort sur le Main



Roch Chodech Kislev 5775/23 Novemebre 2014



Première edition et photos

Matitjahu Akiva Strijker (Yeshivat Dvar Yerushalayim, Jerusalem)



Traduction Française

Luc Wouters (Bruxelles)



Reviseurs

Angelo Malachi Prins (Anvers)

Sara Silva (Portugal)



Photoshop et Plaçements du texte traduit

Angelo Malachi Prins (Anvers)



Web Design

Itzchak Berger (Anvers)





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